Jump to content
News Radio

Échec du nivellement par le bas

Recommended Posts

Guest

Il ne suffit pas de créer le topic, il faut commenter ;-P

Share this post


Link to post
F6EGV

Bonjour,

Avant de devenir OM, j'ai appris la "TSF" à 14 ans par les cours d'Eurelec puis d'autres écoles par correspondance.

Donc élève de 1957 à 1968 (F1ACT) sans compter l'écoute et la construction de RX et TX à lampes avec l'aide

de nos anciens (F8..) et de parents dépanneurs radio.

Mais ... la grosse différence c'est que cette radio était bien moins compliquée que les circuits modernes.

Il était plus facile de suivre les étages d'un TX où d'un récepteur.

Etre radioamateur c'était surtout le plaisir de construire sa station et de voir ses possibilités sur l'air en phonie où

en graphie.

Comme disait Mr Sigrand la construction et la mise en oeuvre d'un petit émetteur télégraphique n'a rien de sorcier.

Même si la technologie est plus complexe, un examen avec une partie pratique (construire un petit TX) semble

une idée de bon sens.

Il faut aussi rester au départ sur les "bases" d'électricité et de radioélectricité pour éviter que le futur OM ne branche

son FT7B directement sur du 220 ( authentique).

De nos jours il est plus difficile d'attirer par la technique que par la simple possibilité de communications "téléphoniques" amusantes

non liées à la radio.

Aprés l'abandon du morse,il ne faudrait pas évoluer ainsi dans une escalade de la médiocrité.

73 Paul

Share this post


Link to post
F4AJQ

Bonjour

Je ne suis pas très alaise de donner mon avis sur un forum, car ce qui est écrit peut être souvent mal compris…

L’intonation de la voie donne le sens de nos discutions.

Je ne pense pas qu’il faut attaquer le sujet en expliquant ou en proposant de nivelé par le bas.

La question qu’il faut se poser maintenant et en toute urgence.

Comment sauver notre passion de sa belle mort ???

A cette question j’ai déjà proposé quelques solutions !!!! Mais…………..

Il faut bien ce rendre a l’évidence que notre “ système“ ne fonctionne plus depuis bien longtemps….

Alors essayons, changeons, peux importe le médicament du moment que nous soyons soignés.

J’arrête la mon post et je préférerais discuter de cela autour d’une table en ayant comme idée le respect de nos aïeux mais surtout les destinées de nos successeurs.

N’oublions jamais que le radio amateurisme n’est pas un hobby mais UNE OBSESSION

73

Frank F4AJQ

Share this post


Link to post
Guest

Bonsoir,

j'aime bien l'avis de cet etat unien :

95% de la planète peut être capable de comprendre une structure if-then-else mais cela n’est pas la même chose que d’être un programmeur

pour les 3/4 le problème c'est de manger.

olivier

"examen"," c'était mieux avant!", "f zéro",voila un sujet pour le troll-club

Edited by Guest

Share this post


Link to post
Guest

Bonjour,

Bonsoir,

j'aime bien l'avis de cet etat unien :

95% de la planète peut être capable de comprendre une structure if-then-else mais cela n’est pas la même chose que d’être un programmeur

pour les 3/4 le problème c'est de manger.

olivier

C'est une image et un effet de langage. J'utilise parfois ce type d'expression et d'exagération pour souligner une image et je ne suis pas "état unien", tout en ajoutant que la connerie humaine n'est pas l'apanage des habitants de ce pays. De plus, c'est ma traduction et quelqu'un d'autre aurait pu traduire ce passage autrement tout en en conservant le sens.

Si vous voulez continuer à commenter, faites-le dans le sujet qui est :

Nous pouvons par contre créer une environnement qui valorise l’apprentissage et encourage les personnes à poser les bonnes questions afin qu’ils évoluent mieux dans leur rôle de radioamateur.

Je sais que c’est une idée partielle mais je pense que nous devons aller dans cette direction. Et pas seulement ça, mais c’est à nous, les anciens, de donner le ton et montrer la voie.

Qu’en pensez-vous ? »

Merci et 73,

Philippe

Edited by Guest

Share this post


Link to post
Guest

Désolé,

je pensais que c'était la traduction stricto censu du bla bla de ce brave homme, ce qui n'était pas précisé.. l' italique suggerant même le contraire.

un peu ambigu

quand au reste...désolé si j'ai cassé un peu votre buzzotron

Edited by Guest

Share this post


Link to post
Guest

Bonjour à tous,

Il est me semble-t-il important de réactualiser les choses. Ce qui était la technique de pointe dans les années '70 (c'est probablement l'époque où j'ai été contaminé par le virus …) ne l'est plus 40 ans plus tard. Il est donc important de revoir le bagage que nous devons avoir (ou que nous devrions avoir) pour assurer le futur, le futur du radio amateurisme. Si certains chapitres de la table des matières tombent, d'autres doivent peut être y être ajouté. Laissons tomber les tubes et les résistances agglomérées, ajoutons un chapitre sur les récepteurs SDR … par exemple. Je sens que je ne vais pas me faire que des amis …

Un des guides du minimum à connaître pour pouvoir "manœuvrer" une station de radioamateur (comme le dit l' UIT) est le programme HAREC. C'est un programme qui a le mérite d'exister. D'accord, il commence à se faire un peu vieillot, mais il existe comme référence de nos Administrations.

Une remarque en passant, si la réciprocité est bien utile, bien agréable, et si je suis "pour", il y a quand même un point plus délicat qui est de savoir si la difficulté des questions posées est la même dans tous les pays. Pour avoir survolé les questions de l'Allemagne, d'Angleterre et de France et connaissant les questions en Belgique, je peux assurément dire qu'il y a des différences entre les degrés de difficulté des examens, donc entre les connaissance minimales. Il aurait peut être fallu ajouter une T/R 61-03 avec un pool de questions.

Si depuis les années '70 la technologie a évolué, les comportements aussi ont évolué, on veut tout et tout de suite, et avec le moindre effort. Il faut peut être trouvé un juste compromis entre cette nouvelle tendance et ce qui était, par exemple, le dicton du Pensionnat de Chavagnes anno 1960 ("Discipline stricte et travail acharné, triomphent de toutes les difficultés").

Réfléchissons aussi au fait que même si nous avons réussi l'examen à un moment donné et que nous avons une licence et un indicatif nous ne sommes pas tous égaux. Certains ont des compétences que d'autres n'ont pas. Certains sont de bons théoriciens, d'autres de bon manuel, mais nous aimons tous la radio. L'élément important est que nous aimions tous "apprendre". Cà c'est aussi important.

Donc réfléchissons à un accès plus facile, avec des conditions, un suivit et une formation continuée, qui à terme, devraient quand même former des radioamateurs qui s'intéressent à la technique de la radio et qui en connaissent un bout.

La Grande Bretagne qui avait introduit la "Fundation Licence" est en train d'étudier comment mieux encadrer les radioamateurs à franchir finalement le cap de la licence complète. C'est une expression très pudique, mais on aura compris. Le passage de tous vers la licence HAREC est aussi une question qui me tracasse donc aussi.

Donc évoluons d'une part en facilitant l'accès mais aussi et surtout en tirant tous nos condisciples vers le haut …

73 de Pierre ON7PC

Share this post


Link to post
F6ITU

J’adore la définition de F4AJQ « N’oublions jamais que le radio amateurisme n’est pas un hobby mais UNE OBSESSION » :- ))

Et la solution est là : il suffit de suivre une thérapie de groupe réunissant plusieurs obsédés, afin que leurs perversions puissent percoler d’une personne à l’autre. Par osmose en quelques sortes. Je m’approche d’un geek qui je jure que par les microcontroleurs ou la physique des nanoparticules, lequel me contamine, et je le contamine de retour en lui injectant mes microbes électronico-radiants.

Et en général ça marche, on ne va pas rebattre nos oneilles avec des propos déjà émis sur cette liste.

Sur la paupérisation du mouvement, je ne partage pas du tout l’avis de F6EGV. Nos connaissances évoluent et se modernisent, elles ne sont pas plus complexes, elles sont différentes. Pour répondre à ON7PC, les chapitres se mettent à jour…il suffit de potasser le Ham Radio Handbook 2013 pour s’en rendre compte.

Mais est-il utile d’ajouter un chapitre SDR à nos examens ? j’en doute. Ce qui importe, à ce stade, ce sont les connaissances de base, afin que l’obtention d’un indicatif ne soit pas une opération s’apparentant à une perpétuelle remise en cause. En fait, c’est une fois l’examen passé que le véritable apprentissage commence. Libérés des obligations de bachotage, nous pouvons « enfin » nous passionner pour le sujet qui nous intéresse. Qui pour les antennes, qui pour les SDR, qui pour les satellites etc etc. Mais je partage totalement l’avis de Pierre lorsqu’il déclare que la « formation continue » doit être endogène. La formation et la transmission des passions… avant de convaincre des recrues, sachons convaincre nos confrères et entretenir notre flamme.

Depuis que je me suis « remis » à la radio, j’ai découvert de nouveaux modes de transmissions codées, je me suis passionné pour l’instrumentation et la mesure (qui donc pouvait se fabriquer un analyseur vectoriel à l’époque des lampes ? qui donc possédait d’ailleurs ne serait-ce qu’un oscilloscope, mis à part une élite ?), j’ai découvert les SDR, et si je ne suis toujours pas capable de buriner le silicium de ces processeurs de traitement de signal, cela m’a permis de me coltiner un peu de code microcontroleur et de balbutier un peu avec du fpga.

Ce que je redoute en revanche, c’est une paupérisation « proportionnelle ». Certes, il y a toujours eu des grands techniciens qui ont « tiré » les autres OM de la communauté vers le sacerdoce de la bidouille. Mais j’ai l’impression qu’en France, mis à part dans les communautés relativement fermées des hyper et de la TVA, ces chefs de file se sont fait plus rares. Dans le domaine décamétrique, on en trouve plus du côté de la Grande Bretagne, des USA ou du Japon. Par conséquence, il y a de moins en moins d’OM Français attirés par le fer à souder, sous prétexte de barrière de langue. Le niveau évolue, mais la proportion de mordus diminue ou s’étiole.

Enfin, je dis ça… j’ai la chance d’être entouré de malades totalement atteints par ce virus, irrécupérables, incurables. Il suffit qu’un seul d’entre eux parle de sa passion pour qu’aussitôt on ait envie d’en faire autant. Ce bouillon particulier (tant dans le dept 74 que sur Nanterre), j’imagine qu’il est plus faible, voire inexistant dans certains départements. Nous avons donc un devoir de contamination à destination des OM isolés. Les outils modernes (et principalement Internet) peuvent nous y aider. Un OM qui bidouille égoïstement dans son coin, sans penser à la reproductibilité, à la documentation et à la diffusion de l’information relative à ses bidouilles fait plus de mal au mouvement qu’un OM qui joue au carnet de chèque. Car il crée un clivage qui conforme l’OM carnet de chèque dans son behaviorisme décérébré et il entretient un clivage élitiste qui divise profondément le mouvement.

Le boulot m’appelle

Marc

Edited by F6ITU

Share this post


Link to post
Guest

J’adore la définition de F4AJQ « N’oublions jamais que le radio amateurisme n’est pas un hobby mais UNE OBSESSION » :- ))

Et la solution est là : il suffit de suivre une thérapie de groupe réunissant plusieurs obsédés, afin que leurs perversions puissent percoler d’une personne à l’autre. Par osmose en quelques sortes. Je m’approche d’un geek qui je jure que par les microcontroleurs ou la physique des nanoparticules, lequel me contamine, et je le contamine de retour en lui injectant mes microbes électronico-radiants.

Et en général ça marche, on ne va pas rebattre nos oneilles avec des propos déjà émis sur cette liste.

Sur la paupérisation du mouvement, je ne partage pas du tout l’avis de F6EGV. Nos connaissances évoluent et se modernisent, elles ne sont pas plus complexes, elles sont différentes. Pour répondre à ON7PC, les chapitres se mettent à jour…il suffit de potasser le Ham Radio Handbook 2013 pour s’en rendre compte.

Mais est-il utile d’ajouter un chapitre SDR à nos examens ? j’en doute. Ce qui importe, à ce stade, ce sont les connaissances de base, afin que l’obtention d’un indicatif ne soit pas une opération s’apparentant à une perpétuelle remise en cause. En fait, c’est une fois l’examen passé que le véritable apprentissage commence. Libérés des obligations de bachotage, nous pouvons « enfin » nous passionner pour le sujet qui nous intéresse. Qui pour les antennes, qui pour les SDR, qui pour les satellites etc etc. Mais je partage totalement l’avis de Pierre lorsqu’il déclare que la « formation continue » doit être endogène. La formation et la transmission des passions… avant de convaincre des recrues, sachons convaincre nos confrères et entretenir notre flamme.

Depuis que je me suis « remis » à la radio, j’ai découvert de nouveaux modes de transmissions codées, je me suis passionné pour l’instrumentation et la mesure (qui donc pouvait se fabriquer un analyseur vectoriel à l’époque des lampes ? qui donc possédait d’ailleurs ne serait-ce qu’un oscilloscope, mis à part une élite ?), j’ai découvert les SDR, et si je ne suis toujours pas capable de buriner le silicium de ces processeurs de traitement de signal, cela m’a permis de me coltiner un peu de code microcontroleur et de balbutier un peu avec du fpga.

Ce que je redoute en revanche, c’est une paupérisation « proportionnelle ». Certes, il y a toujours eu des grands techniciens qui ont « tiré » les autres OM de la communauté vers le sacerdoce de la bidouille. Mais j’ai l’impression qu’en France, mis à part dans les communautés relativement fermées des hyper et de la TVA, ces chefs de file se sont fait plus rares. Dans le domaine décamétrique, on en trouve plus du côté de la Grande Bretagne, des USA ou du Japon. Par conséquence, il y a de moins en moins d’OM Français attirés par le fer à souder, sous prétexte de barrière de langue. Le niveau évolue, mais la proportion de mordus diminue ou s’étiole.

Enfin, je dis ça… j’ai la chance d’être entouré de malades totalement atteints par ce virus, irrécupérables, incurables. Il suffit qu’un seul d’entre eux parle de sa passion pour qu’aussitôt on ait envie d’en faire autant. Ce bouillon particulier (tant dans le dept 74 que sur Nanterre), j’imagine qu’il est plus faible, voire inexistant dans certains départements. Nous avons donc un devoir de contamination à destination des OM isolés. Les outils modernes (et principalement Internet) peuvent nous y aider. Un OM qui bidouille égoïstement dans son coin, sans penser à la reproductibilité, à la documentation et à la diffusion de l’information relative à ses bidouilles fait plus de mal au mouvement qu’un OM qui joue au carnet de chèque. Car il crée un clivage qui conforme l’OM carnet de chèque dans son behaviorisme décérébré et il entretient un clivage élitiste qui divise profondément le mouvement.

Le boulot m’appelle

Marc

La Rec. T/R 61-02 est pour moi la référence de ce que le radioamateur doit connaître lorsqu'il se présente à l'examen. Le Handbook de l' ARRL est une autre chose, certes intéressante, mais distincte de l'examen.

J'ai cité le SDR, parce que beaucoup en parlent, parce que le SDR s'installe et parce que vouloir ou pas dans une décennie ou deux, on ne trouvera peut être plus que cela. Je proposais la connaissance des principes de base de ce SDR. Evidement on ne demandera pas de buriner dans le silicium ou dans le software.

Tout comme on a vu les principes de bases du superhétérodyne, du double changement de fréquences etc … il serait intéressant de voir les principes des SDR et je mets cela au pluriel, car il existe bien des types différents (voir le site intéressant de F4DAN). Par contre, il y a actuellement dans le programme HAREC, les FIR et les IIR et çà à mon avis n'est pas nécessaire. Je sais (à peu près) ce que c'est, mais je n'ai trouvé personne qui ait pu m'expliquer le fonctionnement des FIR et des IIR de façon simple et pourquoi il est important de les connaître.

Le ou les SDR n'est peut être pas le seul sujet qui pourrait ou qui devrait apparaître dans le programme HAREC.

73 de Pierre ON7PC

Share this post


Link to post
Guest

La première partie de la réponse traitait essentiellement de l'examen, donc d'avant la licence.

Si on peut faire la synthèse, jusqu'ici, d'accord …

  • ce n'est qu'à partir du moment où on a la licence qu'on peut vraiment commencer à expérimenter.
  • beaucoup de nos Old Timers éprouveraient des difficultés en voyant les questions actuelles des examens, et je respecte les Old Timers évidemment,
  • on ne demandera pas d'avoir une maîtrise de la programmation (programmation générale ou DSP ou SDR ou autre) pour avoir sa licence mais simplement de connaître les principes généraux du DSP ou du SDR par exemple,
  • il faut dépasser le stade du simple fait d'obtenir la licence et de parler devant un micro d'un portable pour raconter des banalités,
  • on aura toujours des radioamateurs de niveaux différents, certains un peu DX, d'autres un peu plus parlote, d'autres un peu bricoleur ou un peu technicien ou un peu perfectionnistes, mais très peu sont ou seront des polytechniciens, des "x" ou des savants !
  • on aura des radioamateurs avec des centres d'intérêt différents et cela ira de la bricole au DX en passant par une multitude d'autres aspects.

Philippe (ancien membre) , autant que Dan KB6NU, ont aussi recentré la discussion sur comment créer une environnement qui valorise l’apprentissage et encourage les personnes à poser les bonnes questions afin qu’ils évoluent mieux dans leur rôle de radioamateur, et effectivement, c’est à nous, les anciens, de donner le ton et montrer la voie.

On va essayer de répondre exactement à cette question, comment créer cet environnement favorable

Il faut probablement traiter séparément l'apprentissage personnel (individuel) de l'apprentissage en groupe. Il est peut être plus facile aussi de parler du partage des connaissances au sein d'un groupe, les membres d'un radio club par exemple.

Je pense que la recette fait appel à 3 éléments principaux : un acteur, un public et un coach.

L'acteur c'est le radioamateur qui va essayer de montrer ce qu'il a réalisé, c'est celui qui va essayer de faire comprendre ce que lui-même il a compris. Il suffit par exemple de voir dans l'année écoulée ce que vous avez fait en radio, il suffit d'écouter les radioamateurs, lorsqu'ils boivent leur bière ou leur verre de vin à la réunion et d'écouter ce qu'ils ont fait. Si on fait cet exercice, on va découvrir une multitude de sujets. Ce dont on parle ici devant son verre, intéresse peut être plus de monde, que la seule personne en face de vous. Et ce dont on parle peut devenir l'objet d'une présentation un peu plus structurée, un peu plus documentée.

Le coach est cette personne qui a la délicate mission de détecter le sujet dont on parle et le de mettre à l'ordre du jour d'une présentation en public. Le coach c'est celui qui va fixer la date de la présentation. Le coach a aussi pour mission de créer au sein du radio club le climat dans lequel celui qui était un héros derrière son verre, va troquer son verre pour un micro et va devenir la personne que l'on va écouter pendant une demi-heure ou même beaucoup plus. Le coach c'est celui qui va aider le radioamateur qui n'a pas l'habitude de présenter un sujet devant un public de se lancer pour la première fois. Le coach, c'est le président du radio-club ou un de ses bras droits. Je l'appelle coach car c'est son rôle. La mission du coach s'écarte donc des préoccupations purement radio, elle s'écarte de la mission de gestion du club, elle s'écarte de la mission de "gérance" du club, c'est plutôt une mission de chasseur de tête (ici aussi j'emploie les grands mots). On pourrait trouver un autre nom que coach. On pourrait appeler cela un organisateur peut-être ? Mais l'image me revient de cet homme qui est à côté du boxeur, qui leur essuie le visage et qui l'encourage au combat.

Le public, on l'aura compris, ce sont les membres du radio-club, ce sont les radioamateurs en général.

Heureusement, l'acteur, c'est-à-dire celui qui va intéresser ses collègues au sujet, dispose d'outils qui n'existaient pas par le passé, je songe ici à la présentation power-point, à Internet, à la vidéo. Et puis Internet est également là pour rendre ces présentations "temporairement" permanentes.

Evidement, il y a ceux qui pensent qu'ils ne sont pas capables d'être le présentateur, il y a ceux qui sont timides, il y a ceux qui ne l'ont jamais fait, et c'est là que le coach doit jouer son rôle.

Les sujets des causeries peuvent être des grands classiques, cela peut aussi être de sujet plus modernes.

Dans les grands classiques j'ai repéré par exemple que Lucien Lévy n'avait jamais parlé d'antenne multi bande dans son brevet mais plutôt d'une seule fréquence de travail … Ma question est : qui a eu cette idée de multi bande. Lucien Lévy n'a jamais comparé les pertes du coax avec l'échelle à grenouille, le coax n'existait pas à cette époque, par contre il a expliqué qu'il a utilisé une ligne parallèle pour annuler la partie de l'onde à polarisation verticale, ce qui est tout différent. Ce qui est intéressant aussi, c'est de refaire les expériences de Charles Guilbert F3LG dans une salle de réunion. Donc voilà un sujet des plus classiques, que l'on peut revoir sur un autre angle, laissant de côté les dimensions exactes et les détails de la réalisation mécanique et surtout l'obsession "c'est la meilleure antenne". Il ne faut pas oublier que le brevet de la zepp a été déposé des années avant celui de Lucien Lévy. Et je n'ai pas dit que cette antenne était mauvaise … Simplement, réfléchissons. Restons en là pour la Lévy … inutile de me répondre sur ce sujet. Le reste pourra faire l'objet d'un prochain exposé.

Si on cherche un peu, on trouvera plein de questions que l'on mettra dans les grands classiques. Pourquoi la tension aux bornes du condensateur d'une boucle magnétique est si élevée ? Et alors pourquoi le facteur de surtension … ? Est-ce qu'on a bien compris les phénomènes du courant de tresse dans un coax. L'explication peut facilement être répétée, mais êtes vous sûr qu'il y a un courant à l'extérieur de la gaine ? Comment pourrait-on le mettre en évidence ? Je suis un peu comme Saint Thomas … Et des sujets ainsi, il y en a beaucoup.

Dans les sujets modernes, il y a les SDR, les modes numériques nouveaux le D-STAR, le DMR, … pas seulement vus sur le plan pratique, c'est-à-dire comment l'utiliser, mais surtout intéressons nous à la technique. Oublions un instant l'aspect commercial, l'aspect monopole, l'aspect non "open-source" et intéressons nous à l'aspect modulation, au protocole. Quels sont les points forts du protocole, quelles sont ses failles. Est-il vrai que D-STAR porte plus loin que la FM, faisons un test grandeur nature, expérimentons … ne nous fions pas au paroles des promoteurs ni à celles des détracteurs …

Je reviens un instant au SDR, pour par exemple faire une expérience où j'entends le même signal, provenant de la même antenne, sur un bon récepteur moderne, mais de technologie classique et sur un SDR. Je voudrais bien faire entendre la différence à mes collègues radioamateurs.

Il y a les microcontrôleurs, comment est-ce que je peux utiliser un Arduino pour faire une balise, une balise WSPR, un relais, comment est-ce que je peux utiliser un Arduino pour remplacer la boite de commande de mon vieux rotor d'antenne …. Avant, il y avait les tubes, puis sont venus les transistors, puis les circuits intégrés, puis les processeurs, maintenant on a fait un petit pas en arrière avec les microcontrôleurs et les Raspberry, les Beagle Bone etc … qu'est ce qu'on peut faire avec ces produits dans le shack. J'aimerai bien que mon camarade qui a déjà "joué" avec cela vienne en parler au radio-club de façon à me simplifier le démarrage avec ces nouveaux "jouets". On n'a plus besoin de savoir comment on va polariser la grille de la triode, mais on a besoin de savoir programmer un peu. D'accord, on ne sera peut être pas un génie de la programmation mais on aura appris quelque chose.

Si on s'intéresse au Raspberry par exemple, on apprendra que ce "machin" a été développé car de plus en plus d'étudiants utilisent un PC, une tablette, un smartphone, … mais de moins en moins sont capables de programmer. Et on se retrouve un peu dans le même questionnement que celui qui préoccupe les radioamateurs, aller vers une ouverture d'esprit, vers le haut, vers la réflexion, vers l'inventivité, vers la créativité … plutôt que vers le bas. Et je pense que nous radioamateurs pouvons "aussi" utiliser ce machin dans notre shack. Comment est-ce que je pourrais utiliser un Raspberry pour détecter le CTCSS ou le 1750 Hz et en faire une logique de relais … plutôt que d'acheter une logique prête à l'emploi ? Je vais probablement la routine que mon collègue a faite, mais en la recopiant je vais avoir une autre idée, et çà c'est important !

Donc, il n'y a pas que la Lévy de 1916 qui m'intéresse, je peux aussi m'intéresser à des machins beaucoup plus modernes …

Il y a les sujets en marge du radio amateurisme : les ondes Terra hertz, comment les produire, comment les détecter, à quoi cela peut-il bien servir ? Et puis les nouveaux consommateurs de courant bien que alimenté par une tension (presque) sinusoïdale à 50 Hz absorbent des courants pulsés (non sinusoïdaux) , quel est l'impact au niveau de la distribution, pourquoi ne faut-il pas confondre terre et neutre ? Il y a donc aussi une multitude de sujets en marge de la radio, qui peuvent être abordés au sein d'un radio club, ils font partie d'une sorte de culture générale de la technologie.

Il suffit donc de gratouiller un peu pour trouver de nombreux sujets, mais bon c'est au "coach" à les mettre en musique. Ce n'est pas une tâche facile. Et puis nous aussi, on peut se présenter au coach en lui disant qu'on aimerait bien faire une présentation.

Evidement tout ce qui sera présenté dans un radio club ne sera pas bon, tout ce qui sera présenté n'intéressera pas tout le monde. Mais c'est aussi une ouverture d'esprit que le public doit acquérir c'est d'aller à un exposé qui ne l'intéresse pas au prime abord, peut être qu'il apprendra quand même quelque chose. Les "causeries" publiques ainsi ne sont peut être pas dans les traditions des radio club, et si tel est le cas on peut essayer d'en organiser quelques unes (3, 4, …) par an, laissant la place aussi pour la discussion libre et d'autres activités aussi.

Alors voilà, je viens d'essayer d'être le coach d'un instant pour vous faire penser à des sujets.

Je suis aussi conscient que le dire c'est bien et c'est facile, mais le faire c'est autre chose.

Je suis (du verbe suivre …) au moins 3 radios clubs pour traquer les exposés intéressants, et je n'hésites pas à faire des déplacement jusqu'à 150 km aller et 150 km retour pour assister à un exposé que j'estime intéressant. J'irais bien à Paris, mais c'est quand même un peu plus loin … Je suis allé à la Convention HF du RSGB, je suis allé à certaines présentations à Friedrichshafen. La langue est évidement parfois un problème. L'anglais çà va, l'allemand c'est autre chose.

Allons-y, agitons nos neurones, faisons bouillonner nos cerveaux, … ne nous racrapotons pas sur nous même, évoluons, continuons à évoluer …

73 de Pierre ON7PC

Share this post


Link to post
F6ITU

Bonsoir Pierre

Je suis totalement de votre avis, et votre analyse est assez séduisante. Le rôle de coach est souvent assuré par les VC outre atlantique. Il est vrai qu’une –ou plusieurs-personne pouvant de temps en temps fournir une photographie générale, un état de l’art sur une technique ou technologie me semble nécessaire. Mais franchement, l’engouement dans les RC français est souvent assez faible.

Lorsque je disais que les SDR n’étaient à mon sens pas nécessairement à intégrer dans une licence Harec, c’est précisément parce que ce ne sont que des démodulateurs universels… et polymorphe. La seule chose qui caractérise un SDR, ce n’est pas sa structure physique (il en existe tant, et le site de F4HDA ne fait qu’effleurer le sujet sous l’angle amateur) mais bel et bien son approche mathématique et logicielle. Et l’on retombe dans le risque de devoir exiger des radioamateurs des notions d’algorithmique qui, imho, sont très éloignées de la radio.

« Je sais que ça existe », et là doivent s’arrêter mes connaissance « examen » (ce qui ne m’interdira jamais, à titre personnel, d’approfondir le sujet sur un des aspects des sdr). Les SDR relèvent à mon avis du hacking « drogue dure », dont les ramifications couvrent un champ incroyablement vaste (je pense aux problèmes de sécurité, aux implications dans le domaine des réseaux cognitifs et de l’apprentissage prédictif des types de modulation, aux questions que cela soulève en administration réseau et en organisation d'infrastructure… j’en passe). Plus je bricole dans le domaine des SDR, moins je comprend, moins je suis capable d'appréhender le paysage général. Je sucerais les pissenlits par la racine depuis belle lurette lorsque le radioamateur moyen sera capable de maîtriser tout ça, une fois que ce "machin" sera un peu élagué.

Mais je vous rejoins totalement pour l’idée du « coaching ». Convaincre nos propres troupes de renouer avec le terreau technique sous l’impulsion d’un « agitateur attitré » qui pousse pierre, paul ou jacques à transmettre une parcelle de savoir et de passion, c’est une nécessité qui doit animer toute communauté à visée technique et scientifique. Le mouvement hacker, les clubs d’astronomie, les asso de chimistes ou de passionnés de mécanique fonctionnent de cette manière et croissent grâce à ce modèle, par le « faire savoir » d’un « savoir faire ».

73’

Marc

Share this post


Link to post
F1AGR

Pierre et Marc vos deux derniers posts sont intéressants et se complètent bien.

Un point de rencontre pourrait se trouver avec la phrase de Pierre :

Je reviens un instant au SDR, pour par exemple faire une expérience où j'entends le même signal, provenant de la même antenne, sur un bon récepteur moderne, mais de technologie classique et sur un SDR. Je voudrais bien faire entendre la différence à mes collègues radioamateurs.

Ce type de démo, c'est du "pratique", et les radioamateurs vont ainsi comprendre pourquoi l'avenir des transceivers est définitivement axée vers la Radio-SDR.

Pour expliquer ce qu'est un transceiver SDR, il va falloir être pédagogue et travailler avec des schémas qui ne comportent que des "blocks diagrams", puis lentement entrer dans ces blocks jusqu'à ce que les participants "décrochent"...Mais je pense qu'on ne couperas pas d'enseigner aux OM les bases de la technologie SDR.

Il existe des présentations sur le NET qui répondent a ce besoin, et abordables pour les OM

Sans cela le contenu de l'examen radioamateur sera bien vide (et surtout dépassé) et bien mal adapté aux technologies nouvelles utilisées par les radioamateurs.

Sur le net il existe des présentations de la techno SDR, certaines sont simples et accessibles par les OM ayant passé l'examen de licence actuel. Bien sur d'autres plus difficiles.

Mais avec l'aide de la commission formation du REF on doit pouvoir sortir quelque chose sur le sujet.

Pour information, j'ai suggéré aux organisateurs du Congres REF, du 17-18 mai à Chartres, de prévoir de présenter la démo de Pierre mentionnée plus haut dans ce message.

73, Gilles, F1AGR,

Secrétaire CA du REF

Share this post


Link to post
F6AWN

Bonsoir,

Félicitations pour la tournure de cette discussion. Tant la forme que le fond sont à saluer et cela complète d'autres discussions sur ce sujet récurrent, ce sujet de société, celle des radioamateurs.

A la lecture du message de Pierre, ON7PC, je vais me permettre de corriger un point de détail, qui plus est un peu borderline puisqu'il s'agit d'antenne, mais afin que l'erreur ne prospère pas :

L'antenne Lévy, connue en France et en Belgique, ne doit pas être confondue avec l'antenne décrite par Lucien Lévy dans un brevet car ce ne sont pas les mêmes antennes et elles ne sont pas destinées aux mêmes utilisateurs. Pour l'instant, il n'existe, pour notre antenne à nous, les radioamateurs, aucune trace probante de paternité en faveur d'un Lévy qui se prénommerait Lucien. Nous sommes plusieurs à chercher, nous en discutons de temps en temps sur ce forum et en privé, et en ce qui me concerne tout me porte à croire que la paternité du système que nous connaissons sous le nom d'antenne Lévy (sans que Lucien n'y ait jamais figuré...) revient très probablement à Collins, cette fois avec une belle description publiée dans les années 30 et aussitôt reprise dans les Handbook US de l'époque, puis en France... sans qu'on l'appelle Collins.

Vous me pardonnerez, je l'espère, cette petite digression. Je continue, à l'occasion, à fouiller ici et là, pour peut-être tomber un jour sur la preuve de paternité de cette sacrée antenne, sacrée... chez les Français ! ;)

PS :

Les personnes ayant envie de prolonger la présente discussion sont aimablement priées de le faire dans l'un ou l'autre des fils déjà dédiés à ce sujet, mais pas ici. Un grand merci !

Bien cordialement,

Francis, F6AWN


Les sujets des causeries peuvent être des grands classiques, cela peut aussi être de sujet plus modernes.

Dans les grands classiques j'ai repéré par exemple que Lucien Lévy n'avait jamais parlé d'antenne multi bande dans son brevet mais plutôt d'une seule fréquence de travail … Ma question est : qui a eu cette idée de multi bande. Lucien Lévy n'a jamais comparé les pertes du coax avec l'échelle à grenouille, le coax n'existait pas à cette époque, par contre il a expliqué qu'il a utilisé une ligne parallèle pour annuler la partie de l'onde à polarisation verticale, ce qui est tout différent. Ce qui est intéressant aussi, c'est de refaire les expériences de Charles Guilbert F3LG dans une salle de réunion. Donc voilà un sujet des plus classiques, que l'on peut revoir sur un autre angle, laissant de côté les dimensions exactes et les détails de la réalisation mécanique et surtout l'obsession "c'est la meilleure antenne". Il ne faut pas oublier que le brevet de la zepp a été déposé des années avant celui de Lucien Lévy. Et je n'ai pas dit que cette antenne était mauvaise … Simplement, réfléchissons. Restons en là pour la Lévy … inutile de me répondre sur ce sujet. Le reste pourra faire l'objet d'un prochain exposé.

[...]

Donc, il n'y a pas que la Lévy de 1916 qui m'intéresse, je peux aussi m'intéresser à des machins beaucoup plus modernes …

73 de Pierre ON7PC

Edited by F6AWN

Share this post


Link to post
Guest

Bonjour,

"N’oublions jamais que le radio amateurisme n’est pas un hobby mais UNE OBSESSION"

Je comprends mieux pourquoi je ne serai jamais un radioamateur. Pour moi, ce n'est ni le premier et encore moins le second. Ceci sans jugement de valeur. Mais, il est plus facile de comprendre l'investissement de certains dans notre activité en lisant cette phrase, et d'ailleurs bravo à eux.

Bien, je vous laisse continuer, désolé du dérangement.

73

Share this post


Link to post
Guest

Bonjour David,

Bonjour,

"N’oublions jamais que le radio amateurisme n’est pas un hobby mais UNE OBSESSION"

Je comprends mieux pourquoi je ne serai jamais un radioamateur. Pour moi, ce n'est ni le premier et encore moins le second. Ceci sans jugement de valeur. Mais, il est plus facile de comprendre l'investissement de certains dans notre activité en lisant cette phrase, et d'ailleurs bravo à eux.

Bien, je vous laisse continuer, désolé du dérangement.

73

Il faut aller au delà de l'image premier degré de l'obsession. Marc, F6ITU en donne une bonne définition toute aussi imagée et très second degré. Ce qui est intéressant c'est l'échange de point de vue à partir d'une base commune : nous sommes d'accord sur le fond. Comment met-on en musique la forme ?

73,

Philippe

Share this post


Link to post
F6EGV

Bonjour à tous,

Si la biodiversité est une richesse, la "radio-diversité" est aussi une chance car les

OMs sont beaucoup plus nombreux que dans les années 50. Dans cette grande diversité il y a beaucoup

de camarades extraordinaires et bien d'autres qui veulent apprendre.

Le seul problème c'est qu'à l'époque de la communication, il n'est pas toujours facile de communiquer.

La solution c'est peut-être aussi les Radio-clubs.

73 Paul

Share this post


Link to post
F2MM

Bonjour à tous,

Si la biodiversité est une richesse, la "radio-diversité" est aussi une chance car les

OMs sont beaucoup plus nombreux que dans les années 50. Dans cette grande diversité il y a beaucoup

de camarades extraordinaires et bien d'autres qui veulent apprendre.

Le seul problème c'est qu'à l'époque de la communication, il n'est pas toujours facile de communiquer.

La solution c'est peut-être aussi les Radio-clubs.

73 Paul

Share this post


Link to post
F2MM

Bonjour à tous et félicitations pour la teneur de cette discussion particulièrement pour F6ITU et ON7CS qui savent poser les vraies questions. J'ai eu l'occasion de me pencher sur le problème du niveau de "modernisation" de la licence et je dois avouer être passé à coté de bien des points que vous évoquez. Ca doit être mon niveau d'obsession qui est un peu trop resté coincé vers celui du passage de ma licence. C'est un peu comme le code de la route, je suis sur de rater l'épreuve si j'avais à la repasser.

Je vous en prie, continuez vous avez tiré le bon fil...

73'

Jacques / F2MM

Share this post


Link to post
F6ITU

Ce type de démo, c'est du "pratique", et les radioamateurs vont ainsi comprendre pourquoi l'avenir des transceivers est définitivement axée vers la Radio-SDR.

Pour expliquer ce qu'est un transceiver SDR, il va falloir être pédagogue et travailler avec des schémas qui ne comportent que des "blocks diagrams", puis lentement entrer dans ces blocks jusqu'à ce que les participants "décrochent"...Mais je pense qu'on ne couperas pas d'enseigner aux OM les bases de la technologie SDR.

De manière très lapidaire (j'ai un DDS sur le feu qui me joue des tours, il faut que je le mette au pas), je signalerais très immodestement une de ces causeries de vulgarisation à destination d'un public "hacker" que j'avais commis en 2011 (pas jeune) à l'occasion des RSSIL de Maubeuge

Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres (présentation d'un usage des SDR lors d'Insomni'hack l'an passé

http://bruno.kerouanton.net/blog/go.php?http://bruno.kerouanton.net/papers/insomnihack-mar13-bk-sdr.pdf

ou causerie sur l'analyse vectorielle durant la "nuit du hack" 2013.

je tenterais (je dis bien "tenterais", car cela représente un sacré déplacement de matériel) de monter un atelier "tranceiver classique vs SDR, comparaisons et performances" lors de la prochaine "Nuit du Hack". Devrait être montrés un Softrock 6.3 avec sa "mobo", un Picastar et un très classique TS50... encore faut-il que j'achève quelques bidouilles, que je monopolise quelques ordinateurs et que j'arrive avec antennes, alims et tout le bintz. Ce genre de présentation est d'une lourdeur incroyable pour un OM seul (surtout lorsqu'il est provincial)

La question est de savoir si l'opération peut également être réalisée à l'occasion de "Pas Sage en Seine". Mais je ne suis pas le seul radioamateur de France à pouvoir faire ce genre d'animation.

Attention, visiteurs possédant un bon bagage technique... ils ne sont pas intéressés par "t'as vu, je contacte un russe" (ils peuvent faire la même chose avec skype) ou "j'ai causé avec 200 stations dans le monde en moins de 2 heures" (franchement, quel intérêt culturel ou scientifique?) (et je ne parle pas des diplômes)

En revanche, parler propagation des ondes, réalisations électroniques, usage des CMS dans les montages modernes, différences de performances entre outils grand public et réalisations de bon niveau technique, ça, ça attire du monde.

L'idéal serait de monter également un réseau hamnet de démo sur 2300 MHz... mais j'ai peu d'espoir. La taille de l'infra française est proche de l'inverse de l'infini

Marc

Share this post


Link to post
Guest

Le sujet initial était, faut-il le rappeler, le nivellement par le bas conduit à un échec. On part d'une constatation, d'une statistique. On peut alors analyser les causes de cet échec. Et la sous question qui est alors apparue est, que faut-il mettre en place, pour au contraire, rendre l'échange d'informations plus fertile, et au contraire, peut-être, tendre à relever le niveau des radioamateurs.

Une solution, parmi d'autres, serait de favoriser l'échange d'informations par des "causeries" dans les radio-clubs, ce qui devrait entraîner la réflexion, le débat et la recherche. Cela existe encore à certains endroits, cela a complètement disparu à d'autres. Là où cela a disparu, essayons de le ré-instaurer.

Pour rendre l'échange plus fertile, on pourrait aussi penser à la publication, et ici Internet nous facilite le travail, mais à nous d'y mettre le fond et la forme nécessaires.

Le hacking, le logiciel libre, … n'entrent pas dans la définition du service amateur, ni dans sa lignée. Pour le service amateur je retiens 4 mots importants : la radiocommunication, l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études techniques.

73 de Pierre ON7PC

Share this post


Link to post
F6ITU

Bonjour

Pierre, je pense que vous vous méprenez sur le sens du mot hacking, et je ne pense pas avoir parlé de logiciel libre (encore que dans l’esprit radioamateur…)

La réponse que je tente d’apporter est précisément celle relative à la question : il faut absolument fuir le nivellement par le bas, il faut moissonner là où les gens cherchent à apprendre, là où les ressources en volonté de découverte et d’innovation sont les plus fortes.

De cette manière, nous glanons plus de nouveaux talents et d’impétrants radioamateurs que par tous les autres biais genre animations scolaires ou conjointe à une réunion sportive.

…. Et vous seriez étonné du nombre de radioamateurs que l’on y rencontre. De ceux qui cherchent en permanence à diversifier leurs centres d’intérêts. Et qui ne cherchent pas nécessairement à recueillir des informations dans le seul cénacle radioamateur. Nous devons être urbi et orbi, au sens réel de l’expression.

Le hacking n’entre pas dans la définition du radioamateurisme, il en est l’essence même. Il n’en est pas sa lignée, il est consubstantiel. Et en donnant la définition du radioamateurisme, vous donnez la définition du hacking. A un détail près, l’aspect restrictif du mot radiocommunication. C’est, à mon avis, une erreur de vue. Le radioamateurisme, c’est aussi beaucoup de mécanique, pas mal de physique, un peu de chimie, de plus en plus de logique et d’informatique, des tonnes d’activités manuelles (je soude donc je suis…). Combien de radioamateurs, arguant du fait que « ces trucs, c’est pas de la radio », ont nié le packet radio, IP (dont beaucoup de protocoles ont été développés par des radioamateurs) ou l’intégration des techniques numériques. C’est ce qui conduit plus de 70 % des OM à ne voir dans notre mouvement que la liaison radio : 1 chaise, une table, un carnet de chèque, un diplôme DXCC.

C’est cette limitation, qui, à mon avis, est à l’origine de l’échec et du déclin progressif du mouvement en France.

Les publications "radio" sur Internet sont innombrables. S'il suffisait de quelques pasges web pour faire renaître le mouvement, nous en serions à près d'un millions de radioamateurs en France. Idem à propos des forums techniques (yahoo groups et autres ) qui s'y trouvent, et dont le niveau est généralement très élevé. Je pense que ce n'est donc pas là une question de richesse de ressources, mais un problème purement humain, celui qui consiste à prendre les OM (et OM potentiels) par la main et les amener à ces forums, tout en les accompagnant sur une période assez longue et de manière soutenue. Votre idée de "coaching" est formidable et répond tout à fait à ça.

Bref, de manière lapidaire, il faut que les radioclubs sachent sortir de leurs murs. Je préfère parler de DDS, de SDR et de microcontroleurs appliqués à la radio devant des participants nombreux, qu'ils soient indicativés ou non, sans nécessairement qu'il aient à cotiser à une quelconque asso. M'adresser uniquement à des OM dans le cadre d'un club, cela relève de l'entraide ou de la communication d'informations entre voisins et amis (ou confrères/collègues) : c'est quelque chose de normal et qui doit être quotidien ou presque.

A noter que tous les projets que j'ai plus ou moins piloté (en instrumentation, réalisation de transceivers etc) n'ont véritablement aboutis que lorsqu'ils réunissaient des personnes radio et non radio, provenant pour certains de plusieurs clubs ou asso, et situé un peu de partout en France (voir même dans les DOM). Chaque fois que j'ai tenté de lancer un projet "local" dans le cadre de mon R.C., il s'est effondré comme un soufflet mal cuit.

73'

Marc

Share this post


Link to post
F4DBD

Voici un extrait du dernier CA du REF qui devrait aller dans le bon sens (tirer vers le haut) :

Propositions de Sylvain F4GKR :

Sylvain propose la création d’une « commission science et innovation » qui pourrait :

·promouvoir les radioamateurs au sein de la communauté scientifique en général ;

·contribuer à retrouver ce qui a fait l'essence initiale du radioamateurisme, à savoir la volonté d'expérimenter et d'innover (autant par nécessité que par goût) ;

·donner une meilleure image à l'extérieur de ce qu'est notre communauté, en mettant en avant le côté scientifique et technique ;

·enfin renforcer nos relations avec l'administration en nous présentant comme un vivier d'innovation, bien utile par les temps qui courent...

Quelques propositions d’actions concrètes :

·communiquer vers la communauté via une rubrique périodique Radio REF (faire connaître l’initiative, recenser les projets) ;

·animer un d’un site dédié, pour toucher aussi les non lecteurs / non adhérents du REF (+ création d’une liste de diffusion, à définir) ;

·diffuser l’information vers les écoles et universités techniques (foyer de futurs radioamateurs potentiels) ;

·être en liaison avec la Commission Formation ;

·impliquer les amateurs dans des expériences en relation avec leurs compétences (cf. expérience en cours avec Supélec) ;

·renforcer la présence des amateurs lors des Fêtes de la Science ;

Le CA se prononce favorablement à une telle initiative et nomme F4GKR à la tête de cette commission pour la gérer et recruter les collaborations nécessaires.

Il y a quelques personnes qui sont allergiques au terme "commission" alors appelons ça groupe de travail, section ou ce qu'on veut en tout cas l'idée, même si elle n'est pas nouvelle, est en train de se concrétiser...

Source : Site du REF

Share this post


Link to post
F1AGR

Merci Frédérick d'avoir repris les propositions de Sylvain F4GKR. Le CA du REF a en effet approuvé la création de la commission "science et innovation" Samedi il y a huit jours.

Le site Internet a malheureusement introduit quelques erreurs typographiques dans le texte original que je me permets donc de re-poster ci-dessous :

QUOTE :

Propositions de Sylvain F4GKR :

Sylvain propose la création d’une « commission science et innovation » qui pourrait :

  • Promouvoir les radioamateurs au sein de la communauté scientifique en général.

  • Contribuer à retrouver ce qui a fait l'essence initiale du radioamateurisme, à savoir la volonté d'expérimenter et d'innover (autant par nécessité que par goût).

  • Donner une meilleure image à l'extérieur de ce qu'est notre communauté, en mettant en avant le côté scientifique et technique.

  • Enfin renforcer nos relations avec l'administration en nous présentant comme un vivier d'innovation, bien utile par les temps qui courent...

    Quelques propositions d’actions concrètes:

  • Communiquer vers la communauté via une rubrique périodique Radio REF (faire connaître l’initiative, recenser les projets)

  • Animation d’un site dédié, pour toucher aussi les non lecteurs / non adhérents du REF (+ création d’une liste de diffusion, à définir)

  • Diffuser l’information vers les écoles et universités techniques (foyer de futurs radioamateurs potentiels),

  • Etre en liaison avec la Commission Formation,

  • Impliquer les amateurs dans des expériences en relation avec leurs compétences (cf. expérience en cours avec Supélec).

  • Renforcer la présence des amateurs lors des fêtes de la science.

73, Gilles, F1AGR

Share this post


Link to post
F6ITU

Bonjour

Comme s’il était nécessaire de s’interroger sur la convergence d’intérêts qui s’établit entre le mouvement « hacker » et la communauté radioamateur

Les derniers titres de l’émission Hak5 (que l’on peut difficilement, avec un titre pareil, confondre avec une publication de l’ARRL)

  • Hak5 1605 – Just a bit on Antenna Theory
  • Hak5 1604 – Carrier Waves, Amplitude and Frequency
  • Hak5 1603 – Spectrum, Frequencies, Wavelengths
  • Hak5 1602 – Decoding Digital Subcarriers with a $20 SDR
  • Hak5 1601 – Going Deeper Into GNURadio Companion
  • Hak5 1526 – Building Software Radios With A Little Bit Of Python
  • Hak5 1525 – Track Aircraft with a $20 Software Defined Radio

Allez voir sur http://hak5.org/

C’est plus “un sujet comme ça par hazard”, c’est systématique. Et ça vole parfois bien au-delà de ce que prétend connaitre l’OM moyen. Lorsque Daren Kitchen et Shanon Morse parlent des radioamateurs, c’est sur le mode « vous savez, les ancêtres qui ont marqué le début d’Internet sans-fil avec le packet radio… paix à leur grandeur passée ». Lorsqu’il s’agit de faire des choses sérieuses, on passe à Python et on code. C’est tout aussi efficace que le fer à souder, parfois même meilleur lorsque l’on voit les perfs d’un bon filtre numérique.

Ceci dit, on peut rester dogmatique. Mais il ne faudra pas s’étonner le jour ou l’administration nous dira « expérimentation radio ? mais bande de rigolos, regardez ce que n’importe quel geek peut techniquement réaliser : qui est le véritable expérimentateur, qui maitrise le mieux les techniques de radioémission et réception ? ». Et hop, le mouvement radioamateur sera définitivement reversés dans la catégorie « communications de loisir », entre deux cibistes et une asso d’utilisateurs de PMR. Et ce sera trop tard pour se ressaisir.

A ce rythme-là, ce sont les mouvements hacker qui risquent de venir nous donner des leçons. Le marché des SDR expérimentaux (bladeRF et consorts) ne s’adresse même plus aux radioamateurs, quantité négligeable car pas toujours capable de s’adapter aux réalisations très intégrées (CMS/BGA/QFN), et encore plus hermétique à appréhender les notions d’algorithmique qui font au moins 50 % des tranceivers contemporains. Sans parler du fait qu’il se réduit comme une peau de chagrin. L’un d’eux (je parle de ces nouveau SDR large bande monobloc) est de conception Française, conçu par l’auteur de SDR-Sharp. Les assos radioamateurs ont-elles été contactées par cette équipe pour obtenir leur avis ? que nenni. Cheptel client pas assez important, représentativité négligeable (aux yeux de ces industriels j’entends).

J’ai assisté la semaine dernière encore à une démo d’Adam Laurie. Remarquable en matière de décodage et vulgarisation des méthodes de modulation et reconnaissance de protocoles. Toute la salle en était scotchée. Et je ne parle pas des confs de Travis Goodspeed (qui, lui, est un radioamateur, mais qui destine son discours exclusivement aux spécialistes de l’Infosec), d’Oona Räisänen (YL radioamateur, qui évangélise également dans le domaine infosec) etc.

Combien de radioamateurs dans la salle (à part moi) ? zéro.

Ca m'inquiète

Marc

Share this post


Link to post
Guest
This topic is now closed to further replies.

×
×
  • Create New...