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Échec du nivellement par le bas

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F1AGR

Merci Marc pour les infos.

J'ai visualisé la video "Hak5 1603 – Spectrum, Frequencies, Wavelengths"

C'est en effet assez différent des videos de l'ARRL ! Pour moi c'est la vulgarisation des années 2010-2015, OK.

Mais ou cela nous mène-t-il ? Est-ce pour former une nouvelle génération de scientifiques et leur éviter de passer par les grandes universités américaines ? Je ne pense pas...

J'ai plus l'impression que c'est pour le "fun". Pour donner l'impression aux individus qu'ils sont capables de "hacker le système". Et d'ailleurs le début de la vidéo donne bien le ton avec le boycott de la conférence RSA...

Je ne pense pas que le radioamateurisme aux USA (qui est en plein essor actuellement) soit issu, ni même en liaison avec cette génération de hacker.

Sinon les sites de l'ARRL, ceux des des OM améicains avec leurs videos, etc... auraient une allure différente.

Maintenant pour être positif je reconnais que la vulgarisation est bien faite. Peut-être nos formateurs pourraient prendre quelques leçons sur les méthodes pédagogiques utilisées dans ces videos, sans forcément retenir tout l'excessif habituel de nos amis américains...

Enfin je vais surement aller mettre mon nez dans la video #1526 traitant du SDR et voir comment il aborde les problèmes de FFT...car là on sort de la vulgarisation...

Merci pour les tuyaux sur "hack5"

73, Gilles, F1AGR

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Guest

Bonjour, désolé de ramener le débat au sous-sol mais le radioamateurisme est avant tout un loisir! Ceux qui activent des chateaux, s'équipent pour le Dx, construisent leur station ,antenne et autres 'radiozamateurs' sont tous respectables tant qu'ils ne gènent pas autrui.

Qui peut revendiquer être le gardin du temple ?

La population actuelle est hétérogène de part ses connaissances de base, ses aspirations etc, ce qui n'était pas à une époque précedente ou le radioamateurisme était surtout une affaire de techniciens.

Dans un pays où l'on crée une loi tous les deux jours en moyenne, il est bon de laisser un espace de liberté .

Internet est suffisament riche pour que celui qui veut s'avancer techniquement puisse le faire. Un exemple, on parle de FFT , il y a Scilab qui va vous permettre de calculer, visualiser , bref un equivalent Matlab gratuit:

http://www.scilab.org/fr/

Quand aux usa, nous n'avons ni les mêmes règles ni la même culture.

Ps: comme exemple de modernité, je vous rappelle que Mr Fourier, celui de la FFT, est né en 1772 à Besançon.

olivier

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Guest

.../...

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Guest

Bonjour,

Désolé de décevoir la communauté mais si le radio-amateurisme est ce qu'il est aujourd'hui en France (population hétérogène) c'est par une légère méprise de recrutement d'une part et par un laisser-aller aussi bien administratif (plus les mêmes contraintes qu'auparavant en terme d'autorisation d'émettre et réduction des coûts), qu'associatif par une recrudescence d'activités de plus en plus éloignées de la définition originelle. Le seul gardien du temple est ici :

1.56 service d’amateur : Service de radiocommunication ayant pour objet l’instruction individuelle, l’intercommunication et les études techniques, effectué par des amateurs, c’est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s’intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire.

Il me semble que le terme "loisir" ne soit pas employé. Pourquoi est-ce important ?

Parce que nous utilisons des ressources qui sont limitées et partagées avec de très nombreux utilisateurs, de loin plus prioritaires que nous, et que notre statut peut-être révocable par notre administration.

D'autre part, en terme d'intérêt pour un état, une administration : le service amateur est un espace d'apprentissage individuel qui peut servir à former ou être utilisé en support d'une formation traditionnelle envers une population de jeunes, orientés vers une formation scientifique et technique. L'administration ne regardera pas de la même manière une activité de loisir artistique ou sportive comme elle pourrait s'intéresser au service amateur. D'ailleurs, il est bien indiqué dans le compte-rendu de réunion du REF avec la l'ARCEP, tout l'intérêt porté par cette administration sur le caractère scientifique des activités présentées. Je ne suis pas persuadé que s'il avait été présenté la dernière mouture couleur quadri du diplôme des baraques à frites de la métropole, cela aurait eu le même effet .

Que dans cette activité il y ait de la place pour le plaisir, c'est un fait établi puisqu'on parle d'amateur.

La grande méprise, que je peux aussi lire sur d'autres sites, me semble être le fait que l'on considère que de monter une station, c'est à dire une alimentation, un émetteur-récepteur, une ligne de transmission de préférence coaxiale et une antenne, puis de parler dans un microphone, est à la portée d'une simple carte bleue et sans aucune expérience. A partir de là, on considère que le radio-amateurisme est donc un loisir et que c'est facile à faire. Par conséquent, un simple examen -- voir même plus d'examen du tout -- et juste une petite taxe vu la facilité, seront nécessaires pour "causer dans le poste". Mais ceci porte un autre nom, ce n'est pas du radio-amateurisme et n'a rien en commun avec le service amateur.

Est-ce parce que depuis 30 ans "c'est comme ça" qu'il faille continuer dans cette voie là ? Si j'en crois les retours de nos administrations de tutelle, ceux que je peux avoir personnellement, et la logique des choses, il semble que non.

Il n'a échappé à personne que la population radioamateur vieillit et baisse naturellement faute d'un recrutement régulier et pérenne. Si l'on regarde l'histoire, depuis le début des années 80 l'examen d'entrée n'a fait que baisser de niveau (plus de construction, technique allégée, QCM, baisse de la vitesse de la lecture au son, puis disparition de sa présence à l’examen, ...) et les contraintes ont disparues au fur et à mesure (enquête administrative, déclaration station, ...). Des licences d'entrée très simples et limitées (FA, FB, F0) n'ont jamais réussi à augmenter le nombre de radioamateurs d'une manière significative. Et n'ont pas non plus réussi à endiguer la baisse naturelle (par vieillissement) de la population amateur. La F0 a existé pendant plus de 10 années sans résultats probants ! Et si l'on va jusqu'à regarder un peu plus loin, le taux de réussite à l'examen d'opérateur (source ANFR) était inversement proportionnel à sa difficulté !

Sous couvert d'une News, et ce que certains considèrent comme "du buzz, de la parlote, du troll, ...", nous sommes tout de même en 2014 devant des choix structurels à prendre qui se résument grosso modo à :

- ouvrir les vannes à fond en recrutant tout azimut, toute population, avec un billet d'entrée très faible, recruter des jeunes, des très jeunes, des retraités, ... pour une augmentation rapide du nombre d'amateurs ;

- revenir à un service amateur respectueux de sa définition en recrutant dans des sphères toutes aussi jeunes mais une population qui est déjà conquises par les sciences et techniques et surtout déjà actives et que l'on a pas à convaincre du bien fondé de la bidouille, de la recherche, de l'innovation, ... quitte à rester un nombre global d'amateurs faible versus la population mais plus homogène, plus captifs et très probablement pérenne sur le long terme.

Dans la première catégorie il sera très difficile, voir quasi impossible de trouver une population homogène puisque le recrutement sera très large, mal maitrisé et d'une pérennité aléatoire. Dans la deuxième nous gagnons en cohérence ce que nous perdrons en quantité.

Quel est l'intérêt d'avoir une population homogène et cohérente ? Simplement par le fait d'avoir les mêmes objectifs, ce qui participe à une évolution tout aussi homogène de l'activité. Quand vous montez un dossier pour avoir telle ou telle bande en VLF ou en Hyper pour de la recherche et de l’expérimentation, vous attirez plus l'oreille d'un interlocuteur de l'administration (regardez leurs CV) que de demander un élargissement supplémentaire du 40m jusqu'à 7,3 MHz pour caser toujours plus de "week-end warriors" activationneurs et chasseurs de diplômes.

Comme il semble qu'il y ait plusieurs personnes dans ce fil à regarder vers un recrutement maitrisé, la population "hackers, makers, DIY" semble, compte tenu du contexte, de l'actualité et de l'évolution de ses activités, être une population, ou des populations pour être plus précis, à ne pas négliger.

Quand Marc, F6ITU dit que l’innovation en matière de radio vient de la communauté des hackers, c'est une réalité. Et ces hackers ne sont pas de jeunes boutonneux qui tentent d'entrer avec un modem 300 bauds sur les serveurs du pentagone. Michael Ossman qui est le concepteur de cet émetteur-récepteur n'est pas radioamateur. C'est un hacker.

Peu de personnes ont compris que nous étions à un carrefour de notre activité et que nous devons soit faire une révolution des mentalités de ces 30 dernières années ; soit accepter de disparaitre, purement et simplement, ou pire, amalgamé à autre chose qui ne sera plus le service amateur de l'UIT.

Bonne réflexion, sur la lune ou ailleurs,

Philippe

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Guest

J'ai opposé 'loisir' à 'professionnel'. Apprendre peut être un loisir aussi, ce n' est pas péjoratif.

le site du ref:

http://promotion.ref-union.org/racq/rpp/01.php

"Le radioamateur pratique une activité à caractère technique ; ses compétences sont contrôlées et accessibles à toutes et à tous".

Certains ne jurent que par l'apprentissage de la télégraphie obligatoire. Vos hackers (?) vont ils se mettre à la pioche ? , les télegraphistes vont ils se mettre au FPGA ? Qui est légitime ?

Si vous évoquez l'avenir radioamateur , sa finalité est l'apprentissage , l'experimentation des techniques de radioelectricité .

Je suis bien d'accord que cela a été largement dévoyé, et après ?

Si vous voulez détourner du matériel existant , pourquoi pas. Faites le , montrez nous vos résultat, orientez les débutants mais n' essayez pas d' imposer pas votre façon de concevoir les choses.

Que proposez vous pour attirer des auditeurs dans ces 'hack'? des liens vers des sites us ? ça limite déja l'auditoire..

Pour le reste de thèses sont écrites par des gens compétents qui connaissent le radioamateurisme que de nom. Chacun son monde.

olivier

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F6AWN

Bonjour,

désolé de ramener le débat au sous-sol mais le radioamateurisme est avant tout un loisir!

Dans un pays où l'on crée une loi tous les deux jours en moyenne, il est bon de laisser un espace de liberté .

Quand aux usa, nous n'avons ni les mêmes règles ni la même culture.

Il y aurait beaucoup à dire au sujet de ces 3 phrases ! Mais, en quelques mots :

- loisir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loisir

Définition :

Le loisir est l'activité que l'on effectue durant le temps libre dont on peut disposer. Ce temps libre s'oppose au temps prescrit, c'est-à-dire contraint par les occupations habituelles ou les servitudes qu’elles imposent.

«Glissement sémantique [...] Le mot a commencé à accuser ce glissement de sens dans les années 1960-70, sans doute suite à son usage répété dans l’expression "civilisation des loisirs". Beaucoup usent du terme comme synonyme de "divertissement", ce qui constitue une déviation importante de signification.»

Conclusion :

Il ne faut pas confondre activité que l'on effectue durant du temps libre et divertissement qui peut aussi être effectué pendant le même temps.

Dans tous les textes réglementaires se rapportant au radio-amateurisme, il est question d'activité, pas de divertissement. Et si cette activité est accessible à tous, tous n'y ont pas accès (pour cause d'examen préalable). A l'opposé, la CB est définie comme un simple loisir, elle est accessible à tous, c'est un divertissement.

- Espace de liberté :

Expression à la mode, plus du domaine "social" que réglementaire. Démontre aussi que la liberté est réduite à des espaces.

En matière de radio-communications, cet espace existe, c'est la CB, pas le radio-amateurisme. En matière de radio, rien n'est libre, tout est soumis à autorisation. L'autorisation pour la CB est on ne peut plus simple : "Peuvent être utilisés librement les postes C.B. conformes à un type agréé (arrêté du 31 mars 1992)."

- USA :

Pas la même culture, probablement. Mais pour les règles en matière de radio-communication, bien sûr que si, les règles sont les mêmes, à quelques détails près, et pour une bonne raison : le Règlement des Radiocommunications est un document international qui s'impose à tous les pays.

Le sujet étant "Échec du nivellement par le bas", le meilleur moyen de contribuer à cet échec, et donc de remonter le niveau chez les radioamateurs, est bien de s'opposer à un "espace de liberté" où chacun fait ce qui lui plaît en supposant ne gêner personne (la CB ayant démontré que cela ne fonctionnait pas) et de favoriser un espace réglementé où chacun connait ses devoirs avant de profiter de ses droits, ce qui s'appelle la responsabilité. :P

Francis, F6AWN

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Guest

Bonjour,

le texte de référence:

"En application du Règlement des radiocommunications de l’Union internationale des télécommunications, le service d’amateur désigne un service de radiocommunication ayant pour objet l’instruction individuelle, l’intercommunication et les études techniques, effectué par des personnes dûment autorisées, s’intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire."

'intercommunication' donc communication entre personnes entre bien dans l'esprit de cette phrase. Quelqu'un qui converse via un appareil du commerce réalise une 'intecommunication'.

les limites sont les fréquences,la teneur des propos etc...

Pas la peine de marquer en gras,j'ai mes lunettes. Quelle licence minimale pour construire un Tx aus usa ?

olivier

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F1AGR

Philippe,

Comme tu l'as dit, Michael Ossman n'est pas radioamateur.

J'ai regardé ses videos et visité ses blogs.

Oui c'est bien un hacker. "C'est un touche à tout" en matière de technologie. Ses développements SDR ne sont qu'une petite part de ses activités.

L'esprit du hacker "de base" ne permet pas de se fixer sur une activité comme le radioamateurisme. L'esprit hacker va tous azimuths en matière de technologie.

Mais là, on est là très loin du radioaamateurisme tel qu'on le conçoit en Europe ET MEME aux USA.

Maintenant, il est possible de trouver parmi les hackers des personnes qui puissent " devenir " des radioamateurs.

Et là je pense que là aussi, il y a une possibilté d'amener certains de ces hackers à rejoindre notre communauté.

Cependant, omme nous le savons tous, le radioamateur doit vivre dans un environnement règlementé. Et là se trouve le problème pour de nombreux hackers pour qui un tel environnement est inacceptable. Les hackers sont généralement plus a la recherche du développement de "l'espace de liberté". Ce qui est contradictoire avec l'environnement règlementé des transmissions radio que doivent accepter les radioamateurs.

Mais encore une fois on peut recruter parmi les hackers. La preuve c'est que certains radioamateurs se réclament de la communauté des hackers !

73, Gilles, F1AGR

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Guest

Gilles,

Qu'est-ce qu'un radioamateur si ce n'est le premier des hackers ? J'ai publié ça il y a quelques temps sur ce sujet.

Pour préciser les choses, il me semble que "le recrutement" soit quelque chose d'assez flou dans l’esprit de beaucoup. Dans mon esprit il consiste à tout d'abord à se définir soi-même (qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous ?), puis, en fonction de cela définir des "cibles", et enfin établir une communication adaptée à chaque cible. Sur le terrain, cela consiste en deux choses distinctes qui doivent finir par se rejoindre :

1 - dans notre propre communauté, faire en sorte que les personnes adhèrent à ces critères (identité, cible, communication) par de la communication écrite (revue, bulletins, billets, ...), orale dans les radio clubs ou conférences, expo radioamateur ;

2 - auprès des cibles, aller montrer ce que nous faisons d'une part (salons, expositions en phase avec l'identité et la/les cibles) et en participant à des projets avec des cibles "compatibles" sans être forcément les leaders de ces projets (voir travail de Marc, F6ITU, et d'autres à l'Eletrolab)

Le tout étant d'évangéliser, de donner le virus, d'essaimer.

73,

Philippe

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Guest

J'ai opposé 'loisir' à 'professionnel'. Apprendre peut être un loisir aussi, ce n' est pas péjoratif.

le site du ref:

http://promotion.ref-union.org/racq/rpp/01.php

"Le radioamateur pratique une activité à caractère technique ; ses compétences sont contrôlées et accessibles à toutes et à tous".

Certains ne jurent que par l'apprentissage de la télégraphie obligatoire. Vos hackers (?) vont ils se mettre à la pioche ? , les télegraphistes vont ils se mettre au FPGA ? Qui est légitime ?

Si vous évoquez l'avenir radioamateur , sa finalité est l'apprentissage , l'experimentation des techniques de radioelectricité .

Je suis bien d'accord que cela a été largement dévoyé, et après ?

Si vous voulez détourner du matériel existant , pourquoi pas. Faites le , montrez nous vos résultat, orientez les débutants mais n' essayez pas d' imposer pas votre façon de concevoir les choses.

Que proposez vous pour attirer des auditeurs dans ces 'hack'? des liens vers des sites us ? ça limite déja l'auditoire..

Pour le reste de thèses sont écrites par des gens compétents qui connaissent le radioamateurisme que de nom. Chacun son monde.

olivier

Je décris une vision, vous me répondez : "faite une démo" :-) Nous ne sommes visiblement pas sur le même plan de réflexion.

--

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F6AWN

Olivier,

le texte de référence:

"En application du Règlement des radiocommunications de l’Union internationale des télécommunications, le service d’amateur désigne un service de radiocommunication ayant pour objet l’instruction individuelle, l’intercommunication et les études techniques, effectué par des personnes dûment autorisées, s’intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire."

'intercommunication' donc communication entre personnes entre bien dans l'esprit de cette phrase. Quelqu'un qui converse via un appareil du commerce réalise une 'intecommunication'.

les limites sont les fréquences,la teneur des propos etc...

Pas la peine de marquer en gras,j'ai mes lunettes.

olivier

Vous jouez sur les mots pour défendre la seule communication entre deux stations amateur utilisées par des radioamateurs pour "converser".

Et bien, non, la définition officielle ne se comprend pas comme cela ! Il y a un tout petit mot que vous occultez, c'est "et" dans "...ayant pour objet l’instruction individuelle, l’intercommunication et les études techniques". Les trois domaines sont liés et, si on respecte l'esprit du texte, on ne peut pas se contenter de seulement "intercommuniquer" sans autre but que de "converser". Si c'était le cas, il aurait été écrit "...ayant pour objet l’instruction individuelle, l’intercommunication ou les études techniques"

La définition française est une traduction de la définition d'origine du R.R., écrite en anglais, et valable pour tous les pays signataires. La voici :

The ITU Radiocommunication Assembly,

considering

a) that No. 1.56 of the Radio Regulations (RR) defines the amateur service as:
A radiocommunication service for the purpose of self-training, intercommunication
and technical investigations carried out by amateurs, that is, by duly authorized
persons interested in radio technique solely
with a personal aim and without pecuniary
interest;

L'accent sur les points les plus importants peut y être éventuellement mieux perçu :

- des personnes intéressées exclusivement (seulement) par la technique radio,

- des personnes dûment autorisées,

- dans le but de se former individuellement ET de conduire des recherches techniques en intercommuniquant.

Comme l'a indiqué Philippe, au fil des ans et à partir du moment où la radiocommunication est devenue progressivement plus facile (généralisation des transceivers phonie commerciaux tant pour les amateurs que pour les cibistes), la perception du Service Amateur et de son objet a progressivement dérivé, au moins en France, d'abord vers la seule radiocommunication puis en y ajoutant de plus en plus fréquemment la notion de loisir divertissant. Pourtant, rien dans la définition de cette activité qui se pratique dans le cadre d'un Service de radiocommunication, il faut le rappeler, n'est de nature à laisser se développer cette tendance au risque de tout simplement la transformer en Communication Banalisée pour citoyen en mal de divertissement.

ps :

En ce qui concerne ma mise en page, elle ne vous est pas personnellement destinée et encore moins à prendre comme un quelconque signe de mépris envers vos compétences de lecteur. Mais ce que je mets en gras ou souligne correspond aux motifs de mon argumentation. Nous sommes sur un forum et non pas dans une discussion privée par mail, donc vous n'êtes pas et/ou ne serez pas au fil du temps le seul lecteur de ce message forcément archivé et Googueulisable...

Cordialement,

Francis, F6AWN

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F1AGR

Oui Philippe, merci pour les références de ton papier sur "Hack-A-Day"

Je suis allé sur leur site et lu le post de Bill Meara.

Mais, à mon avis, le plus intéressant pour ce qui nous concerne (Hacker vs radioamateur), ce sont les dizaines de commentaires qui suivent le post de Bill Meara.

Et là apparait le problème dont je faisais référence dans mon précédent message :

TOUS les commentaires des hackers tournent autour de la "contrainte" de régulation du radioamateurisme (FCC, Licenses, règlementation,,,) et sont très négatifs à ce sujet, expliquant l'avantage de l'espace de liberté de la CB, etc...

Pour moi le problème "hacker vs radioamateur" est uniquement là.

C'est l'état d'esprit du hacker qui ne veut pas accepter la contrainte de la règlementation.

Voila c'est mon analyse !

73, Gilles, F1AGR.

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Guest

J'ai un peu du mal à comprendre ce que vous pourriez mettre dans votre vitrine? d'ou ma question sur de exemples concrets.

Pour la construire ,il faut déterminer la clientèle. Le hakeur me semble être un consommateur où la durée de vie de son projet n'excède pas la communication sur un nouveau produit.

L'electronicien débutant, à mon avis le meilleur client, sera rebuté par une application trop sophistiquée. Sur quel support , en Français, le débutant va t'il pouvoir s'appuyer ?

Tout cela est trop hétérogéne pour avoir une construction.

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Guest

Gilles,


C'est l'état d'esprit du hacker qui ne veut pas accepter la contrainte de la règlementation.

Voila c'est mon analyse !

73, Gilles, F1AGR.

La "communauté hacker" est aussi vaste que le nombre d'activités que l'on peut pratiquer comme radioamateur. Je te recommande de te documenter sur le sujet notamment en faisant des recherches sur les termes black hat et white hat comme idée de départ.

Le sujet que nous essayons de développer avec Marc et quelques autres, c'est qu'il existe dans cette mouvance des personnes qui sont animées par un sentiment de curiosité pour tout ce qui est nouvelle technologie, mais pas que. Ces personnes se regroupent dans des endroits que l'on nomme des Hacker space, Fablab, etc Ce sont des endroits multi-activités qui, si les bidouilles et expériences sur les nouvelles technologies sont importantes, la base c'est de construire, modifier, transformer soi-même. L'idée est de participer dans ces lieux à des activités en proposant des sujtes ayant trait à la radio afin d'embarquer des personnes et leur donner le virus. De plus, il y a souvent des gens très pointus dans ces endroits et il y a aussi beaucoup à apprendre d'eux.

Si tu ne l'as pas déjà fait, utilise le moteur de recherche des News et utilise les mots-clés hacker, diy, maker pour peut-être te faire une meilleure idée du sujet.

Pour revenir à ce que je disais plus haut, cette communauté est une des cibles. L'autre assez proche est celle des makers. Et dans les deux on va retrouver des lycéens, des étudiants d’écoles d'ingé, d'électronique, d'informatique, etc

73,

Philippe

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Guest

Olivier,

J'ai un peu du mal à comprendre ce que vous pourriez mettre dans votre vitrine? d'ou ma question sur de exemples concrets.

Pour la construire ,il faut déterminer la clientèle. Le hakeur me semble être un consommateur où la durée de vie de son projet n'excède pas la communication sur un nouveau produit.

L'electronicien débutant, à mon avis le meilleur client, sera rebuté par une application trop sophistiquée. Sur quel support , en Français, le débutant va t'il pouvoir s'appuyer ?

Tout cela est trop hétérogéne pour avoir une construction.

Vous avez une partie de la réponse juste avant.

Sur l’hétérogénéité, dans mon précédent long message je donnais des pistes pour que notre communauté redevienne plus homogène. C'est une piste et on peut très bien la réfuter. Mais il faut argumenter dans un autre sens pour faire bonne mesure.

Sur la cible, l'électronicien débutant aujourd'hui, et certes depuis assez peu de temps mais de plus en plus, débute avec des Arduino. Et dans ce que vous trouvez comme littérature autour des Arduino, il y a beaucoup de "hacks". Entre l’électronicien débutant et le hacker il y a peu de différence : le premier est électronique majoritaire, le second informatique prioritaire. Mais qu'est-ce qu'un Arduino (ou autres plate-forme du même genre) si ce n'est l’alliance de l'électronique et de l'informatique ?

Quant aux questions de supports, de formations, etc c'est encore à construire puisque déjà nous ne savons plus qui nous sommes. Faisons les choses dans l'ordre : définissons ou redéfinissons-nous, définissons nos objectifs, puis nos cibles, et rédigeons nos communications, nos supports de formation. Une fois que nous aurons tout ça, il sera beaucoup plus simple d'aller toucher des publics ici ou là car nous serons en accord avec ce que nous aurons défini.

73,

Philippe

--

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F4AJQ

Bonjour chers amis

je trouve vos échanges très intéressant, mais je pense que le sujet principale est l'examen radio amateur actuel et son niveau de difficulté ou pas!!!

La deuxième question importante !! souhaitons nous un changement ou pas??? si nous ne souhaitons pas le changement nos discutions et échanges ne servent a rien !

a mon avis il y a un réelle décalage entre notre examen et celui de nos voisins et amis ! mais mon avis.......

Il y a aussi la difficulté a obtenir un rendez vous, prendre un RTT ou un CP pour passer l'examen...

le déplacement pour le passage de l'examen, pour nous francilien pas trop de soucis, mais imaginer un jeune de 14. 15. 16 ans habitant a 200 km de Paris ou de son centre d'examen, il fait comment? il prend le train ? ses parents ? son formateur ? les copains de son radio club??

il doit certainement prendre un rendez vous le mercredi pour ne pas rater ses cours? les centres d'examens sont fermés le samedi ?????

faut'il attirer les jeunes et moins jeunes a notre passion avec un examen plus simple, certes j'en suis persuadé, mais sans cela vendre notre âme au diable

attention je ne parle pas du passé et de nos erreurs, mais de l avenir....

Personnellement je reste persuadé qu'il faut réellement un changement de politique a ce sujet, je pense que pour certain d'entre nous, il va y avoir quelques soucis a penser autrement....

mais nous parlons du futur, de l'avenir du radio amateurisme, et de notre passion commune, alors certainement comme beaucoup d'entre vous je pense qu'il faut essayer, plutôt que de rester la a regarder......

Cette année sur mes deux élèves a la formation radio amateur 100% de réussite, mais juste 2 élèves.....pour info en 1998 plus de 10 participants aux cours..........

je pense que nous pourrons reparler de cela très prochainement lors de nos prochains visu.....car je ne suis pas très alaise avec un clavier et je préfère m'exprimer avec la voie , je suis téléphoniste HI

73 a tous et a bientôt

Frank F4AJQ

Edited by F4AJQ

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F6ITU

Je commence à comprendre un certain nombre de trucs grâce aux remarques de Gilles :- )) (mon cerveau fonctionne parfois au ralenti). Merci à lui (à Gilles, pas à mon cerveau)

Donc, à l’attention de F1AGR. Ne vous fiez surtout pas aux « courriers des lecteurs ». S’il est une règle de métier en matière de presse, c’est précisément de ne pas tenir compte de la minorité écrivant au courrier des lecteurs. C’est un état d’esprit qui n’est en aucun cas représentatif. Venez faire un tour à l’Electrolab, vous verrez si « l'état d'esprit du hacker qui ne veut pas accepter la contrainte de la règlementation ». Vous n’y trouverez en général que des laudateurs ou des contestataires, les deux extrêmes qui n’intéressent personne.

@(ancien membre) : « Le hakeur me semble être un consommateur où la durée de vie de son projet n'excède pas la communication sur un nouveau produit ». Ca, ce n’est pas du hack, c’est l’état d’esprit « yupee ». Ce sont précisément ces prétendus hackers qui tentent de se lancer dans un projet et qui abandonnent aussi rapidement. Pour ceux-ci, on ne peut rien faire. On peut toujours conduire le cheval à l’abreuvoir, on ne peut le forcer à boire. Cette clientèle passe et retourne à son état d’inconstance et d’amour des modes technologiques conditionnées par des campagnes marketing. Même le monde maker est victime de cette simplification extrême : « deviens hacker en 5 leçons avec une imprimante 3D et une découpeuse laser du commerce ».Vanilla hacking… non merci. Un laser ne m’amuse que lorsque sa puissance se situe entre 20 W et 1 kW. En deçà, c’est de la bricole pour école maternelle, de la reproduction en mode « singe savant ».

Non, tout comme dans le cadre du radioamateurisme, il faut de la constance, un très fort désir d’apprendre, une volonté de communiquer son propre savoir. Et toujours garder à l’esprit qu’il n’y a pas, qu’il n’y aura jamais de « quick start manual » pour une centrale nucléaire, une fusée ou un émetteur-récepteur. L’erreur de la tentative de rapprochement avec les mouvements cibistes (et la dérive F0 qui n’était même pas une licence novice) part précisément de ce malentendu : les uns cherchant à intéresser les autres à une forme d’acquisition des connaissance, les autres cherchant auprès des uns un moyen rapide pour « causer dans un micro » sans avoir à s’enquiquiner avec ce fatras technique que représente la licence. Et sur ce point, nous sommes tous d’accord : le mouvement radioamateur ne peut que souffrir de toute tentative de nivellement par le bas.

Ce que je retiens également de cette discussion, c’est que l’aspect « électronique » polarise la quasi-totalité des conversations.

Je ne suis pas électronicien. Je serais incapable de repasser ma licence. Mon niveau de maitrise technique est proche de l’inverse de l’infini. Mais ce qui me passionne, dans le radioamateurisme, c’est la diversité des disciplines que l’on doit maitriser et le fait que l’on puisse passer de l’une à l’autre pour se détendre et apprendre lorsque l’on butte sur un problème trop ardu. Somme est variété des connaissances, quête sans fin de savoir polymorphe. En mécanique notamment (de la mise en boite à la construction des antennes). En chimie, en physique également. En architecture, en développement logiciel/firmware, en CAO/DAO…

Mes propos ne visaient absolument pas à résumer l’équation « Survie du radioamateurisme=uniquement vers les mouvements hacker ». Non. Mais c’est dans une population qui précisément est en quête d’une certaine forme de pluridisciplinarité que nous trouverons –que nous trouvons déjà- les meilleures recrues. NON PAS pour les enrôler et les rallier à notre cause, mais pour qu’ils viennent nous apporter des connaissances que nous ne parvenons pas à intégrer, charge à nous de leur offrir la maitrise de notre sujet, la radiotechnique. Même si tous ne passent pas leur licence, tous peuvent enrichir notre mouvement et nos connaissances. Les radioclubs doivent s’ouvrir, ne plus demeurer exclusivement concentrés sur leurs seuls membres et leur amour immodéré pour les activités « confortables » qui ne demandent plus trop d’efforts intellectuels (les châteaux par exemple).

Pour en revenir au sujet principal :

Un radioclub n’est pas une usine exclusive de préparation à l’examen (nécessaire, mais ce n’est pas une fin en soi). Ce n’est pas non plus un atelier de préparation de contests en multi-multi (cela devrait relever des initiatives personnelles des OM possédant une affinité pour ce genre d’activité) ni un centre d’organisation de réu pizza-bière. Un radioclub, ce doit être essentiellement un nexus de formation et de mise à disposition d’outils qui ne peuvent pas toujours être acquis par un radioamateur : instrumentation (fréquencemétrie, analyse spectrale pour le moins, milliwatmètre, atténuateurs sérieux, génés HF..), mécanique (sans aller jusqu’à la fraiseuse, encore que.., au minimum une plieuse d’atelier, une perceuse à colonne, quelques limes, des tarauds), Chimie (de quoi graver des pcb, ce qui bloque 80 % des OM dans leurs élans de réalisation) etc etc. Et ce n’est qu’autour de ces outils que l’on peut imaginer voir se développer un dialogue et une entraide entre ceux qui savent et ceux qui veulent apprendre. Qu’ils possèdent un indicatif ou pas. Et, à période régulière, des « mini conférences » ouvertes à tous sur un thème particulier, qui va au-delà de la soirée diapo sur l’expédition aux iles schmoldu, réalisée par des gens que l’on n’a jamais rencontré auparavant.

… et c’est ça que je trouve de manière tout à fait naturelle dans un hackerspace. Et je suis le premier à déserter les radioclubs en raison précisément de cet immobilisme et cette vision psychorigide qui consiste à ne s’intéresser qu’à une certaine vision de la radio.

Pour les impétrants, le fait même d’apprendre et de bachoter l’examen dans une telle ambiance ne peut que décupler l’envie de réussir cet examen. T’en veux plus ? il faut en passer par là. Nous ne sommes pas le seul mouvement limité par des contraintes administratives. Les lanceurs de fusées par exemple. Les amateurs de drones (la licence F1000 remplacée par un examen de pilotage, curieux retour vers un renforcement des contôles). Et je n’ai jamais entendu dire que les passionnés de sport automobile ou les amoureux des réfections d’anciens véhicules aient été découragés par les exigences du service des Mines. L’obtention du « papier » n’est qu’un détail dans l’évolution de notre passion, et ce n’est pas propre à notre mouvement.

Bon, je retourne à mon étalonnage de F.I.

Marc

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F4DBD

+1 Bravo Marc pour ce message.

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F1AGR

Merci Marc pour ce long post explicatif. Je peux me tromper sur l'esprit contestataire des hackers, mais il faudra nombre de contre-exemples pour que je change d'avis sur ce point.

Je comprends votre description du hacker, cependant au travers de vos lignes j'ai l'impression que ce profil ne représente qu'une minorité au sein de la communaute hack. Mais après tout si c'est là que se trouve la graine de radioamateur, pourquoi ne pas s'y intéresser.

Vous avez totalement raison dans votre description du radio-club idéal. Vous m'avez ramené aux années 63-67 durant lesquelles le radio-club de la MJC de Vincennes m'a fait découvrir, à l'age de 16-19 ans, la radio avec ses indispensables à-cotés mecanico-physico-chimiques. Mais c'est vrai, quels sont les radio-clubs aujourd'hui qui peuvent apporter un tel bagage. Il faut tellement de bénévolat de la part de l'encadrement. Perles rares aujourd'hui. Peut-être d'autres solutions sont à tester. Si vous lisez QST (W1HEO - 12/2013) vous avez certainement vu cet article sur le recrutement des radioamateurs aux USA. Sinon, la traduction est sur mon blog http://f1agr.com/blog/construire-un-avenir-solide-au-radioamateurisme/ . Evidemment c'est les USA pas la France. Mais pourquoi ne saurions nous pas adapter ces méthodes à la sauce "frenchie" ? En tout cas nous avons du boulot, et si nous ne nous y attelons pas, nous emmenerons le radioamateurisme dans nos tombes...

73, Gilles, F1AGR

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Guest

Bonjour,

Marc +1 aussi...

Gilles tu as raison, il y a du boulot !

73

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F6AWN

Bonjour Gilles,

Bonjour à tous,

Vous m'avez ramené aux années 63-67 durant lesquelles le radio-club de la MJC de Vincennes m'a fait découvrir, à l'age de 16-19 ans, la radio avec ses indispensables à-cotés mecanico-physico-chimiques.

Mais c'est vrai, quels sont les radio-clubs aujourd'hui qui peuvent apporter un tel bagage. Il faut tellement de bénévolat de la part de l'encadrement. Perles rares aujourd'hui.

Ayant, moi-aussi, connu la radio d'amateur dans ces années là, je me demande si nos problèmes actuels n'auraient pas une autre cause, celle de l'évolution de notre société depuis 30 ans, et en particulier les changements au fil du temps des conceptions d'une partie de nos concitoyens sur l'éducation et l'apprentissage. Il est de plus en plus fréquent que la moindre difficulté individuelle qui se manifeste à l'occasion d'une épreuve, à commencer par celle d'un examen, soit considérée comme étant la conséquence d'un manque de moyens, y compris humains donc d'encadrement, et non pas comme un manque de travail personnel.

Travailler seul est difficile, c'est un fait. Il faut parfois être un peu guidé, un peu poussé, aussi. Mais face à un livre, un papier et un crayon, ou face à un tournevis, un fer à souder et une pince coupante, certains arriveront vite à s'instruire et à créer, alors que d'autres n'avanceront que peu, ou pas, brandissant toujours pour excuse de ne pas être aidés comme il convient et d'être mis face à des obstacles qu'ils estiment insurmontables.

Vous pouvez donc bâtir les plus beaux radio-clubs, les plus belles bibliothèques, les plus beaux musées, et les laisser ouverts 24h/24, jamais ils ne formeront ceux qui n'ont pas suffisamment soif de connaissances et d'expériences nouvelles pour y entrer, et y faire autre chose que seulement s'y divertir de manière superficielle.

Alors, si l'on souhaite voir continuer à vivre le radio-amateurisme en France, il faut non seulement le remettre à la place qui est officiellement la sienne, donc repositionner clairement le rôle et les activités des radio-clubs, mais aussi recruter différemment, c'est à dire en direction des candidats qui sont à peu près correctement équipés pour les fréquenter, s'y instruire, et les faire vivre sans les dénaturer.

Cordialement,

Francis, F6AWN

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F6ITU

Hi

Je comprends tout à fait ce que vous voulez dire, Gilles. Mais je crois qu’une partie de l’inconstance de certains est une forme détournée d’aquoibonisme. A quoi bon se lancer dans telle ou telle aventure scientifique ou technique si je me fais larguer par ceux qui ont tenté de m’évangéliser. C’est une attitude lucide… sans assistance, même épisodique, une réalisation technique pose parfois à une personne isolée des obstacles insurmontables (ahhh ! la mécanique et le radioamateurisme, ces jumeaux ennemis..)

Alors certes, beaucoup de hackerspace (je ne parle pas des Fablab), Beaucoup de hackerspace donc travaillent sur des projets « mainstream » -laser, impression 3D, drônes, chimie orga, automatisme, informatique). Mais si l’on vient avec un projet qui nous dépasse et qui est relatif à la radio, les efforts de la communauté vont se concentrer sur le problème en question. On parvient toujours à s’entendre et à trouver plus fou que nous.

Vous êtes mûr, Gilles, pour venir faire un tour pour voir comment les « frenchy » accommodent radio et hacking

http://www.electrolab.fr/

Je suis tout à fait conscient que la radio ne peut se développer que dans un hackerspace ayant déjà atteint une envergure « raisonnable ». Il y a très peu d’activité radio sur le LOG de Grenoble (mais on compte 3 ou 4 OM en son sein), et je n’en connais pas sur Toulouse. Celui de Nanterre est un peu particulier : on shoote dans un pied de table, et il y a 8 ou 10 licenciés qui tombent. Si l’on reprend l’exemple des USA, le problème de taille critique est le même. Le plus « radioamateurisé » des hackerspace est le NoiseBridge de San Francisco (avec un nom pareil, on s’en doute un peu) et un autre dont j’ai oublié le nom qui se trouve sur New York City. Celui de Seattle est également assez « percolé » par les radioamateurs locaux.

Je suis persuadé que si les radioclub de Toulouse ou de Grenoble ou de Lyon, ou de Nice prenaient contact avec les hackerspace du coin (Le Log, Nicelab, Thetalab etc), non pas pour y venir en terrain conquis, mais pour établir des relations d’échange et d’enseignements mutuels, nous aurions déjà là une base de relance de nos activité et un renforcement de l’image de sérieux de notre mouvement.

Mais il ne faut pas le faire sans action gratuite… une bonne négociation, c’est lorsque les deux parties ont l’impression d’avoir perdu quelque chose.

Bon, moi, j’ai toujours pas réglé ma F.I. :- ((

Marc

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F6AWN

Bonjour Marc,

Je vous lis toujours avec le même plaisir, tant pour la forme que pour le fond, mais je dois tout de même vous avouer que vos derniers messages sur le sujet des hackerspaces et autres fablabs me laissent perplexes. Ils me laissent même supposer une légère erreur de casting (moi aussi, je me laisse entrainer dans la spirale des anglicismes !).

Redescendons un peu sur terre : le radio-amateurisme existe de manière organisée depuis les années 20 du siècle dernier et il va donc bientôt fêter son centenaire. En quoi consiste t-il ? A s'intéresser à la radioélectricité, c'est à dire à l'étude des ondes électromagnétiques à des fins de transmission de signaux. Ce n'est pas exactement la même finalité que d'étudier et utiliser des signaux, fussent-ils produits par l'électronique et l'informatique la plus moderne qui soit, en s'affranchissant des liaisons filaires grâce à des moyens radioélectriques accessoires.

D'un point de vue simplifié, le radioamateur place son émetteur-récepteur devant lui et son ordinateur sur le côté tandis que les hackers et autres manipulateurs de signaux font exactement l'inverse ! Que ces derniers représentent un nouveau vivier de futurs radioamateurs est concevable, mais encore faudrait-il qu'ils aient envie un jour où l'autre de s'intéresser aussi à la radioélectricité pour ce qu'elle est et non pas seulement pour les avantages qu'elle peut offrir à leur passion principale. Tout le problème est là : où est le principal et où est l'accessoire ? Ne nous trompons pas une nouvelle fois, comme nous l'avons fait dans les années 90...

Au cours de son histoire, le radio-amateurisme a déjà connu diverses expériences positives de recrutement et on peut par exemple citer, à peu près dans l'ordre chronologique : les amateurs de radiodiffusion des années 20 et 30, les télégraphistes professionnels, essentiellement militaires, les SWL, qui par définition écoutaient les radio-amateurs, les dépanneurs radio-électriciens, et les amateurs de radio-commande qui, à l'époque, construisaient tout de leurs mains, avions ou bateaux en modèle réduit mais aussi émetteurs et récepteurs. La principale raison de la bonne intégration de tous ces candidats est évidente et commune à tous : ils arrivaient avec un bagage suffisant pour comprendre, pratiquer, se perfectionner, et surtout avec un état d'esprit... compatible.

Lors de ces diverses occasions, le radio-amateurisme s'est enrichi mais ne s'est pas transformé ou dénaturé en une autre activité. On peut donc supposer qu'à l'avenir, tout comme par le passé, les radioamateurs s'enrichiront en recrutant de nouveaux participants issus d'autres régions de la radio, de l'électronique ou de l'informatique, mais à la condition que ces derniers soient capables de s'intégrer facilement dans l'existant sans qu'il soit nécessaire de leur offrir des conditions taillées sur mesure et sur un plateau d'argent. Mais contrairement à vous, je ne vois pour l'instant rien à négocier. La plus belle fille du monde ne peut offrir que ce qu'elle a, et les radioamateurs n'ont qu'une chose : un Service officiel et des règles pour en faire partie et l'utiliser dans un but clairement défini. Dans ce cadre, l'écoute tout azimuth n'a pas sa place, la télécommande de modèles réduits n'a pas sa place, les communications de loisir n'ont pas leur place, les équipements dits "appareils de faible puissance et de faible portée" (AFP) n'ont pas leur place, et bien d'autres choses encore ! Il faut donc être particulièrement intéressé, passionné même, pour la radioélectricité et ses miracles pour devenir radioamateur au prix d'un parcours initiatique avec quelques obstacles. Ce n'est pas une activité pour les "aquoibonistes", pour reprendre votre qualificatif... :P

Cordialement,

Francis, F6AWN

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Guest

Bonjour Francis,

Merci pour la précision de ce qu'est et doit rester le service amateur.

J'ai retenu un peu avant ce passage de Marc, F6ITU :

Mes propos ne visaient absolument pas à résumer l’équation « Survie du radioamateurisme=uniquement vers les mouvements hacker ». Non. Mais c’est dans une population qui précisément est en quête d’une certaine forme de pluridisciplinarité que nous trouverons –que nous trouvons déjà- les meilleures recrues. NON PAS pour les enrôler et les rallier à notre cause, mais pour qu’ils viennent nous apporter des connaissances que nous ne parvenons pas à intégrer, charge à nous de leur offrir la maitrise de notre sujet, la radiotechnique. Même si tous ne passent pas leur licence, tous peuvent enrichir notre mouvement et nos connaissances. Les radioclubs doivent s’ouvrir, ne plus demeurer exclusivement concentrés sur leurs seuls membres et leur amour immodéré pour les activités « confortables » qui ne demandent plus trop d’efforts intellectuels (les châteaux par exemple)

Cela me parait très clair sur la nature et l'objectif du radio-amateurisme ou bien sur le "recrutement". Et à mon avis, comme à celui de Marc, nous avons plutôt intérêt à trainer dans ces espaces que dans les foires à la saucisse.

73,

Philippe

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