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La DGE lance une consultation publique

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Guest
Il y a 8 heures, F8DNX a dit :

Si le REF peut participer à faire passer des examens de façon encadré dans des endroits très éloignés des centres régionaux, il ne faut pas y voir que le côté négatif de la chose mais l'opportunité pour les candidats d'avoir un service de proximité.

A l'heure ou les villes se densifient et les campagnes se vident, on ne peut pas avoir un double discours qui consisterait à dire qu'il est anormal qu'il n'y ait plus de Docteur, de station essence, de boulangerie, de poste, de pharmacie, et nous radioamateurs d'accepter de vivre à contre courant

Votre point de vue, comme tout point de vue courtoisement exprimé, est respectable mais votre argument est aussi capillotracté que celui du REF ;-))
Pouvez-vous me rappeler combien il y a de radioamateur en France ? Fallait-il mettre un centre d’examen à moins de 100 km de chacun d'eux ? Quelle est l'urgence vitale à passer sa license ?

73's Sylvain

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Guest
Il y a 1 heure, F6ITU a dit :

bonjour

Je rejoins totalement Thierry. Le prétexte du centre d'examen au diable-vauvert n'est qu'un cache-misère assez douteux pour satisfaire l'hubris d'un quarteron de caciques rêvant de cette parcelle de pouvoir apportée par la délégation de service public et l'attribution d'identifiant pour les "communications numériques".

...

Bonjour,

Soit on ne parle pas du même Thierry, soit on ne lit pas le français de la même manière ;-((
Il me semble que Thierry exprime le contraire du propos que vous lui prêtez et qu'il est favorable à une délégation au REF:

Il y a 8 heures, F8DNX a dit :

...
Si le REF peut participer à faire passer des examens de façon encadré dans des endroits très éloignés des centres régionaux, il ne faut pas y voir que le côté négatif de la chose mais l'opportunité pour les candidats d'avoir un service de proximité
...

73's Sylvain

Edited by Guest

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F4HTQ
Il y a 14 heures, F4HTQ a dit :

Oui.

Mais ça doit quand même être moins chronophage que le temps qu'il a du passer à apprendre les choses nécessaires à cet examen.

 

 

Il y a 8 heures, F8DNX a dit :

Ce n'est pas un problème de niveau, il est technicien en automatisme et en domotique, du moins il l'était avant sa maladie.

Je n'ai pas parlé de niveau mais de temps d'apprentissage.

aussi doué soit on techniquement, il y a la partie réglementation qui demande pas mal de temps ( classes d'émission, alphabet international, bandes de fréquence, formation des indicatifs, code Q, etc...).

Mémoriser tout ça prend quand même pas mal de temps. De mémoire j'ai du y consacrer 5 à 6 jours bien remplis ( pour a peu prés tout oublier dès le QCM terminé).

Et donc rien que ça, ça prend énormément plus de temps que se déplacer dans le centre d'examen. Je pense que les gens qui avaient une vie professionnelle bien remplie et un bon niveau technique ont plus butté la dessus que sur le fait de se déplacer pour passer l'examen.

D'ailleurs je trouve l'histoire  rapportée par le REF douteuse. Car si on suit leur raisonnement, leur "pointure technique" serait uniquement freiné par des questions d'infrastructure pour obtenir sa F4. Et la réglementation, il l'apprend quand ??

 

Citation

Une personne d'un très haut niveau technique, en activité professionnelle, a saisi l'opportunité d'une visite à notre salon
HAMEXPO 2017 au Mans au cours d'un week-end d'octobre pour se tester lors d'une session d'examen de licences
américaines que nous organisons, par l'intermédiaire du programme « VE » de la FCC. Ces sessions qui se déroulent en
anglais sont pour des radioamateurs français déjà licenciés un challenge personnel, et uniquement cela. Cette personne
s'est positionnée, au vu de ses réponses, dans la catégorie « Extra-class ». A la suite des résultats transmis, la FCC lui a
attribué un indicatif américain et ensuite, puisqu’il était disponible, un « vanity call » à ses initiales. Cette personne nous a
expliqué qu'il ne comprenait pas pourquoi, au vu de la reconnaissance de sa qualification, l’Administration française ne lui
donnerait pas un indicatif français, et que la complexité de la procédure lui posait un réel problème pour une personne en
activité professionnelle intensive.
Il a de fait été plus facile pour lui d’obtenir un indicatif américain qu’un indicatif français.

Ils auraient du lui expliquer qu'il fallait aussi apprendre la réglementation non ?

Il me semble que ça va bien au delà d'une histoire de répartition de centres d'examen ou de lourdeur administrative.

Leur argumentaire est un concentré de mauvaise foi.

 

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F8DNX
Il y a 14 heures, F8DNX a dit :
il y a 37 minutes, F1MYZ a dit :

Votre point de vue, comme tout point de vue courtoisement exprimé, est respectable mais votre argument est aussi capillotracté que celui du REF ;-))
Pouvez-vous me rappeler combien il y a de radioamateur en France ? Fallait-il mettre un centre d’examen à moins de 100 km de chacun d'eux ? Quelle est l'urgence vitale à passer sa license ?

73's Sylvain

Bonjour Sylvain,

Je préfère vous renvoyer à l'historique des licences, car ne croyez pas que je sois particulièrement favorable aux propositions du REF car contrairement à ce que l'on pourrait penser, je suis favorable aux systèmes de licences tels qu'on a pu le connaitre par le passé et comme actuellement au Japon et aux USA.

FA-FB-FC-FD et FE vous voyez de quoi je parle je suppose.

En aucun cas je n'étais favorable à la licence unique telle qu'elle est aujourd'hui qui aura permis aux F1 et F4 de venir au décamétrique sans autre contrepartie, cela vous concerne j'en suis bien conscient et pourra vous interpeller, mais c'est ma façon de voir.

Donc, ce qui a été permis pour les F1 et F4, je ne vois pas en quoi dans un souci d'équité cela ne pourrait pas être fait pour les FØ

Quand a rejeter systématiquement la faute et la responsabilité de la situation sur le REF, c'est un peu fort de café et chacun devrait balayer devant sa porte, chacun ayant sa part de responsabilité

Pour cela je serais curieux de connaitre le nombre de réponses faites par les radioamateurs sur cette consultation

Cordialement

 

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F8DNX
il y a 7 minutes, F4HTQ a dit :

 

Je n'ai pas parlé de niveau mais de temps d'apprentissage.

aussi doué soit on techniquement, il y a la partie réglementation qui demande pas mal de temps ( classes d'émission, alphabet international, bandes de fréquence, formation des indicatifs, code Q, etc...).

Mémoriser tout ça prend quand même pas mal de temps. De mémoire j'ai du y consacrer 5 à 6 jours bien remplis ( pour a peu prés tout oublier dès le QCM terminé).

 

 

5 à 6 jours ce n'est pas long, maintenant je peux vous assurer que la réglementation façon QCM pour obtenir 10/20, en étant un peu tacticien, on peut ramener ça à 3 jours

Le pire dans cette licence tronquée, c'est votre dernière phrase qui en dit long sur cet examen

Edited by F8DNX

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F4HTQ
il y a 13 minutes, F8DNX a dit :

5 à 6 jours ce n'est pas long, maintenant je peux vous assurer que la réglementation façon QCM pour obtenir 10/20, en étant un peu tacticien, on peut ramener ça à 3 jours

Oui mais bon, le centre d'examen étant dans un endroit perdu, je n'avais pas envie d'y aller deux fois ?

il y a 13 minutes, F8DNX a dit :

Le pire dans cette licence tronquée, c'est votre dernière phrase qui en dit long sur cet examen

rassurez vous, je n'ai pas du tout bossé la technique pour l'examen :)

Pour être honnête, ce qu'il me reste de la réglementation c'est ce que je connaissait avant de commencer a bosser la réglementation pour l'examen, ( alphabet international, la moitié du code Q, et les bandes de fréquences), ces connaissances ayant été acquises dans une période cibiste et en écoute des bandes décamétriques.

 Mais les parties de la réglementation apprises juste pour le QCM, il ne doit rien en rester.

 

EDITION:

Si on prend les moyens d'entrainement ( EXAM1 ) + la tactique qui va avec, on peut effectivement arriver à 10/20 au QCM sans avoir compris grand chose à la radio-électricité. Et donc profiter de la dispense d'homologation tout en étant incapable de construire du matériel conforme aux "exigences essentielles". On nage dans un océan d'hypocrisie sur cette question, mais bon... il ne faut pas le dire trop fort, on pourrais y laisser notre dispense d'homologation.

Edited by F4HTQ

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F8DNX
il y a une heure, F4HTQ a dit :

 

Il me semble que ça va bien au delà d'une histoire de répartition de centres d'examen ou de lourdeur administrative.

Leur argumentaire est un concentré de mauvaise foi.

 

Certes, mais avoir des sessions d'examen décentralisées ne peuvent-être qu'un plus pour le candidat, et c'est bien là l'essentiel.

Que l'on soit pour ou contre, j'ai beaucoup apprécié le fait pour ma fille de pouvoir passer son code de la route à la poste, si la poste à pu obtenir cette compétence, pourquoi ne l'aurait-elle pas pour nos licences, licences délivrées par le passé par les PTT.

Vous voyez, je vais dans le sens des détracteurs du REF 

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F6BHW

 

Bonjour,

 Je viens de lire les élucubrations du REF transmis a la DGE !... et a ce stade je ne sais pas si je dois Rire ou Pleurer !...

 J’espère que le REF a transmis le « décodeur » au fonctionnaire qui aura la « punition » de lire ce document illisible sur le fond comme sur la forme !... Car le résultat risque d’être surprenant !...

 Cordialement

73 Robert f6bhw

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F6BHW

Bonjour,

a titre d’illustration en voilà déjà une très belle !...

 Extrait de la proposition du REF :

 « Le réseau des Émetteurs Français se propose donc de faire économiser de l'argent à l’État par la suppression de cette taxe, comme déjà pratiqué dans beaucoup de pays dans le monde, par exemple au Royaume-Uni, et de la remplacer par une déclaration en ligne annuelle obligatoire pour assurer le maintien de la licence personnelle et des indicatifs relais et balises associés.

 Ceci pourrait donc être intégré dans le nouveau texte objet de la consultation publique, à l'article 11 - 2ème paragraphe »

 Pour information des « Experts du REF » La taxe radioamateur de 49 euros relève de la loi de finances (Cf. voir mes précédents messages) et seule une loi de finances peut modifier une loi de finances  !...

 Par ailleurs, cela est une proposition totalement irresponsable du REF car si la taxe amateur est supprimée c’est la fin du service amateur ! Car l’administration se détachera totalement de cette activité …A moins que cela soit le programme du REF ????

 Cordialement

 73 Robert f6bhw

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F8DNX
il y a une heure, F6BHW a dit :

Bonjour,

 Pour information des « Experts du REF » La taxe radioamateur de 49 euros relève de la loi de finances (Cf. voir mes précédents messages) et seule une loi de finances peut modifier une loi de finances  !...

 Par ailleurs, cela est une proposition totalement irresponsable du REF car si la taxe amateur est supprimée c’est la fin du service amateur ! Car l’administration se détachera totalement de cette activité …A moins que cela soit le programme du REF ????

 Cordialement

 73 Robert f6bhw

Complement en phase avec votre propos sauf pour le A moins que cela soit le programme du REF ???? car ça relève de l'inconnu et ce n'est en aucun cas fondé sur quoique que ce soit et j'apprécie bien les choses lorsque les propos sont étayés et factuels.

Cordialement

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F6ITU

Bonjour

Sur un point soulevé par David et Thierry (le bachotage en quelques jours que l'on peut oublier une fois l'examen passé), je serais assez favorable à cette forme de simplification ou de schématisation (tapez pas ! je m'explique !)

Point de vue d'un littérateux qui aurait bien du mal à repasser sa licence aujourd'hui dans les conditions d'hier

Je persiste à croire que le passage de licence n'est que le début de l'apprentissage, le minimum à savoir pour savoir encore plus par la suite. S'il faut bachoter pour "apprendre à apprendre", pourquoi pas ?

mais tout dépend du travail en amont. De toutes les instances du REF que j'ai pu côtoyer ou auxquelles j'ai participé, des quelques radioclubs que j'ai pu fréquenter, cet examen était présenté -et enseigné- comme une fin en soi. Pas étonnant qu'une fois ce diplôme en poche, l'on assiste à une grève des cerveaux et à une course aux "QSO patate" (j'ai vu passer cette expression si éloquente, je la reprend).

Do while T

send "CQ TEST Call 59 73 BT"

return

Si c'est pour en arriver là, oui, l'abaissement de la difficulté des examen est une catastrophe et signe l'assassinat  du mouvement. Avec préméditation.

Si, en revanche, la préparation à l'examen est accompagnée d'un retour au fondamentaux expérimentaux - que ce soit en déca, hyper, traitement numérique whatever- dès les premiers cours et que la notion de "fin en soi" puisse être éliminée, alors la simplification de l'examen n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Cela relève donc d'une décision politique du REF, qui me semble totalement réaliste et applicable. Simple question de volonté et d'incitation (financière) auprès des délégations départementales. 

Si l'on en revient à la notion de services de proximité, il est vrai qu' un préposé des postes peut vérifier les cases à cocher d'un QCM, chronométrer l'épreuve, vérifier le bon déroulement de la session. Le travail n'est pas insurmontable, la chose serait garantie par l'intégrité de la fonction publique... Vu le caractère exceptionnel de la chose, cela ne surmènerait pas le service (quitte d'ailleurs à ce qu'une "taxe d'examen" soit demandé à chaque participants). Mais l'on s'éloigne du sujet

 

Marc

 

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F8DNX

Je pense que c’est une erreur de croire que le RÉF devrait être moteur dans la pratique future de chaque candidat après l’obtention du précieux sesame s’agissent de vocation et d’envie de chaque individu 

il serait aisé de comparer ça au permis de conduire pour lequel une fois obtenu quasiment personne ne remet à jour ses connaissances du code de la route, mais est ce faute de l’etat? De la sécurité routière ou est-ce de la responsabilité des conducteurs ?

 

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F6BHW
Il y a 1 heure, F8DNX a dit :

Complement en phase avec votre propos sauf pour le A moins que cela soit le programme du REF ???? car ça relève de l'inconnu et ce n'est en aucun cas fondé sur quoique que ce soit et j'apprécie bien les choses lorsque les propos sont étayés et factuels.

Cordialement

Bonjour,

C'est simplement une question !... encore que le REF doit avoir des idées et un programme sur le sujet !...

et j'ai des remontées directes de radioamateurs qui trouvent, comme vous, cette intervention du REF tres contestable pour le moins (...) 

Cordialement et 73 de f6bhw Robert

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Guest
Il y a 6 heures, F8DNX a dit :

...

Je préfère vous renvoyer à l'historique des licences, car ne croyez pas que je sois particulièrement favorable aux propositions du REF car contrairement à ce que l'on pourrait penser, je suis favorable aux systèmes de licences tels qu'on a pu le connaitre par le passé et comme actuellement au Japon et aux USA.

FA-FB-FC-FD et FE vous voyez de quoi je parle je suppose.

En aucun cas je n'étais favorable à la licence unique telle qu'elle est aujourd'hui qui aura permis aux F1 et F4 de venir au décamétrique sans autre contrepartie, cela vous concerne j'en suis bien conscient et pourra vous interpeller, mais c'est ma façon de voir.

Donc, ce qui a été permis pour les F1 et F4, je ne vois pas en quoi dans un souci d'équité cela ne pourrait pas être fait pour les FØ

...
Pour cela je serais curieux de connaitre le nombre de réponses faites par les radioamateurs sur cette consultation

Bonjour Thierry,

Je peux me tromper mais il me semble que vous changez de sujet. On débattait de la volonté du REF de se faire attribuer une délégation pour faire passer l'examen, pas du contenu ou de la nature des licences. Si je vous ai mal compris, c'est certainement que votre pensée est trop compliquée, comme celle d'un certain Président ;-))

Vous me renvoyez à l'historique des licences. Si j'ai bonne mémoire (c'est une figure de style), la seule différence entre les les F(C)1 et les F5 résidait dans l'épreuve (uniquement en lecture) CW.
Les contenus réglementaire et technique étaient strictement identiques. On est donc loin d'une licence "bradée" et  l'accès des F1 au DK (que je ne pratique pas) est dû au constat lucide de la perte de vitesse de cette modulation (qui peut avoir des avantages que je ne nie pas).
Sauf erreur de ma part que vous ne manquerez pas de relever, historiquement, l'obligation de la CW était motivée par le fait que c'était longtemps le seul moyen de communiquer, qu'il fallait veiller régulièrement (et faire silence) sur les QRG de détresse et qu'il fallait pouvoir comprendre les ordres données par les stations qui avaient le statut d'utilisateur primaire sur certaines bandes partagées.

Pour le dernier point de votre intervention, je vais vous dire pourquoi je n'ai pas cru nécessaire d'aller répondre sur le site de la consultation. La première raison est que cette consultation n'a de consultation que le nom. Nous sommes dans un pays où la représentation parlementaire est régulièrement bafouée et ignorée, à coups de 49.3 ou d'ordonnances. la représentation syndicale subit le même sort (cf. code du travail, réforme SNCF). Je me garde bien de prendre position afin de ne pas transformer ce forum en annexe de FSP mais  ce constat est factuel et peut être dressé par chacun d'entre nous. Dans ce contexte que croyez-vous que pèse une poignée de tondus, désunis (comme des gaulois face aux romains), mal représentés et ne disposant d'aucune capacité de nuisance ? Les textes sont déjà écrits, il seront éventuellement cosmétiquement modifiés et certaines associations pourront chanter Victoire ;-((Cette concertation est à la concertation ce qu'est le canada dry au whisky.

La deuxième est que je suis pas un partisan convaincu de la nécessité d'interconnecter avec des réseaux publics même si, ponctuellement, cela peut apporter une facilité. Le problème est la confusion entre TCP/IP et Internet. On pourrait parfaitement autoriser l'utilisation d'un VPN (comme les GFA d'X25) qui constitue un réseau privé.
Même cette approche se heurte à un obstacle quasi infranchissable: l'utilisation de moyens radioamateurs en cas de catastrophe naturelle (ou non). Cet aspect de notre activité nous vaut des "privilèges" conséquents même s'il n’en est pas la cause exclusive (droit à l'antenne, dispense d'homologation..). Les réseaux d'infrastructure (réseaux publics ) sont les premiers à être impactés (cf. tempête 99, inondation Nîmes, St Barth...). Quand ils ne sont pas HS, ils sont saturés par l'afflux concentré des secours, des journalistes, des curieux, des gens qui cherchent à joindre leurs parents...). Ce fait est tellement avéré que l'ANFR vient de lancer son Hackathon des fréquences :
https://hackathon.anfr.fr/
 

73's Sylvain
 

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F6ITU
Il y a 3 heures, F8DNX a dit :

Je pense que c’est une erreur de croire que le RÉF devrait être moteur dans la pratique future de chaque candidat après l’obtention du précieux sesame s’agissent de vocation et d’envie de chaque individu 

il serait aisé de comparer ça au permis de conduire pour lequel une fois obtenu quasiment personne ne remet à jour ses connaissances du code de la route, mais est ce faute de l’etat? De la sécurité routière ou est-ce de la responsabilité des conducteurs ?

 

non, Thierry. Pas après, mais AVANT... le travail amont est plus important car il est préparatoire. Après, c'est trop tard, l'examen est passé, 80% des impétrants ne souhaitent plus prodiguer le moindre effort car leur situation est "acquise". Le REF est responsable de cet état de fait, tant politiquement que structurellement et culturellement (et continue de l'être). Pour le REF, l'exam permet de "devenir radioamateur". Merdre, dirait Père Ubu, ce n'est pas vrai ! l'examen est le premier pas qui permet, à la longue, de devenir radioamateur. L'indicatif ne fait pas l'OM, pas plus que l'adhésion au REF d'ailleurs.

c'est amusant que vous mentionniez le permis de conduire, j'utilisais cette analogie au fil d'un mail privé sur ce sujet

Et c'est un excellent exemple. Le permis, en Europe, coûte 3000 euros au moins, engraisse des éditeurs, des auto-écoles, une armada de parasites aussi inutiles que coûteux. C'est la sélection par le "savoir minimum requis" élevé, qui ne prend pas en compte l'esprit de la conduite, et renforce l'idée que le permis est une "richesse".

J'ai passé mon premier permis aux USA (pays ou les auto-écoles sont inconnues). Il m'a coûté 7 dollars et un photomaton, a duré le temps que je souhaitais, se limitait à un QCM de 40 questions, et le livret de code était offert par le bureau local du Department of Motor Vehicle. Statistiquement, les accidents mortels sont considérablement moins élevés qu'en europe (proportionnellement parlant). Et lorsque l'on s'est fait supprimer tous ses points, on le repasse... 7 dollars again. Et comme c'est une formalité enquiquinante, on évite d'avoir à le faire... donc une tendance à persévérer dans le respect de l'autre, dans celui également des limitations de vitesse, des priorité (on laisse passer les corbillards à Phoenis, AZ) et de l'amélioration de la conduite.

MAIS, la première chose que l'on apprend, en amont, avant d'avoir passé ledit permis, est que "il faut conduire avec courtoisie". Pas "avec prudence", pas "avec une automobile", pas "en tenant sa droite", pas "avec sa ceinture attachée" ni "en respectant les priorités"... avec courtoisie. L'esprit avant la technique. Et c'est ainsi que le premier arrivé à un carrefour passe avant les autres sans qu'un excité cherche à le griller (it's the law), C'est ainsi que les limitations de vitesse sont considérablement plus respectées qu'en France et que l'alcool au volant -réprimé par des peines de prison dès la seconde infraction-sont rarissimes. Et démarrer rageusement au vert -donc pas d'infraction à proprement parler- vous coûte trois points en Arizona pour incitation à l'excès de vitesse envers les jeunes conducteurs. L'esprit avant la technique, encore et toujours.

"ton permis radio est avant tout un droit à expérimenter"... il est inutile de préciser, ce point une fois inculqué, que le but n'est pas de s'essouffler derrière le dernier yaesucom en hurlant "céquioufailleveuna¨neu". Et c'est là que la volonté politique d'une association prend toute ses dimensions (et que le courage de ses dirigeants se mesure).

la sécurité routière, comme le mouvement radioamateur, n'est que le fruit du travail des instances qui en animent la pratique. 

imho

Marc

 

ps @ Sylvain. " On débattait de la volonté du REF de se faire attribuer une délégation pour faire passer l'examen, pas du contenu ou de la nature des licences"

je ne partage pas votre avis. C'est discuter de la manière de tirer la peau de l'ours en évitant de parler de sa taille, de son poids et du cours du pelage sur le marché. C'est bien là dessus que compte le REF : la discrétisation des questions. C'est là une forme de censure bien pratique pour obtenir un pronunciamento qui interdirait à toute personne consultée de s'interroger sur les fondements de la question.

du moins il me semble. 

Re-imho

 

 

 

 

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F8DNX
Il y a 2 heures, F1MYZ a dit :

Bonjour Thierry,

 

Vous me renvoyez à l'historique des licences. Si j'ai bonne mémoire (c'est une figure de style), la seule différence entre les les F(C)1 et les F5 résidait dans l'épreuve (uniquement en lecture) CW.
Les contenus réglementaire et technique étaient strictement identiques. On est donc loin d'une licence "bradée" et  l'accès des F1 au DK (que je ne pratique pas) est dû au constat lucide de la perte de vitesse de cette modulation (qui peut avoir des avantages que je ne nie pas).
Sauf erreur de ma part que vous ne manquerez pas de relever, historiquement, l'obligation de la CW était motivée par le fait que c'était longtemps le seul moyen de communiquer, qu'il fallait veiller régulièrement (et faire silence) sur les QRG de détresse et qu'il fallait pouvoir comprendre les ordres données par les stations qui avaient le statut d'utilisateur primaire sur certaines bandes partagées.

Pour le dernier point de votre intervention, je vais vous dire pourquoi je n'ai pas cru nécessaire d'aller répondre sur le site de la consultation. La première raison est que cette consultation n'a de consultation que le nom. Nous sommes dans un pays où la représentation parlementaire est régulièrement bafouée et ignorée, à coups de 49.3 ou d'ordonnances. la représentation syndicale subit le même sort (cf. code du travail, réforme SNCF). Je me garde bien de prendre position afin de ne pas transformer ce forum en annexe de FSP mais  ce constat est factuel et peut être dressé par chacun d'entre nous. Dans ce contexte que croyez-vous que pèse une poignée de tondus, désunis (comme des gaulois face aux romains), mal représentés et ne disposant d'aucune capacité de nuisance ? Les textes sont déjà écrits, il seront éventuellement cosmétiquement modifiés et certaines associations pourront chanter Victoire ;-((Cette concertation est à la concertation ce qu'est le canada dry au whisky.


 

73's Sylvain
 

Bonsoir Sylvain,

Je vais être vieux jeu, mais selon mois (et bien d'autres), avoir enlevé la CW, entre autres,  à l'examen sous des prétextes fallacieux, c'était vendre l'âme et le charme d'être radioamateur.

Sous prétexte que c'était un mode de moins en moins utilisés, il fallait alors le supprimer à l'examen.

Vous m'aviez posé une question sur le nombre de licenciés en France qui est d'environ 13000 radioamateurs, soit  0.0002% de la population Française et rangerai notre activité dans les has been, donc pourquoi ne pas parler de nous supprimer, puisque les moyens de communications sont bien plus efficaces aujourd'hui?

Pour être RADIOamateur, il aurait fallu conserver;

- l'enquête administrative

- l'apprentissage du code morse

- l'apprentissage nécessaire à la construction d'un émetteur (même basique)

- l'apprentissage de la réglementation et son application

- conserver des niveaux différents de licences

- la tutelle d'un vrai service de l'état capable de gérer et sanctionner les comportements déviants

mais on a préféré vendre l'âme du radio amateurisme, ce qui en faisait sa spécificité,  en créant une classe unique, jetant tout le monde dans le même panier, c'est un peu comme si demain avec votre permis B vous pouviez conduire une moto, un camion, un bus etc.

Et bien non, je n'aime pas ça parce qu’on a tiré notre activité vers le bas et déresponsabilisé les futurs opérateurs en préfèrent la quantité à la qualité.

Dans mon intervention, je ne vous parlais pas d'une licence bradée, mais d'une licence obtenue sans contrepartie.

 

Sur le second point que vous évoquez, sur ce fil ou sur un autre mais toujours concernant cette consultation, j'ai été le premier à dire que je n'y répondrais pour les mêmes raisons que vous évoquez plus haut, au moins sur ce point nous sommes en phase :)

Cordialement

 

Edited by F8DNX

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F1TAY

"Je vais être vieux jeu, mais selon mois (et bien d'autres), avoir enlevé la CW, entre autres,  à l'examen sous des prétextes fallacieux, c'était vendre l'âme et le charme d'être radioamateur. "

Faisons un peu d'histoire !

La télégraphie morse est née vers 1845 soit environ 50 ans avant la naissance de la T.S.F. D'autre part l'obligation en France de la connaissance du morse pour être radioamateur n'a été obligatoire que de 1946 à environ 1960. A partir d'environ 1960, conformément aux résolutions de l'U.I.T. la connaissance du morse n'était pas nécessaire pour opérer sur les fréquences radioamateurs supérieur à 30 MHz. Vers 2005 l'U.I.T. a supprimée l'obligation de la connaissance du morse pour opérer en dessous de 30 MHz. La France n'a fait qu'appliquer une résolution de l'U.I.T.

Donc le morse n'a pas été enlevé de l'examen sous "des prétextes fallacieux" mais suite à un changement de la réglementation internationale, d'autre part je ne vois pas le rapport entre le "l’âme et le charme d'être radioamateur" (selon votre curieuse formulation) et le morse ! Le radioamateurisme est née vers 1920, le morse vers 1845, le but du radioamateurisme n’est pas (et n'a jamais été) la pratique de la télégraphie mais l'expérimentation technique et l’instruction individuelle en matière de radio-électricité. La télégraphie n'est qu'un moyen parmi d'autre de faire une liaison par ondes hertziennes. Personne n’empêche l'amateur que cela intéresse de faire du morse, pas besoin d'une épreuve d'examen pour cela.

73 de Daniel

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F8DNX
Il y a 10 heures, F1TAY a dit :

La France n'a fait qu'appliquer une résolution de l'U.I.T.

Donc le morse n'a pas été enlevé de l'examen sous "des prétextes fallacieux" mais suite à un changement de la réglementation internationale, d'autre part je ne vois pas le rapport entre le "l’âme et le charme d'être radioamateur" (selon votre curieuse formulation) et le morse ! Le radioamateurisme est née vers 1920, le morse vers 1845, le but du radioamateurisme n’est pas (et n'a jamais été) la pratique de la télégraphie mais l'expérimentation technique et l’instruction individuelle en matière de radio-électricité. La télégraphie n'est qu'un moyen parmi d'autre de faire une liaison par ondes hertziennes. Personne n’empêche l'amateur que cela intéresse de faire du morse, pas besoin d'une épreuve d'examen pour cela.

73 de Daniel

Bonjour Daniel,

oui mais, selon son bon vouloir, car la France, état qui j'espère est encore souverain, avait la possibilité de ne pas l'appliquer.

Mais vous mélangez deux choses, et vous placez une de mes propositions dans un contexte plus général qui dépasse nos frontières administratives

Je vous parle des conditions d'obtention du certificat que la France pourrait mettre en place en toute liberté

D'ailleurs que ce soit la consultation de la DGE ou le billet du REF, elles ne font pas partie des résolutions de l'U.I.T me semble t il?

Je dis le plus simplement du monde que les conditions d'examen actuels n'ont fait que dévaluer notre hobby, j'en veux pour preuve que depuis l'harmonisation de cette licence, l'activité est en berne.

La mise en place de ce QCM à disposition de chaque candidat est une honte car en rien il ne préjuge des capacités morales, techniques des candidats.

Encore une fois, ne pas avoir imposer des barrières à ouvert la boite de pandore, mais c'est bien connu, les latins que nous sommes, n'aiment pas les contraintes.

Alors oui, le radio amateurisme est vidé de tout sens et lorsque l'on se gargarise d'un contact avec l'ISS pour redorer l'activité Radio amateur, pour sûr ça épate la galerie, mais lorsqu'on dit qu'avec un simple pocket c'est possible, ça fait moins rêver

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F4DBD

Bonjour à tous,

Thierry, tu penses sincèrement que c'est l'examen qui est la cause de tous les maux ? Perso j'en doute TRES TRES fortement.

Je ne vois pas l’intérêt de placer le débat sur des sujets qui ont généré tant de discordes au sein des radioamateurs depuis des décennies (type d'examen et Morse). Depuis 2004 je trouve franchement que le calme et la sérénité sont de mise au sein de la communauté. Le Morse est toujours pratiqué, les bandes n'ont pas été attaquées par des hordes de sauvages donc de ce côté tout va bien. Regardons l'avenir et ne reproduisons pas les erreurs du passé SVP.

Qu'on veuille faciliter l'accès à un centre d'examen, c'est une bonne chose à condition que cela soit fait dans le cadre d'un examinateur INDÉPENDANT pour éviter toute complaisance ou récupération.

N'oublions pas qu'un examen ce n'est qu'une porte d'entrée, un filtre rien de plus. Les seuls qu'il ennuie fortement ce sont bien souvent ceux qui ne voient dans le radio-amateurisme que la partie "blabla dans le micro". Si ces derniers arrivent quand même à passer et bien c'est aussi à nous tous de faire en sorte de leur démontrer qu'il y a autre chose que le blabla dans cette activité.

L'époque fait que les gens (surtout les latins) sont plus dans une optique de détente que d'effort dans leur temps libres.

Nos voisins font progresser leur nombre de pratiquants ? OK mais à quel prix, dans quel but et pour combien de temps ? Le temps de boucler un DXCC ?

Un document intéressant : radioamateur_par_pays.pdf

Il permet de relativiser pas mal de chose.

OK les USA (pays très étendu et très libre) et le Japon (ils fabriquent 90% du matériel) sont hors norme. La France avec 0.5% de radioamateurs a une différence très relative avec ses voisins allemands (2.5% de la population), anglais (2,4%) et italiens (1%). Ce n'est pas si énorme que ça ! Que dire des 1.3% de russes ? Forcément la démographie fait le nombre mais le pourcentage reste infime. L'objectif serait donc de doubler les effectifs pour atteindre 1% ? Cela fera quoi de plus à part augmenter potentiellement le nombre d'adhérents à des associations....?

Si c'est juste une question de renouvellement (pour combler le vieillissement) c'est donc principalement la promotion qui est en cause. Ce n'est pas l'état qui est responsable mais nos associations et nous tous ! Vouloir prendre le problème à l'envers pour en tirer profit est malhonnête.

Voilà mon avis.

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F8DNX
il y a 36 minutes, F4DBD a dit :

Bonjour à tous,

Thierry, tu penses sincèrement que c'est l'examen qui est la cause de tous les maux ? Perso j'en doute TRES TRES fortement.

 

Qu'on veuille faciliter l'accès à un centre d'examen, c'est une bonne chose à condition que cela soit fait dans le cadre d'un examinateur INDÉPENDANT pour éviter toute complaisance ou récupération.

N'oublions pas qu'un examen ce n'est qu'une porte d'entrée, un filtre rien de plus.

Bonjour Frederick,

 

bien sûr que non que ce n'est pas l'examen qui est la cause de tous les mots, ce sont les modalités de cet examen qui sont en partie en cause, mais c'est le filtre dont tu parles qui n'en est pas un sous la forme d'un QCM déjà obtenu par un enfant de 10 ans en France.

 

Bien sûr qu'on peut-être pro ou contre la cw et penser que ça ne sert à rien.

Il ne s'agit pas de relancer ce vieux débat mais d'installer ce véritable filtre qui conditionnerait l'obtention du certificat, après on pratique ou pas, ce n'est pas important.

Pour ton second propos, je suis en phase d'autant que je l'avais proposé sur ce fil avec les agents de la poste.

Pour terminer, ce filtre pour être efficace devrait être celui-ci:

- l'enquête administrative

- l'apprentissage du code morse

- l'apprentissage nécessaire à la construction d'un émetteur (même basique)

- l'apprentissage de la réglementation et son application

- conserver des niveaux différents de licences

- la tutelle d'un vrai service de l'état capable de gérer et sanctionner les comportements déviants

mais aujourd'hui, il n'en reste que ceci:

- l'apprentissage technique nécessaire à la construction d'un émetteur (même basique)

- l'apprentissage de la réglementation et son application

et avec le QCM, sans connaissance particulière, cela ne relève que du bachotage avec un peu de tactique en faisant des impasses du moment que l'on obtient 10/20 sur chacune des épreuves

Tu fais bien de me rappeler le Japon et les US qui pratiquent les licences en niveaux, pas comme chez nous ou tout le monde il est beau, il est gentil.

Donc oui, je me répète, les classes FA-FB-FC-FD et FE m'allaient bien mais comme dit plus haut, je suis totalement en phase en disant que la concertation n'est qu'un écran de fumée donc je ferais avec et je n'ai pas l'intention de me mettre les gens à dos, j'exprime juste un sentiment

Bien à toi

Edited by F8DNX

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F6BHW

Bonjour,

 Je ne pense pas qu’aujourd’hui le problème soit la télégraphie. Les examens ! Oui, compte tenu des ambitions (démesurées) du REF en la matière (Cf. mon message à ce sujet) ajoutées a la demande de suppression de la taxe annuelle de 46 euros (qui n’a pas augmentée depuis 1992)

 Je serai plutôt pour la revalorisation de cette taxe afin d’assoir une reconnaissance forte auprès des pouvoirs publics. Car bien entendu un examen organisé par les associations, plus la suppression de la taxe c’est la mort lente assurée de cette activité !...

 Revenons au sujets du moment et notamment à la position du REF concernant le projet de décret :  Extrait de la note du REF à la DGE

 « Sur le champ d’application du décret :

Nous devons tout d’abord vous faire part d’une incompréhension quant au champ d’application du projet de décret. En effet, si les « entêtes »de celui-ci mentionnent qu’il « précise les conditions dans lesquelles les installations radioélectriques utilisées par les services d’amateur peuvent se connecter à un réseau ouvert au public », le texte même du décret ne restreint pas son application au service d’amateur, puisqu’il énonce que « une installation radioélectrique [sans distinction] peut utiliser un  réseau indépendant connecté à un réseau ouvert au public ».

 « D’autre part, le service d’amateur par satellite, service distinct défini par l’article 1.57 du Règlement des Radiocommunications (RR), n’est pas visé dans le préambule de votre projet alors qu’il a selon nous vocation à bénéficier des mêmes possibilités d’interconnexion. »

 

Analyse juridique de cette proposition du REF :

 1/ Voyons d’abord le cadre juridique applicable :

 Concernant le décret, celui-ci repose notamment, sur les articles suivants du code des postes et communications électroniques (CPCE) qui précisent les conditions d’établissements et d’exploitation d’un réseau indépendant : l’art L. 33-2, L.32 alinéa 4, l’art. 36-6, alinéa 4 et les articles. D. 99 à D. 99-3.

D. 99 En cas de nécessité imposée par l'ordre public, la sécurité publique ou la défense nationale, l'exploitant d'un réseau indépendant se conforme aux instructions des autorités judiciaires, militaires ou de police, ainsi qu'à celles des autorités chargées de la régulation du secteur des communications électroniques telles que définies au paragraphe I (3°) de l'article L. 32-1.

D. 99-1 Lorsqu'un réseau indépendant est connecté à un réseau ouvert au public, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes peut à tout moment demander à l'exploitant de justifier des moyens mis en place pour que cette connexion ne permette pas l'échange de communications entre des personnes autres que celles auxquelles l'usage du réseau est réservé.

D. 99-2L'exploitant d'un réseau indépendant doit prendre toute mesure pour préserver l'intégrité et la sécurité des réseaux ouverts au public auxquels son réseau est connecté. A ce titre, il veille à ce que les terminaux destinés à être connectés indirectement à un réseau ouvert au public soient conformes à la réglementation en vigueur. Lorsque l'équipement d'interface n'apporte pas les garanties nécessaires, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes peut ordonner la suspension de la connexion à un réseau ouvert au public, notamment à la demande de l'exploitant dudit réseau, lorsque cette connexion est susceptible de porter atteinte à l'intégrité ou à la sécurité de fonctionnement du réseau ouvert au public.

D. 99-3 L'implantation des réseaux indépendants respecte les prescriptions en matière d'environnement, d'aménagement du territoire et d'urbanisme édictées par les autorités compétentes.

 L’Article L33-2  du CPCE :  « Un décret, pris après avis de la Commission supérieure du numérique et des postes, détermine les conditions générales d'établissement et d'exploitation des réseaux indépendants en ce qui concerne la protection de la santé et de l'environnement et les objectifs d'urbanisme, les prescriptions relatives à l'ordre public, la sécurité publique et la défense, et les modalités d'implantation du réseau que doivent respecter les exploitants. Il précise les conditions dans lesquelles ceux-ci, ainsi que les installations mentionnées à  l'article L. 33-3, peuvent, sans permettre l'échange de communications entre des personnes autres que celles auxquelles l'usage du réseau est réservé, être connectés à un réseau ouvert au public.

Un exploitant de réseau indépendant ne peut conférer à son réseau le caractère de réseau ouvert au public sans déclaration préalable dans les conditions prévues à l'article L. 33-1. A défaut, l'exploitant peut être sanctionné dans les conditions prévues aux articles L. 36-11 et L. 39. »

L’Article L. 32 du CPCE alinéa 4 précise la notion de réseau indépendant. « On entend par réseau indépendant un réseau de communications électroniques réservé à l'usage d'une ou plusieurs personnes constituant un groupe fermé d'utilisateurs, en vue d'échanger des communications internes au sein de ce groupe ».

L’Article . L. 36-6 Dans le respect des dispositions du présent code et de ses règlements d'application, et, lorsque ces décisions ont un effet notable sur la diffusion de services de radio et de télévision, après avis du Conseil supérieur de l'audiovisuel, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes précise les règles concernant :

4° Les conditions d'établissement et d'exploitation des installations mentionnées à l'article L. 33-2 et celles d'utilisation des réseaux mentionnés à l'article L. 33-3 ;

 

2/ Analyse de la proposition du REF pour un décret « radioamateur Only !... »

 A la lecture, le REF sollicite que le décret soit limité aux radioamateurs  « avec des références spécifiques dans les visas et dans sa rédaction».

 A la lecture des différents textes législatifs précités, on ne peut que s’interroger sur la légalité d’un tel décret qui serait donc limité aux radioamateurs comme le demande le REF !

 Car en l’espèce, et contrairement à ce qu’écrit le REF, l’art. L. 33-2 précité soumet toutes les installations (radioamateurs ou non) autorisées en application de L. 33-3 du CPCE aux mêmes règles juridiques pour leurs connexions à un réseau ouvert au public prévu a l’art. L. 33-2 du CPCE.

 Extrait du L. 33-2 . Il précise (le décret) les conditions dans lesquelles ceux-ci, (les réseaux indépendants) ainsi que les installations mentionnées à  l'article L. 33-3, peuvent, sans permettre l'échange de communications entre des personnes autres que celles auxquelles l'usage du réseau est réservé, être connectés à un réseau ouvert au public.(ce texte c’est la loi il est impossible qu’un décret chargé de préciser la loi soit plus restrictif que la loi …)

 En effet, a la lecture de l’article L. 33-2 du CPCE, celui-ci précise qu’un décret doit fixer les régles pour la connexion à un réseau ouvert au public des installations mentionées à l’art. L. 33-3. Il semble donc bien qu’un décret limité aux radioamateurs serait un peu court juridiquement. Car il y a d’autres équipements radioélectriques sur le marché, que ceux pour les radioamateurs, mais autorisées également sur la base de l’art. L. 33-3 du CPCE.

 En effet, si l’on pousse le résonnement jusqu’au bout, les postes CB qui sont de meme nature juridique et technique que les équipements de radiaoamateurs ne seraient donc pas autorisés à créer et utiliser des réseaux L. 33-2 sur la base de ce décret exclusivement limité aux radioamateurs conformément au souhaits du REF … Il y aurait là une rupture d’égalité évidente et une annulation du decret radioamateurs a coup sur au Conseil d’Etat (…) Ainsi, le decret en visant les équipements autorisées en application de l’art. L. 33-3 est totalement conforme a la loi et ne risque pas l’annulation.

 Concernant les radioamateurs ayant un indicatif F0XYZ là encore juridiquement la rédaction de l’art. L. 33-2 ne permet pas (au niveau de ce décret)  de les exclure ils sont bien autorisés eux aussi sur la base de l’art. L. 33-3.

 Enfin, il faut noter que ce type de réseau indépendant (spécifique aux radioamateurs) ne relève pas juridiquement du service d’amateur dans sa définition internationale du Règlement des Radiocommunications de l’UIT (voir mes analyses juridiques précédentes)

 Hé oui, le monde radioamateur est un monde a part et bien séparé du monde des télécom professionnelles. Et bien entendu si ce monde à part des radioamateurs entend utiliser les réseaux professionnels ou publics bien évidemment c’est toute la réglementation des réseaux professionnels qui va s’appliquer (…)

 3/ Conclusion :

Donc nous y voilà !... le piège se referme. En effet,  que le décret soit « radioamateur Only » comme le demande le REF ou pas !   Cela ne changera rien : les règles des réseaux indépendants et des réseaux publics prévues par le CPCE vont s’imposer !.. Et dans ce schéma l’indicatif radioamateur n’est que l’équivalent d’un N° de téléphone !... avec en plus les obligations spécifiques de la réglementation des services d’amateur qui viennent s’ajouter ! Et éventuellement l’ARCEP qui peut en remettre une couche réglementaire (Cf. Art. L.36-6 alinéa 4 précité)

73 Cordialement

f6bhw Robert

 

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F4HTQ

Bonjour,

Juste un point "technique" en passant.

Si le projet de décret en question impose une gestion d'identification qui va au delà de notre système d'indicatif, c'est car il n'est en rien sécurisé.

Le soucis de pouvoirs publics est la traçabilité de tout ce qui se promène sur internet, ils veulent pouvoir mettre l'identité d'une personne physique en face une IP. Notre système d'indicatif parlé dans le micro n’intègre aucune protection. N'importe qui, radioamateur ou non, peut utiliser l'indicatif de n'importe lequel d'entre nous.

Cela passe forcement par une sécurisation par identifiant/clef, et amène donc toutes les questions rattachées à la gestion de ces comptes.

Nous ne pourrons jamais négocier ( et les motivations du REF dans cette demande ressemblent plus à un exercice de communication qu'autre chose   ) une connexion vers un réseau grand public  sans ce système d'identification.

David.

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F6BHW

Bonjour,

David, vous avez parfaitement compris la problématique de ce décret  (et il ne s'agit pas d'un point technique mais bien du coeur du sujet !)

Cordialement

73 Robert f6bhw

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Guest
Le 16/05/2018 à 12:56, F6BHW a dit :

Bonjour,

 Je ne pense pas qu’aujourd’hui le problème soit la télégraphie. Les examens ! Oui, compte tenu des ambitions (démesurées) du REF en la matière (Cf. mon message à ce sujet) ajoutées a la demande de suppression de la taxe annuelle de 46 euros (qui n’a pas augmentée depuis 1992)

 Je serai plutôt pour la revalorisation de cette taxe afin d’assoir une reconnaissance forte auprès des pouvoirs publics. Car bien entendu un examen organisé par les associations, plus la suppression de la taxe c’est la mort lente assurée de cette activité !...

Bonjour Robert (et les autres).

+1

C’est ce que j'ai souligné en faisant courtoisement observer que l'on changeait de sujet de discussion.
En poursuivant cette logique à l’extrême, le "vrai" radioamateur devrait construire un émetteur à étincelles (bobine de Ruhmkorff), utiliser un cohéreur de Branly (une galène pour les hyper techniciens) et la sacro-sainte CW.
N'oublions pas l'enquête des RG pour vérifier que l'on a pas affaire à un dangereux anarchiste, voire un terroriste.


Le spectre hertzien fait partie du domaine public. Son occupation/utilisation moyennant finance nous donne des droits (comme les commerçants qui payent une taxe pour leur terrasse qui empiète sur le trottoir). Vouloir la gratuité, c'est démagogique (regardez ce que coûte le moindre abonnement à un club ou une association) et nous priverait de ce minimum de protection. Autant dire que les bandes OM deviendraient, en France, des bandes ISM ;-(

Le 16/05/2018 à 12:56, F6BHW a dit :

D. 99-2L'exploitant d'un réseau indépendant doit prendre toute mesure pour préserver l'intégrité et la sécurité des réseaux ouverts au public auxquels son réseau est connecté. A ce titre, il veille à ce que les terminaux destinés à être connectés indirectement à un réseau ouvert au public soient conformes à la réglementation en vigueur. Lorsque l'équipement d'interface n'apporte pas les garanties nécessaires, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes peut ordonner la suspension de la connexion à un réseau ouvert au public, notamment à la demande de l'exploitant dudit réseau, lorsque cette connexion est susceptible de porter atteinte à l'intégrité ou à la sécurité de fonctionnement du réseau ouvert au public. 

Pour 99.99% d'entre nous, l'élément d'interface qui garantit l'intégrité et la sécurité du réseau ouvert au public est la box (rarement un simple modem) du FAI qui conserve les données de connexion (même si la CJUE a rendu un arrêté très restrictif ).

 

Le 16/05/2018 à 12:56, F6BHW a dit :

D. 99-1 Lorsqu'un réseau indépendant est connecté à un réseau ouvert au public, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes peut à tout moment demander à l'exploitant de justifier des moyens mis en place pour que cette connexion ne permette pas l'échange de communications entre des personnes autres que celles auxquelles l'usage du réseau est réservé. 

Donc l'inter-connection n'est pas interdite tant que le réseau privé reste accessibles aux seuls utilisateurs autorisés. Ce qui est prohibé, c'est de l'ouvrir au public (ou alors on change de statut).
Je pense que personne ne souhaite trouver, en émission sur nos bandes, des utilisateurs non radioamateurs qui seraient arrivés par une passerelle Internet. Il me semble que le VPN que j'ai déjà évoqué serait de nature à garantir cette "étanchéité".

 

73's Sylvain

Edited by Guest

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F6BHW

Bonjour Sylvain, f1myz,

 Une précision d’abord, je cite les textes du CPCE et rien d’autre qui règlent les conditions de mise en œuvre des réseaux indépendants (D. 99 a D. 99-3 du CPCE). Il s’agit en l’espèce, de textes du niveau du décret donc qu’ils s’appliquent aux réseaux L. 33-2 (radioamateurs ou non)

 Par ailleurs, je vous précise que si je suis un « bon » juriste je suis un pas « très bon » technicien du numérique et des réseaux !...

 Concernant le contrôle des intervenant (D. 99-du CPCE) sur ce type de réseaux cela est incontournable c’est en cela que l’ARCEP peut demander les mesures prises par le responsable du réseau pour contrôler que les intervenants sont les personnes enregistrées. Mais comme je l’ai déjà écris ici et ailleurs, ce sont surtout les listes oranges qui seront exclus de ce type de réseaux.

 Enfin, j’ai bien compris que le gros problème du milieu radioamateur c’est les conditions d’attribution et de gestion des codes d’accès a ces futurs réseaux et là c’est l’éternelle rivalité (…)

 Sinon, je partage globalement votre position. Mais il y a des textes qui s’imposent. (C’est ces textes que j’ai cité en début de mon analyse) Il faut attendre maintenant ce que l’Administration va prendre comme décisions ???

 

Enfin, un dernier mot qui n’a rien a voir avec votre intervention, sur la proposition du REF, (que je viens de terminer de lire) concernant les indicatifs spéciaux qui demande une grille de 24 préfixes d’indicatifs spéciaux uniquement pour les territoires ultra-marins (…). A priori, pourquoi cette volonté permanente du REF de vouloir toujours tout réglementer ?.  Le radioamateur français est suffisamment intelligent pour choisir la structure de son indicatif spécial personnel. Le cadre réglementaire actuel concernant les indicatifs spéciaux est précis, très large et chacun peut ainsi choisir, pour son plaisir, son indicatif en fonction de ses critères personnels 

 Cela s’appelle la liberté !..

 Cordialement 73, Robert f6bhw

 

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