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Olympe : les SDR type DDC/DUC

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Sur une idée de Jean Pierre F5MI, qui a suggéré le mot « Olympe », lequel synthétise bien l’idée de cette galaxie (les gens « chébran » parlent d’écosystème), cette galaxie donc de radios logicielles de type DDC/DUC.

Par DDC/DUC l’on entend tout transceiver -ou simple récepteur – mettant en œuvre un échantillonnage direct. Donc un convertisseur analogique/numérique dans le sens réception, et un convertisseur numérique/analogique en émission.

Par radio logicielle, on entend radio dont la démodulation des informations est assurée par un logiciel, sous-entendu un programme modifiable par l’utilisateur, capable de fonctionner sur un ordinateur disposant d’un système d’exploitation couramment répandu, et non un DSP lié à un microcode (firmware) généralement propriétaire. Logiciel si possible capable d’être supporté par la majorité des plateformes matérielles (voir plus après, provenant du commerce ou fabriquées « maison ») et système (Windows, Linux, OS/X, Android)

Olympe, quand à elle, désigne l’ensemble, la galaxie matérielle et logicielle qui, depuis le début du mouvement OpenHPSDR (High Performance Software Defined Radio), a souvent tiré ses noms de codes du pandémonium Grec (Atlas, Penelope, Pandore, Métis, Hermes…), mais également Romain (Janus, Mercure..), Scandinave (Munin, Thor, Odin..), voir dans les personnage poétiques (Ozymandias).

Olympe désigne donc une foultitude de projets, logiciels, matériels, protocoles de communication, gatewares, qui tous sont capables de communiquer entre eux et d’évoluer avec le temps. C’est là, on s’en doute, tout ce qu’évitent de réaliser les vendeurs d’équipements commerciaux destinés aux radioamateurs, car la moindre standardisation supprimerait toute possibilité de refourguer un nouveau modèle chaque année… rien n’est plus dangereux pour ce monde-là qu’une architecture développée librement, dont les schémas et les logiciels sont disponibles « en ligne » et dont il suffit de modifier quelques lignes de code pour évoluer vers la version N+1, et ce quand bien même le socle matériel aurait plus de 20 ans d’ancienneté (ceci n’excluant pas la présence de réalisation commerciales d’ailleurs).

 

Olympe enfin, c’est l’assurance d’un développement futur assuré (quoi que parfois très chaotique) et d’une ligne directrice capable d’évolution. Ce fil de discussion début en 2019, à l’heure ou les plateformes OpenHPSDR issues du projet Hermes sont en fin de vie. Deux évolutions matérielles sont en cours de développement et devraient prendre la relève : Minerva de Phil Harman VK2PH, et Hermes V2 du groupe historique OpenHPSDR

(à suivre)

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F6ITU

Pour planter le décor, vivent dans l’Olympe

-          des plateformes matérielles :

o   L’antique OpenHPSDR (https://openhpsdr.org/index.php) (circa 2008, arrêté en 2012)

o   Hermes, le premier successeur « monocarte » (2011) https://openhpsdr.org/hermes.php

o   Les production Apache Labs, dont certaines cartes (Hermes, Angelia) sont liée à un contrat de fourniture Open Hardware

o   HiQSDR, de Jim Ahlstrom N2ADR, repris par DL1KDA (16 bits 125MSPS) http://hiqsdr.com/index.php?title=Main_Page

o   Odyssey, alias Ody-SDR de David Fainitski, N7DDC http://ody-sdr.com/, (16 bits 125MSPS) plan non divulgués (donc « closed hardware ») mais gateware open source, platine à monter, pas de production commercialee

o   Hermeslite de Steve KF7O http://www.hermeslite.com/ (12 bits 68MSPS) open source, open gateware, open hardware, totalement conçu avec Kicad. A l’heure actuelle, c’est probablement le meilleur rapport qualité/performances/prix toutes catégories. A monter soi-même ou accessible « tout monté » et sans boitier. Instructions de montage sur le wiki de l’Electrolab https://wiki.electrolab.fr/Projets:Lab:2018:Hermes_Lite

o   Red Pitaya, une plateforme initialement conçue pour l’enseignement technique et l’instrumentation, détournée et transformée en SDR (14 bits 125MSPS, une nouvelle version 16 bits est sur le point d’être vendue). Plateforme propriétaire totalement fermée, la moindre modification nécessite un sérieux « reverse engineering ». En revanche, le gateware développé par Pavel Denim -celui qui précisément transforme la carte Red Pitaya en SDR compatible OpenHPSDR- est totalement ouvert et documenté http://pavel-demin.github.io/red-pitaya-notes/ . Le travail de Pavel est absolument remarquable. Il supporte tous les protocoles un peu exotiques de l’OpenHPSDR (penny, Alex, le support de Pure Signal..) et même quelques extension imprévues (codec notamment)

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F6ITU

-          Des plateformes logicielles

o   PowerSDR mRX, dérivé open source du logiciels client de la société Flex, et adapté à la plateforme OpenHPSDR https://github.com/TAPR/OpenHPSDR-PowerSDR/releases

o   Kiss Konsole, un client léger https://github.com/TAPR/KISSKonsole

o   Bien entendu GNU Radio https://www.gnuradio.org/

o   Quisk de James Ahlstrom http://james.ahlstrom.name/quisk/

o   SDR Radio de Simon Brown https://www.sdr-radio.com/Blog/Author/simon-brown/aid/10

o    Les multiples production de l’infatigable John Melton, G0ORX, notamment son client Linux  LinHPSDR https://github.com/g0orx/linhpsdr , une version Android openHPSDR https://www.amazon.fr/John-Melton-g0orx-n6lyt-OpenHPSDR/dp/B00QPIS9AE/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=ÅMÅŽÕÑ&keywords=openhpsdr&qid=1559821416&s=gateway&sr=8-1 , l’architecture client/serveur de SDR GHPSDR https://github.com/g0orx/ghpsdr et son « fork » par Alex Lee 9V1AL baptisé GHPSDR3-Alex http://napan.ca/ghpsdr3/index.php/Main_Page

o   Le superbe SparkSDR qui permet d’ouvrir 7 récepteurs sur 7 fréquences simultanément et trafiquer en mode numérique http://www.ihopper.org/radio/

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F6ITU

-          Des évolutions technologiques normées

o   Essentiellement la pré-distorsion qui compense les erreurs de linéarité des amplificateurs de puissance (Pure Signal en langage HPSDR). Il faudra attendre 7 ans avant qu’un marchand de transceivers du commerce comprenne à quoi tout cela pouvait servir et l’intègre dans ses productions (Elecraft K4). Pure Signal est supporté par le gateware de Pavel Denim pour la Red Pitaya, par le Hermes Lite de Steve Haynal, par le logiciel client SDR Radio de Simon Brown, et  bien entendu par PowerSDR mRX de l’OpenHPSDR.

o   EER amplification à haut rendement (on parle de plus de 85%, à comparer aux 45% d’un linéaire en classe AB) supporté par les plateformes Hermes, Red Pitaya, HermesLite. Gain de température, de consommation d’énergie, d’efficacité de la partie puissance… aucun vendeur de boutons n’est encore parvenu à intégrer ce mode sur ses émetteurs.

o   Echantillonnage de l’ensemble du spectre, de 100 kHz à 60 MHz. Et par voie de conséquence, lancement d’autant de « récepteurs » indépendant ouvrant une fenêtre sur le spectre en question, en fonction des capacités de traitement de l’ordinateur supportant le logiciel client

o   Support de n’importe quel type de modulation SANS ajout matériel, quel qu’il soit. Que l’on souhaite faire de la SSTV, de la voix numérique avec FreeDV, du TTY, de l’AM/SSB/FM, des transmission « pure data », des modulations complexes au normes militaires OTAN, de la gigue de fréquence, de l’émission à faible taux d’énergie par bit… sky is the limit. Là encore, c’est le genre de caractéristique qui ne plait pas nécessairement aux « big three ».

o   La disparition sur les forums radioamateurs des questions stériles du genre « ou puis-je acheter le câble qui relie le TJX6250 et mon TXPR 2224 ? » car toutes les interconnexions relèvent désormais soit d’un redirecteur virtuel interne à l’ordinateur, soit d’un brin réseau.

o   La disparition des jolis boutons chromés et des écrans multicolores… et des discussions qui en découlent. Un SDR, c’est une boite avec 3 prises : antenne, alimentation, réseau.

o   Le retour à une éthique du radioamateur basée sur la construction personnelle, le développement de logiciels et de matériel radio, car, à part quelques vendeurs de boites à chaussure (Apache, Flex, Elecraft) qui tentent de s’accaparer et propriétariser les radios logicielles en refourguant du prêt à consommer, tout ou presque peut être « fabriqué/pondu/compilé » maison. Sans ordinateur et fer à souder, les SDR sont décevants.

Le décor est planté, l’auberge Espagnole est ouverte…à chacun d’y apporter ses victuailles.

 

Marc

 

 

 

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F5MI
Posted (edited)
Bonjour à tous,
Je vais inaugurer Olympe avec une idée qui pour le moment est encore trés vague mais qui pourrait prendre forme lorsque la construction et la mise au point d'Hermès Lite 2 sera terminée.
Il y a longtemps j'ai fait une étude qui est restée lettre morte sur mes pages perso, mais que je livre à votre sagacité.
On utilise des circuits intégrés: l'AD 9866 dans HL2, le LTC2208 dans l'Angelia, et d'autres.....bien en deçà de leur possibilités
Si l'AD 9866 n'est pas utilisable après 60 Mhz, le LTC et toute sa famille sont utilisables au delà de 500 Mhz, ce qui rends leur utilisation en 144 Mhz tout à fait possible, et ça rejoint l'étude que j'avais faite, mais qui n'a pas eu de suite à l'époque (Le coût des cartes ICS-554 s'avérant hyper prohibitif et la programmation d'un FPGA encore plus aléatoire qu'aujourd'hui).
Je publierai dans les jours à venir un topo sur la réalisation d'un RX 144-146 SSB pour commencer..afin de lancer la discussion sur le hardware.. Viendra ensuite la question de l'écriture d'un programme sur un FPGA (Virtex ou Cyclone...). Je pense que la meilleure des choses sera de faire un schéma bloc des différents modules à programmer. La question de savoir comment? Il y a des copains qui sont dans le coup là dessus, qui font des conférences, dont en plus c'est le boulot... HI Je ne vise personne...😍
Et si un OM a une idée lumineuse pour traiter la sortie parallèle 16 bits d'un LTC2208 échantillonné à 80 Mhz, sans FPGA..La communauté lui en saura gré!
73's
Jean Pierre
 
Edited by F5MI

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F6EHJ

Bonjour,
Bravo Marc pour cette présentation fort synthétique.
Gérard
F6EHJ

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F6ITU

Je n'y suis pour rien... c'est l'histoire des SDR qui a tout fait 🙂 

Dans un moment d'ego démesuré et de gonflement de chevilles, j'en profite pour montrer à ceux qui buteraient sur  l'aspect "réseau et oui, il FAUT un ordinateur", la capture d'écran suivante (voir ci après)

donc, "le transceiver du jour est.... am-stram-gram pic pic et colégram..." D'ailleurs, plus vicieusement, je parviens à tous les activer via des VM différentes, il serait peut-être temps que les développeurs de soft client commencent à plancher sur une version "conteneurisée" (dockerisée) de LinHPSDR par exemple

Il manque encore une carte Angelia et un Odyssey, mais l'on comprend bien vite le petit problème de calcul suivant

Soit 5 radio logicielles sur un seul et unique réseau.

Sachant que la moins puissante des stations peut activer 7 récepteurs différents, le double  au moins si l'appareil dispose de deux ADC, de pas mal de mémoire, d'un gros fpga et d'une station de travail pas trop flemmarde

Calculez

- combien il faut d'opérateur pour gagner TMzérobiduletruc en mono-multi

- c'est qui qui s'occupe du fouillis d'antennes nécessaire à tout ce petit monde

- l'antenne large bande déca absolue existe-t-elle ? (ça, c'est spécial Francis) 

- si l'on colle tout ça en FT8 ou 4, combien de minutes sont nécessaire pour récupérer les diplômes  DXCC WAB WAC etc (les temps doivent être fournis en tasses de café, seule unité de mesure temporelle acceptable) 

fin du troll

Plus sérieusement, la véritable question est "à partir de combien de transceivers de ce type il faut envisager un réseau local 10 Gibabit par seconde. 

La seconde question est : ne pensez vous pas qu'il serait temps que l'on s'intéresse aux nouvelles formes d'onde à spectre fractionné (et au large bande si l'on regarde au dessus de 10 mètres) ? 

Enfin, pour avoir longtemps fait de la brasse coulée dans la gestion des commutations de filtres de l'OpenHPSDR (version "gateware" et version "software"), je me demande s'il ne serait pas possible d'intégrer dans le soft client -ou via un module externe- un logiciel de gestion plus souple et plus adaptatif des filtres à bande passante variable. En gros, un peu plus d'intelligence sur le frontend en fonction des fréquences couvertes. (et indirectement, ça rejoint un peu le projet de F5MI, car rentre en ligne de compte, du moins en partie, le filtrage servant à l'élimination des zones de Nyquist indésirables) 

j'arrête de rêver

Marc

 

 

 

 

 

 

 

sdr-list-small.jpg

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F4HJH

Bonjour,

merci pour cette synthèse. Je me lance dans le domaine et vous donnez un petit aperçu des "standards open source" et des principales notions à s'approprier.

Je me suis lancé avec deux OM de mon radio club sur de l'USURP et GnuRadio et on en a "bavé" mais nous avons fait des progrès ensemble sur le sujet, pas forcement au même rythme, mais c'est plaisant dans le cadre de nos TP du samedi après-midi au Havre.

Pour ma part, j'avoue avoir eu un peu de mal sur le sujet, on peut se dégoûter assez vite si l'on ne progresse pas.

J'ai choisi l'option Red Pitaya sous différentes configurations :

- 14Bits 125 Mhz "Packagée Ready to use" : OS Tem Labs + Module "C25" Amp 10 W HF + LPF piloté en I2C. Côté Soft : Powed SDR Edition Charly25

C'est pas mal pour un débutant, et je me suis débarrassé de mon IC-7000 que je viens de vendre sur eBay....

Donc si j'ai besoins d'établir un contact, cela reste possible : (mais je trafique que très peu)

grtDQMaVfncIyskw9kYfQXxu3FXan6qL3QysMuUI-DvR5SvJU6MM6FUR53E_DnsfSP-RJJ55_DA9nNI1br1R3eYqwK80WQN8DtWz38KQRcXoZUcGNZGf0gOo4ErDJ6xB_o3nFZieRwCv9yWG2QaP14_PDwfdlIJ7BFmYBxi5jq-pJ0F0Xht1X5VOEhbghGpFmal-YsXj72gM3ngKilM3tkBCZT0HvdR_Na5fhdXPvJSFwbGGsZpmkaGXjaiTKIOD-VTFAW0z2jC2LR2mAB4LVgCtqLbKJoZ7feWcvgXpUhoEwl1mkpy6x8IAd6S4Pd37ITvZqtJ6ohtBCl-OHiYEkQ3H6Ho2AfmwRXlEg1canpgoBlx2xnzXkbsNUsyo_M4uBsi-_ovkUxWWf4reRoV9rb3DdYEJTh2VXceS8sYUdrhIOMA8LVYQxtmHOgaV1jXSMly5r0LPMTqKOB9gl1nZ_fxaTxGBWrclCUpO297Df13lGF_mIrGrRf8E4ZvQXmipZ_n0FNcXh7mElwiin9uX61zKS4YMgcf7WcpZSI1EEB8NH_7jINdNXrfjFXlZGsotG3oHrzmcvzbV_gjnKZ_kIJR_WlScetQySEgZqgbiic_6U51Psn82iutacJTfbswJ-Bs5bQpe2y1ggQh82t4Dphy6Whhx4Xk=w1247-h935-no

- 16Bits 122.88 Mhz que je viens de recevoir : C'est mieux car rien ne fonctionne pour le moment 😊 = il y a tout à faire.

Je pense m'orienter vers le socle de Pawel Denim pour rentrer dans le fonctionnement intrinsèque et comprendre l'architecture HARD/Soft HPSDR

J'aurais donc tout à faire : toute la chaîne d'amplification, de filtrage et de pilotage des filtres et de l'ampli. 

Je pense que je vais m'inspirer de vos travaux pour progresser

Christophe

 

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F4DBD

Hello,

Génial ! Je suis justement en train de penser que ce serait parfait pour mon projet de TX/RX 50 MHz !

Je vais suivre tout ça et probablement me lancer car aujourd'hui un transceiver pour juste le 6m on n'en trouve pas.

Cela sera une excellente occasion pour m'initier à la technologie SDR 

73, Fred.

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F6ITU

Bonjour Christophe

Honte à moi, j’ai oublié l’USRP et le QSR1 dans la bagarre… mais ce sont des outils plus « hacker » que « radioamateur » (ceci est une appréciation sans la moindre connotation péjorative). On peut également ajouter tous les LimeSDR, HackRF etc etc.. je ne voulais pas faire preuve d’ostracisme numérique.

La carte Red Pitaya, bien que fermée comme une huitre coté matériel, nous a permis de tester la totalité des fonctions du retrofit Alexiares. Grâce au gateware de Pavel Denim, elle est totalement compatible (on disait « bug for bug compatible » à une époque) avec le protocole Alex de l’OpenHPSDR. (voir https://f6itu.wordpress.com/2018/07/19/alexiares-retrofit-all-boards-are-up-and-running/ ). Soit via un bus SPI, soit via I2C (mais dans ce cas, certaines limitations mineures sont à prendre en compte)

Je n’ai pas suivi le groupe Charly 25 ou Stemlab et leurs développements pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’ils ont tout prévu pour « enfermer » leurs usagers dans une configuration sans issue autre que leurs propres développements, avec une version très particulière de PowerSDR. C’est rédhibitoire. Je souhaite pouvoir passer de PowerSDR à Quisk, et de Quisk à Kiss Konsole etc sans avoir à faire une croix sur les paramètres de pilotage de mon frontend.

La seconde, c’est que je reste persuadé qu’une ribambelle de filtres passe-bande « lame de couteau » n’est pas la meilleure des choses sur un SDR de ce type. Mais l’avantage, c’est que ça « tombe en marche » dès que l’on branche. Ils ont refusé de voir deux choses :

-           Pour saturer un adc 14 bits 125 MSPS, il faut se lever de bonne heure ou habiter à coté des antennes de RTL. L’usage de filtres conçus « old school période mixer traditionnels » est overkill. J’irais même plus loin. Hors grandes villes ou cité industrielle, il est rarissime que l’on ait besoin de filtrage à la réception. Ça, peu d’utilisateurs de SDR l’admettent… suffit d’essayer.

-          Abondance de filtrage peut nuire à l’ADC, malgré les mécanismes de « dithering » (injection de bruit en amont de l’échantillonneur) prévus pour améliore le plus possible la dynamique d’échantillonnage. Voir à ce sujet l’article de DL4AOI http://saure.org/cq-nrw/2017/10/27/7528/ sur l’obnubilation du sacro-saint IP3. C’est une charge sabre au clair contre la vision superhétérodyne bande étroite de stemlab et charly25.

Ce sera pire avec un 16 bits bien entendu.

Une parenthèse pour dire que je suis dans une démarche proche de la votre : cap sur le 16 bits, avec une carte Angelia, et une autre Odyssey-2, dans les deux cas construites « from component level ». y’a encore du boulot avant que ce soit achevé.

L’avantage, avec la Red Pitaya 16 bits avec les développements de Pavel Denim, c’est que l’on bénéficie de quasiment 20 ans de bidouilles, adaptations, logiciels satellites, conseils de raccordement à des amplis de puissance ou à des transverters et j’en passe.

Le fonctionnement de l’environnement OpenHPSDR est en grande partie lié à l’étage de sortie, documenté sur

https://www.tapr.org/kits_alex.html

Schémas et protocole détaillés  sur

https://www.tapr.org/pdf/ALEX_Manual_V1_0.pdf

(voir en fin de pdf)

de manière sommaire, c’est un ensemble de filtres passe bas et passe haut  totalement indépendants, d’un réseau de commutation d’antennes, de préampli commutable, de gestion du full duplex, qui constituent un « passe-bande » paramétrable du 5eme au 7eme ordre selon la section.

Il faut cependant noter qu’Apache Labs a modifié et notablement amélioré certains chemins HF en fonction des modèles de la gamme par rapport au schéma originel de Phil Harman. Ce n’est pas là un détail, car Alex était initialement prévu pour Hermes, un transceiver mono ADC, qui ne gérait pas « Pure Signal » notamment. Il a bien fallu ajouter quelques relais.

Il existe donc une certaine « marge d’interprétation » entre le protocole d’une part, et l’intégration matérielle d’autre part. La dernière version en date de ce routage s’appelle la « Revision 24 ».

Deux petits schémas pour « piger » l’idée générale

La commutation

Commutation.png

(non, ne croyez pas que vous allez devenir fou, ce n’est pas qu’une impression)

Et le schéma de principe, qui est nettement plus clair

Cablage_RF_Alex.PNG

J’ai bien mis 6 mois avant de tout comprendre, car certains schémas synoptiques publiés par Apache sont volontairement inexacts.

Les versions ultérieures des postes 7000 DLE et 8000 DLE sont propriétaires et ont encore une autre manière de piloter le frontend.

Pour avoir un peu plus de détails

https://wiki.electrolab.fr/Projets:Lab:2017:Peripheriques_Angelia

Désolé, ça fait un peu « pub »… considérez que c’est de l’Open Documentation, libre à vous de contribuer, modifier, améliorer, forker etc…

Attention, je n’ai pas eu le courage récemment de refaire les « BOM » de composants. Je m’y colle cet été.

A l’exception du HPF qui a fonctionné du premier coup, quasiment toutes les cartes ont connu 3 versions de pcb :- (( l’erreur est humaine et la HF réserve parfois de cruelles surprises, surtout lorsque l’on cherche à pondre un truc facile à reproduire.

A noter, pour les usagers du firmware Pavel Denim, ou pour ceux qui souhaiteraient utiliser les filtres sur une autre plateforme, que l’ensemble peut également être piloté soit en adressage parallèle direct (méthode bourrin old school, genre commutateur à galette ou commutation « un transistor de commutation par bande), soit par I2C. Dans ce dernier cas, un simple arduino suffit pour orchestrer tout ça. Le firmware de Pavel Denim le permet également, car certains radioamateurs préfèrent ajouter un codec audio « dans » leur SDR pour écouter la radio comme autrefois. Or, le codec utilise les gpio nécessaires au pilotage SPI… filtrage orthodoxe ou audio, il faut choisir.

Cette idée de l’audio « dans » le SDR plutôt que d’exploiter le son sortant de l’ordinateur est d’une stupidité sans nom

-           Ça rajoute des temps de latence monstrueux

-          Le flux part du SDR, file via réseau vers l’ordinateur qui héberge le logiciel client

-          Se fait décoder/démoduler par le logiciel client

-          Se fait re-empaqueter dans des trames IP

-          Pour être à nouveau expédié via ethernet en direction du SDR

-          Qui a son tour doit décoder les paquets et expédier ça vers le codec local

On peut trouver encore plus complexe, mais uniquement dans des établissements ou l’on offre de grandes chemises avec des manches qui se nouent dans le dos.

J’arrête pour aujourd’hui. Le plus difficile, dans la compréhension de cette grande famille de SDR, c’est de bien distinguer ce qui dépend du ou des logiciels « client » (démodulateurs annexes y compris), ce qui relève du gateware -aka ce que pilote le FPGA- , ce qui relève de la logique de l’architecture matérielle. Les intrications sont nombreuses. Ainsi, par exemple, la commutation des filtres peut, selon ce que souhaite l’usager, être assurée par le gateware -vieille école génération Hermes- soit dépendre des paramètres de configuration du menu « setup » de PowerSDR, Kiss-konsole ou autre soft développé à l’aide de GRC.

J’prendrais bien une aspirine…

73’

Marc

 

 

 

 

                               

 

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F6ITU

@frederick

sniff... un adc à plus de 120 msps pour une seule bande... :- D 

oui, ça simplifie énormément la mise en oeuvre, puisque le frontal se limite à un seul lpf à 55 MHz et peut-être un préampli (voir le schéma d'Alex, section HPF, premier filtre en partant du bas, avec un PGA103) 

En monobande, un tel SDR aurait une dynamique largement meilleure qu'un appareil du commerce. 

Projet sacrément intéressant

Marc

 

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F6EHJ

Bonjour,
Que d'informations..!
Malgré tout, ces différentes "versions" ou "architectures" ont toutes un objectif commun : permettre la réception et l'émission dans les modes alloués aux amateurs.
Je souhaiterai raisonner sur l'aspect performances en mode "utilisateur", en distinguant les critères suivants :

- performances en réception
- performances en émission
- confort d'utilisation.

Ce qui serait intéressant de comparer (je fais appel au peuple qui pratique ou a pratiqué ces matériels) en terme de transceivers :

- Réception directe (KK7B receivers)
- type "Fourty" (NE602...)
- type PA3AKE
(HMODE mixer / simple IF @10.7)
- Double changement de fréquence (45MHz/5.6MHz par exemple)
- Picastar et dérivés
- CDG2000 et dérivés
- et tous les Icom, Yaesu et autres modèles.

Tout ceci à comparer avec les différents modèles mentionnés par Marc ci-dessus pour ceux qui les ont essayés ou trafiquent avec.

Le vécu de chacun me semble essentiel.
En fait, si aujourd'hui je veux construire ma station, quelle voie m'attire plus qu'une autre et sur quels critères mon choix va se faire ?
Si je me dirige vers les DDC/DUC, 12bits sont ils suffisants ? 16 bits semblent mieux mais la différence est-elle palpable à l'écoute ?
Les différents logiciels interviennent-ils dans la qualité de la réception ou offrent tous les mêmes résultats ?
.......

73

Gérard



 

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F4HJH

Bonjour Marc,

 

merci pour ces précisons :-)

 

En effet, j'avais déjà compris que la Red Pitaya est « closed hardware ».

J'ai choisi cette plateforme car il y a pas mal de contributions comme déjà cité et avec les efforts de Pavel Denim qui permettent la compatibilité Alex / HPSDR.

D'un autre côté, il suffit de changer la carte SD pour démarrer sur un OS « Stemlab » orienté vers les travaux du groupe Charly25. (TRX « qui marche tout seul » si l'on veut une solution en marge de tests et autre POC)

 

C'est ce qui a retenu mon attention : « Une plateforme qui permet de progresser avec des trucs qui marchent déjà un peu »

 

Il y a tant à découvrir…. Je m’intéresse évidement au projet Hermes sur sa version 2, mais j'ai personnellement du mal à y voir clair pour le moment.

Je me trompe peut être, mais je pense que la Red Pitaya va me permettre de me lancer et progresser.

 

Il y a 4 heures, F6ITU a dit :

Je n’ai pas suivi le groupe Charly 25 ou Stemlab et leurs développements pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’ils ont tout prévu pour « enfermer » leurs usagers dans une configuration sans issue autre que leurs propres développements, avec une version très particulière de PowerSDR

Oui !!! Je partage cette remarque. Cette façon de faire conviens aux utilisateurs mais si l'on veut aller plus loin techniquement on risque d'être assez vite arrêté et démotivé.

J'ai put le vérifier lorsque j'ai voulu comprendre fonctionnement de l'ampli HF et LPF piloté via I2C : J'ai fait un peu de « reverse-engineering » pour connaître la valeur hexadecimal des registres et lu (un peu) quelques cascades de code…

 

Voici d'ailleurs ce que j'ai put receuillir :

r2LYOF13XxuW5_IRT_mPJkQ2oLO-suiTbEaWO9LBg_K3J76gtMURiuZHNoTNPznaXOPHH51TwqTgZAjbwrnjav1O1mR6EqKD6fDZ8nLlxLB3tIPPWY4X0F0N01dSOuEdWzWVKx8gK80e4qPZ-S6jPG2If7CHqRLZp4mJCrZ4-zGIrVQDdBQuhNCtNBeka5PMt-isaqFC6kRUjFcENP7fa0RWoYfVpQonmh6gaY3ijbvvKDkC32fmMlRJ5zF4oM85VeLK-Bf-Lxd02BWJphKIPFq-GhUwe2w8_ijuC0mPw12cZrTcwJ7LvaVdZqFI_jxemLcx4FSWuCdsS8sN64vB8dVnwNuJ0IAwSQCp03frYBbmFMtBMVQCs56iLAieHDacIsv8nEAp1ncTGc0nHfMgaZV20-OUH8QXx4neHKM039AcG3YRj2UqigTFSAf2J8SEfHl-xWhGtP0_YOc-qAh5NGd-eqJlaw3CCNkOX_SgO8HMDjpqeSjH4JjklxSuqI7307hupo2oAVsnLvgmLQ2OfkTNOdEsNStvQ9MumxN88zCfdZfCVqcetFPyuK8mQWuUv-DKqNB9RfstnWYFuZL4Au4ABUZQyYIZoEd327WEVc0OqWuL5m0luhIAHBe_N0ADVE5ocKayvkHIAPK2kix0tXwy59kA7nY=w726-h705-no

 

 

Il y a 4 heures, F6ITU a dit :

Hors grandes villes ou cité industrielle, il est rarissime que l’on ait besoin de filtrage à la réception.

Pour le filtrage, mon relevé des registres i2C par bande en RX le confirme !

J'ai pas trop d'avis sur cette question mais je me demande quels sont les gains à filtrer si l'on habite pas à côté d’émetteurs puissants….

 

Il y a 4 heures, F6ITU a dit :

L’avantage, avec la Red Pitaya 16 bits avec les développements de Pavel Denim, c’est que l’on bénéficie de quasiment 20 ans de bidouilles, adaptations, logiciels satellites, conseils de raccordement à des amplis de puissance ou à des transverters et j’en passe.

Certainement ! Et les travaux sont partagés, assez bien documentés pour être compris pour ceux qui comme moi souhaitent s'y mettre. C'est l’essentiel pour moi car c'est tout de même pas simple : ce sont des mathématiques, de l'informatique, du traitement numérique du signal… On peut être vite démotivé et c'est dommage.

 

Je pense qu'il faut arriver à avoir une compréhension de globale l'ensemble pour pouvoir se concentrer sur l'intégration ou éventuellement une partie du système.

Pour ma part, ce sera l’intégration dans un premier temps.

Merci pour ces liens et schémas concernant OpenHPSDR, j'ai de la lecture, et le sujet est intéressant.

 

Il y a 4 heures, F6ITU a dit :

Le plus difficile, dans la compréhension de cette grande famille de SDR, c’est de bien distinguer ce qui dépend du ou des logiciels « client » (démodulateurs annexes y compris), ce qui relève du gateware -aka ce que pilote le FPGA- , ce qui relève de la logique de l’architecture matérielle. Les intrications sont nombreuses. Ainsi, par exemple, la commutation des filtres peut, selon ce que souhaite l’usager, être assurée par le gateware -vieille école génération Hermes- soit dépendre des paramètres de configuration du menu « setup » de PowerSDR, Kiss-konsole ou autre soft développé à l’aide de GRC

C'est bien résumé, nous avons eu beaucoup de mal à comprendre il y 3 ans comment fonctionne l'USURP …..

J'ai réussi à faire fonctionner la Red Pitaya 122.88 Mhz/16Bits sous l'environnement OS Alpine de Pavel Denim + PowerSDR mRX PS en compatibilité HERMES.

J'ai plus qu'à bricoler en marge des lectures sur le sujet.

 

D'ailleurs…

J'ai lancé deux instances Power SDR / Red Pitaya :

akEVALyuZz4qZpG9s7dfKbFWiK53FtFkNXSiHGlhNprimzLzdvMleBwFSrpAStz1Ye3_EviMN4RlJYahIUR1_1etoj0T2DkbuJgMeigDYrCefemq-wzlnCSlSWmDp51vXNb5DHxZC4lZlhO4MKbuRd2hxfpAIBg521XtSZY7vnJ7QQBhSoWgA0dXnBMA1c7DJnE1injNJjYAg-2Vnslr9XUf2J-nFoZBuBybcbZxkz9k8K_VKNl5xdF-Wxm7IlMvcymKjXXqZz2i8lBvo1VGdApe-JVMEpU_Gmfzj1kkiQvQOOjPphxfme6PwE0AtbNjhWHTId2HGNYNMzz6DC46aWjBJB3kc-gHOplUglfd7kvG0Sl2mXYYRUa5LfuOrNEXhv23GpC7k1oENrgvvKFvmq-_XzHILmUqH8T5Di7s3TNhVMsD5muiD67RGkXio36H3MluGoLAfxw8JywWha8jbV24oackHkjuC2YR8HHfXYx0OfizCrX89SDj9JgpwCsDzb2d8vef7MsfJ2HMlRckkgubhXvauQirBDF4_FNtloWd3iRIWR0QONFfwMLVpaTaBmUIOWbGEN6YkKwgnMX1zilaclqfWt4I9VhSwoEg7GBCb1ANDC5SRHi7tZeY53GNn_P5en6KkFcJRNdIhC6N6K-v0T8bZPk=w1316-h987-no

 

Les deux cartes connectées en Gigabit sur un Switch,

La chaîne de réception est la même et partagée,

Power SDR mRX pour la RP 16Bits sous Alpine

PowerSDR Charly25 pour la RP 14Bits sous ( un dérivé Ubuntu ? l'OS « Stem Labs »)

 

Premier constat : l'une des configuration est sourde comme un pot !

T7RtUQv_X61hOzI9G2DFXE9LXd0nB6l6pf9p41TxGNV9yW4frdMNA9KyXdF4sIMZszt6mdf0mSCwLxVJ-d0lcxai-bX0rKi2moGOFIxkHY0VQcNT9vUGYCP0zqgdhSY7-U79MSHn6z_M5AGx2xlHHiy86QZkc6Ov6uavol9CybF1eACCphWfxrAGD5y5R1GEey6mAnwhq30Gg_l1Fc7GKJO-GZPSeVowAxR072nCtd5cVnthTZ7uqK7_t26pLzamzgxie5pVTzcH0XfnmvBUlvNJls3ktrVRhLFsGtTDDVn96hNdiR463M4_i6D6s5r7RrUpuvfJ4lzDnnyFTpbQbHr_aT6baFVFD5i80dyP4X8mFTiOSGk_qcw4zZhmeo0Mu5cxh9tsVHcLJPiWlnnghplwXc1K8dWJRcZYH3GWaoV7ldwug1ag9xfrfYdtZTCpyb5S5aNGxo9oCXjqLaHFTIbpDuzfQw7NdasvZNUJAdKJYIBAhhF7Xykzy2-z4giOmPyLXAzxeCvK7u6WL_GHPusegFt0kXXU19--vbhrR9YIQKeDJhCj9fOn_ga46X-Xr_lwTl_hGe-T5dDS5V7bVwwgRWCTO5N2ndaCfmLJcMH8DATvavpumsCFqaKTkdnc3iTbF3TkfrY9KgZswA6fAu8U4Ci_Vuo=w1755-h987-no

 

Après recherche… Les câbles et connecteurs de nos voisins au pays du soleil levant sont pas chers...la qualité est en rapport.

 

Ci dessous une nouvelle capture des deux écrans :

UpvmyskPv-QZbv8J5BgP6p83FGxp_wYwUbEFDQhVuQo_a0ZFbSYqhVuCF55q7EDk_tfmntupAw5i3wTFj0LNgnGclekSIA22xMSoSujvS4SLRFMRAjNwW2OWgdTVzyefoZyv_7a9_7e-FycUk5OYaHzP3GFH_V0IM93fspOzhRb0lmAVVeMdsfqWZNR5U8AVA3Sw60h7DQaus1tnaz1XJPfRYqZZpFV1N4u5iSVjynh_pzrpC6rBXpWjA9JPyJ9S8-M3TshlpNDu2JxZxWoJnvEV1XhfJU64z2SnVuzssclZG6jE7KLh0Y25SkfmL6E4Aq4HHLXdMsQGRABvsTWaIbMALj1TxY1Zg4unXJayCf_OeCxbxQ3yE1AwsBa1NKDeNKW1XebM-RBzkQ_h2N_EjoPEHrXYvHqGk-TfHSYvvNWqm2S7-PN8j5-q0aRvBJdAtOU9Nu4-yWZDReGvYsUYkWFfd1u7fv4klSPmKjWd1KRoLn-6U0UgxAJrOTjlVnaJNZP5lBmxueuVTM63s5iQre6JQJeiJ31K6wOzckOzLC7pQYCkeeoCymL5bHK5YeQVSMqKH9PJVJ3OtKcuso-0VaS5fyZPBQ0LxgA-9WUnUIHXWAa8Bkw2ieQBg45l6vYaqCr0JzmvebxR0UyKnZPyq6-UKT3sZrE=w1755-h987-no

 

 

C'est tout de même mieux, mais la comparaison s’arrête la pour le moment.

Côté « ressenti », c'est à peu prés pareil… La RP 16 Bits  semble (c'est subjectif) peut être un peu plus sensible.

Le domaine de la mesure est encore un sujet technique qui nécessite des connaissances si l'on veut être sérieux dans la mise en œuvre et la compréhension de ce qui est mesuré.

 

il y a 39 minutes, F6EHJ a dit :

Je souhaiterai raisonner sur l'aspect performances en mode "utilisateur", en distinguant les critères suivants :

- performances en réception
- performances en émission
- confort d'utilisation.

Pour le confort d'utilisation, si vous aimez de temps en temps faire un peu d'écoute, l'affichage du spectre sur la largeur de la bande que vous écoutez et la possibilité de sélectionner un gisement de signal rapidement est un plus indéniable et suffisant pour vous faire abandonner tout ce que vous avez connu jusqu’alors (TRX des 90'S jusqu'à au moins 2010).

Commencez par un petit récepteur de type SDR Play, ce n'est pas de l’échantillonnage direct, mais vous allez vous faire une idée vous même.

73'S

Christophe / F4HJH

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F6ITU

@F6EHJ

Pff.. ça en fait des questions… je vais tenter d’y répondre, faut pas taper si j’oublie des choses.

Sur la qualité de réception

Malheureusement, je ne peux répondre que de manière subjective, je n’ai jamais réalisé de banc de mesure sérieux, et il aurait fallu que je conserve un protocole de test constant dans le temps.

…et accessoirement, je ne suis pas du tout un OM compétent techniquement… ce n’est ni mon métier, ni ma formation.

Cependant,

-          Par rapport à un récepteur à NE602 (ancien utilisateur d’Elecraft qui en consomme quelques wagons, notamment dans son petit K1, sans oublier plusieurs bidouilles perso) : c’est le jour et la nuit.  Le NE602 sature lorsqu’un DDC/DUC est loin de craindre le moindre problème. La linéarité de l’ADC lui-même (avec son driver) peut être considérée comme irréprochable par rapport à un mélangeur actif.

-          Par rapport à mon Picastar, objet d’une adoration sans borne, sur lequel j’avais d’ailleurs monté un filtre d’entrée « Delamorkitu » : a la première audition, on ne constate pas de différence notable. Mais à l’usage, je n’échangerais pas mon baril de SDR contre 10 picastars. Le mélangeur Hmode sature effectivement avant que l’ADC capitule, mais il faut reproduire des conditions d’exploitation rarement rencontrées. Même durant un week-end, lorsque certains contesteurs transalpins alignent les amplis, le Hmode du Star a résisté. Les filtres DSP d’origine, si extraordinaires la première fois que l’on les enclenche, sont moins efficaces que les modes « Noise blanker 2 » et « Noise reducer 2 » de PowerSDR. L’écoute « binaurale » est également une possibilité de PowerSDR. Je n’ai, en revanche, pas suivi G3XJP sur son projet de DSP « nouvelle génération » 4.x. Il faudrait poser la question à F1CHM qui l’a fait… mais je pense que la réponse est évidente, lui aussi est passé au DDC/DUC. Idem d’ailleurs pour Franck F1SSF. Et puis, même sur un appareil de la génération Angelia (le pcb de l’Anan 100D, le dernier de la série open hardware), on compte à tout casser 500 ou 600 composants… on est loin, très loin des 1500 composants du picastar et de son poids incroyable si l’on envisage de tout blinder. Je précise que j’ai dû, pour m’approcher des performances « papier » de XJP, modifier singulièrement les étages d’adaptation d’impédance du filtre de toiture et revoir l’ampli bidirectionnel. Brut de fonderie, sans ces trois modifs (filtre à quartz, ampli bidi, frontend à tores), le picastar ne serait jamais arrivé à la cheville d’un DDC/DUC en termes de sensibilité, résistance à la transmodulation, plancher de bruit. (je précise que mon star était totalement doté de tous ses blindages, dessus et dessous, ce que font très rarement les constructeurs). PCB obtenus via Glenn, version Combo 3eme génération. Mon Star affichait 110 dB de dynamique tout de même.

-          Par rapport au CDG 2000, là encore, il faudrait poser la question à 1CHM. Le Star est techniquement dépassé, c’est pire pour ce qui concerne le CDG

-          Je botte en touche pour les icom, yaesu etc, mon dernier équipement commercial datant de plus de 30 ans (je ne le possède plus d’ailleurs). Si l’on considère qu’un Picastar est légèrement meilleurs qu’un FT1000MP en termes de sensibilité, linéarité de la chaine d’amplification et l’écrase totalement en matière de traitement de signal (j’ai fait l’essais les deux appareils côte à côte), on peut affirmer que cela s’applique bien mieux encore à un appareil de la classe Hermes. Si l’on se réfère aux appareils modernes, je renvoie aux tests de Sherwood, quand bien même le protocole d’évaluation défavorise les SDR http://www.sherweng.com/table.html

J’ajouterais un dernier détail, la possibilité de travailler en mode diversité, avec deux antennes ou deux réseaux d’antenne, et de pouvoir ainsi extraire un signal par interférométrie de phase. Ceci n’est possible que sur les SDR possédant deux ADC distincts (il faut bien différencier la notion de récepteurs et d’adc… ). Pour jouer à ça, il faut tout de même un grand jardin :-  (

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F6ITU

 

A l’émission…

à l’exception du tout dernier K4 Elecraft, aucun transceiver du commerce ne parvient à une pureté de signal aussi élevée, grâce en soit rendue au procédé de pré-distorsion.

Voir à ce sujet ce superbe article de vulgarisation paru dans QEX il y a un bout de temps

http://www.arrl.org/files/file/QEX_Next_Issue/Mar-Apr2017/MBF.pdf

En revanche, le « pied de porteuse » est bel et bien généré par un DAC, et, notamment en bout de chaine de convertisseurs pour s’amuser en hyper, on se rend compte que ce n’est pas d’une propreté géniale. En déca, « rien à f… » puisque ce pied est whatdouzmil dB dans le plancher de bruit. La solution consisterait à cascader la sortie du DAC par un filtre numérique à bande étroite et fréquence callée sur la fréquence d’émission… je pense que Jean Pierre est bien plus compétent que moi pour répondre à cette question. Je sais que les SDR kaki de Thales en sont capables… aux prix Thales.

Emission toujours : Puisque l’on génère un type de modulation avec deux signaux I et Q, on peut se permettre de commencer à envisager des amplificateurs en classe EF à haut rendement, avec un des deux signaux utilisé pour moduler l’ampli en amplitude (classiquement comme le ferait un émetteur conventionnel) et l’autre asservissant en tension l’alimentation de puissance, dans une parfaite synchronicité. Voir -attention, drogues dures- les écrits de DJ1MR sur le sujet. J’ai tout collé sur mon dépôt Github avec l’aimable autorisation de l’auteur.

https://github.com/F6ITU/ET-EER-Project

XQ6FOD travaille également sur ce sujet à partir d’une carte Red Pitaya

https://ludens.cl/Electron/SDR/redpitayasdr.html

voir en pied de page

Attention, Manfred est un extra-terrestre. Lorsqu’il n’a pas d’alim à découpage de puissance sous la main, il s’en fabrique une. Ca donne une idée du niveau de ses bidouilles.

EER fait également partie des possibilités de l’Hermes Lite. On notera que Abhi, le patron d’Apache, a volontairement supprimé EER des cartes Angelia et Orion. Le code n’est même plus dans le gateware de ces modèles. Seuls les appareils de la génération Hermes (Anan 10 et 100 « sans D ») en sont capables. Ce qui nécessite une modification arbitraire du gateware pour aller utiliser une gpio libre et choisie un peu au hasard… après bien sur patch du gateware.

A ma connaissance, je n’ai jamais entendu parler d’un constructeur yaesu kenwood icom ou autre qui se soit frotté à ce genre de sport, dans le but d’améliorer le rendement de la partie émission (Hilberlin peut-être ? ils font tout, chez Hilberlin, suffit d’avoir les moyens :- ))  ). Pour ma part, je ne suis parvenu qu’à griller du FET par poignées de 10 avec ma Red Pitaya, mais bon sang, qu’est-ce que je m’amuse. Le principal problème de l’EER, c’est de pouvoir demeurer parfaitement synchro quelle que soit la fréquence. De 1,8 MHz à 30 ou 50 MHz. On comprend très vite pour quelle raison les PA en mode EER sont essentiellement utilisés en VHF et UHF, car on n’a pas à couvrir une décade complète.

Emission encore : jusqu’à présent, il n’existe strictement aucun constructeur qui offre un étage d’émission dont la bande passante est infiniment variable. Je sais que certains confrères sont capables de générer des splatters en hurlant dans le micro avec des amplis aussi linéaires que le grand 8 de la fête du trône. Là, on parle de générer une émission qui reste propre soit en bande très étroite, soit qui s’étale sur 500 kHz (voir 1 ou 2 MHz) et qui ne sort pas de ses limites. En l’absence de filtrage genre filtre de toiture ou bande passante d’une quelconque fréquence intermédiaire, « sky is the limit », ce qui laisse espérer des choses assez captivantes en matière de transmission de données numériques à haut débit dans les plages hyper (voir plus bas en fréquence, ceci bien sûr dans le strict respect des règlementations).

Rançon de cette caractéristique, on rencontre de plus en plus souvent des fanatiques de « SSB Hifi » qui tentent de faire du broadcast en bande latérale unique, avec égaliseur, microphones à 500 euros pièce et 8 à 10 kHz de bande passante. No comment.

 

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F6ITU
Posted (edited)

 

En termes d’ergonomie et d’utilisation quotidienne :

Je suis de parti-pris, je préfère prévenir.

Puisque le soft constitue pratiquement tout ce qui est démodulation et modulation, tout devient possible. Exemple typique : quid de la démodulation AM ou FM sur le picastar ? et pourtant, combien ont pleuré pour que Peter ajoute cette fonction. Avec un SDR, je prends un soft (Fldigi, les multiples wspr/ft8 etc, Digital Radio Mondiale, FreeDV ou n’importe quoi d’autre, je colle ça avec une liaison virtuelle, et ca tombe en marche. Y compris un type de modulation que j’aurais inventé. Tout simplement. On est loin des arguments marketing de tel ou tel vendeur qui annonce fièrement l’intégration de psk31… il se bat avec des arguments qui remontent au précédent millénaire.

 

« moi, je veux tourner mon bouton VFO, pas utiliser la roulette du mulot ». Je comprends bien cet argument, mais je rétorquerais que des SDR à bouton, on peut en fabriquer à la pelle… en ne perdant pas de vue que chaque ajout matériel a pour conséquence de limiter le soft. Il faut choisir. Soit on veut du configurable à façon, soit on veut du bouton et de l’afficheur. Ceci dit, rien n’interdit de faire du bouton configurable

https://f6itu.wordpress.com/2017/03/13/i-gat-the-music-in-me/

mais franchement, c’est du gadget. Après un petit mois d’utilisation, on ne peut plus voir en peinture le moindre bouton. L’on va bien plus rapidement avec une interface graphique. Surtout lorsque l’on commence à jouer avec 5 ou 6 récepteurs simultanément… ça en ferait, des boutons à tourner….

Et balayons également l’argument du « ça fait plein de fils en plus ». Non. Ca ne « fait » qu’un seul câble ethernet en plus, et des dizaines de kilomètres de cordons de « boitier de modulation numérique », de liaison CAT et j’en passe en moins.

L’autre argument ergonomique, c’est l’ordinateur. Ce tropisme de l’Amateur qui le pousse à rechercher une boite unique.

Tant mieux pour Apache et Flex, qui vendent des SDR avec ordi intégré. La durée de vie d’un ordinateur étant d’environ 3 ou 4 ans, ça permet de renouveler le parc rapidement.

A remarquer que ceux qui râlent le plus contre les ordinateurs ont en général deux machines dans le shack, dont une qui tourne en permanence pour la tenue du log, l’orientation des antennes, la consultation du cluster ou de QRZ.com  ou la prise de contrôle avec HRD.

Là encore, moins il y a d’ordinateur dans la boite, plus longtemps durera l’équipement  SDR. Je rappelle que les premiers SDR 16 bits de l’OpenHPSDR vendus par le TAPR l’étaient en 2011, et qu’ils sont toujours techniquement très performants.

 

Dernières questions :

« si aujourd'hui je veux construire ma station, quelle voie m'attire plus qu'une autre et sur quels critères mon choix va se faire ? »

Honnêtement, les SDR ne sont pas, ne seront jamais des instruments de contest (ou alors pour mieux tricher). Ce peuvent être d’excellents appareils de chasseurs de DX. Ce sont surtout et essentiellement des systèmes destinés à un public de bidouilleurs et d’expérimentateurs soft. Il est heureux que beaucoup en achètent « pour faire bien », cela maintient les tarifs à des niveaux acceptables. Très souvent, ces acheteurs qui cherchent le standing refourguent discrètement leur transceiver, sans l’avoir ouvert une seule fois, sans en avoir compris les principes de fonctionnement. Tant mieux pour le marché de l’occasion.

Le critère principal de choix, si l’on appartient à la classe « bidouilleur », devient alors assez simple : quel budget, quelle limite de complexité.

-          Si l’on est franchement serré coté pognon, sans l’ombre d’un doute, un HermesLite (150 à 200 euros selon que l’on choisisse de l’assembler soi-même ou non). Budget 2/20, complexité 12/20 si monté à la paluche, 0/20 si acheté monté.

-          une Red Pitaya 14 bits est un candidat parfait pour la tranche 300/700 euros. Les circuits périphériques à ajouter ne sont pas de la science spatiale.Budget 3/20, complexité 5/20

-          La Red Pitaya 16 bits est à 550 euros nue, fdp non compris. Avec quelques périphériques de filtrage, on approche les 900 à 1000 euros, voir un poil plus. Budget 5/20, complexité 5/20

-          Si l’on est un peu plus riche, un appareil de la classe Odyssey … mais attention, il faut avoir de bons équipement coté brasure et assemblage. Ce n’est pas du CMS en format 1206. La carte est vendue 50 dollars, il y a à peu près 550 USD de composants (dont un circuit bga) et les ADC et certains composants commencent à être difficiles à dénicher. Avec un bon frontend, on gravite aux environs de 900 euros (c’est du « demi alexiares »). Budget 8/20, complexité 15/20

-          En cherchant un peu et en lançant quelques SOS, on peut encore trouver des pcb de carte Angelia (surtout pas de pcb Hermes, le fpga est introuvable). Le budget est nettement plus important, à la louche 800 à 900 euros de composants. On ajoute 200 à 300 euros pour l’environnement de filtrage Budget 15/20, complexité 18/20

-          Encore un peu plus cher, mais « tout monté » : une carte nue Orion (la carte des SDR de la gamme Anan 8000 et 7000 DLE). Environ 2000 euros TTC, frais de port et dédouanement non compris. Le schéma et le gateware sont encore open source, mais certains périphériques tels que le filtrage d’entrée est assez jalousement conservé par Abhi. Budget 19/20, complexité 5/20

 

Je ne prends pas en compte les appareils du commerce déjà assemblés et en boite.

 

 

« Si je me dirige vers les DDC/DUC, 12bits sont ils suffisants ? 16 bits semblent mieux mais la différence est-elle palpable à l'écoute ? »

Oui, 12 bits sont suffisants, oui, 16 bits apporte une différence palpable à l’écoute. Mais les rapports d’investissement sont 10 fois supérieurs.

Comme les plateformes logicielles et gateware sont communes, j’aurais tendance à dire « pourquoi dépenser des milles et des cents pour se rendre compte que l’on n’est pas intéressé par les SDR ? » un 12 bits est largement suffisant pour apprendre à faire du vélo, et de toute manière, il se revends facilement sur le marché de l’occasion.

 

« Les différents logiciels interviennent-ils dans la qualité de la réception ou offrent tous les mêmes résultats ? »

Bingo, c’est LA question fondamentale. Scott WU20 a coutume de dire « la radio EST le logiciel ». Pas exactement, mais en grande partie. Ce qui distingue chaque soft est un perfectionnement particulier qui le rend indispensable pour tel ou tel mode de trafic, pour tel ou tel type d’expérimentation, en fonction du noyau que l’on préfère (OS/X mis à part, qui n’est pas franchement riche de ce coté là)

La gestion de EER, la prédistorsion, le mode diversité, l’intégration de FT8 avec la gestion automatique de 4 à 8 fenêtres ouvertes sur des bandes différentes de SDR Spark, le traitement de signal « Noise Blanker » et « Noise reducer » sur PowerSDR mRX, la compatibilité avec les modes Soapy promise par Quisk, la clarté d’interface et l’intégration de multiples fonction de gestion de trafic du SDR-Console de Simon Brown, la simplicité efficace de Kiss Konsole capitale pour tous ceux qui développent des modulations numériques, le mode serveur de GHPSDR3-Alex et bientôt de LinHPSDR… et j’en oublie des tonnes. Non, aucun logiciel client n’est identique à son voisin. Les performances d’un SDR dépendent grandement du programme utilisé, et un propriétaire de SDR possède en permanence au moins 3 logiciels différents qu’il exploite en fonction de ses désirs du moment.

Les performances pures du transceiver sont inchangées… jamais le logiciel ne modifiera la sensibilité d’un récepteur. Mais le soft reste maitre lorsqu’il s’agit de filtrer un signal, pousser le facteur de décimation (et améliorer la dynamique), ajouter 4 ou 5 filtres notch sur une émission ou régler la CAG d’un seul coup d’œil selon le niveau de bruit de bande. Et sans logiciel, pas de prédistorsion, pas de gestion « fine » de l’audio.

 

Je vais me faire tuer par l’admin pour consommation abusive d’espace disque.

Marc
 

 

Edited by F6ITU
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F5MI

73 a tous,

Marc, c'est le 'Pic de la Mirandole' du SDR! 

Il a essayé tellement de choses que on se sent petit devant les essais qu'il a conduits, et menés à leur terme brillamment.

Je vais revenir plus terre à terre: Une question? Windows ou Linux?

Et si je pose cette question c'est que tous les appareils précités ne fonctionnent pas sur le même système..

Si on utilise W10, c'est mon cas: Hormis l'ordinateur fourre tout ( écrit, imprime, comptabilise, cherche sur le net, etc...), j'utilise un iMac pour ma CAO Eagle, et pour la musique (non OM!),

Tandis que pour la bidouille j'ai un portable Dell G3 3779, Intel Core i5-8300, CPU:2.3Ghz, RAM 8 Go, 64 bits avec Windows 10 qui fonctionne super bien avec Red Pitaya 14 bits (dans la version W10).

Alors il y a bcp de choses à faire avec Linux, à commencer par le FT8 de Red Pitaya, et d'autres choses! GQRX en particulier.

Les mômes m'ont offert pour la fête des grand pères!!!! Hulk! Un Raspberry que j'ai pas installé! mais je doute que cela suffise! Va t'il falloir que je double mon Dell? (j'ai un vx portable avec 4 Go de RAM qui me sert à programmer des µP, mais il n'est pas suffisant pour passer en Linux!)

Si je compte bien j'ai 4 ordis + le Raspberry à la maison! ça commence à bien faire, surtout que je n'ai pas une place terrible!

J'ai essayé le double Boot, (W10 + Linux), je le déconseille fortement! Il va se créer des mélanges, et ensuite il faut tout effacer, et recommencer à installer un système, sans compter tout ce que l'on perd!

Alors que faire? Ecouter les avis avisés, et voir ensuite.

Marc est-il judicieux de passer au Red Pitaya 16 bits, étant donné que l'on va s'orienter (avec le temps qu'il faudra, vers la réalisation d’ Angelia qui semble tout au moins être aussi performant!

Y a t'il des Om's qui sont revenus titiller les SDR-RTL chinois, directement en sampling sur le µP? histoire de voir, qu'avec un pré-ampli et un filtre sur 7 Mhz, c'est pas aussi mauvais qu'on veut bien le dire!!!

73

Jean Pierre

 

 

 

 

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F4HJH
Posted (edited)
il y a 29 minutes, F5MI a dit :

1/ Tandis que pour la bidouille j'ai un portable Dell G3 3779, Intel Core i5-8300, CPU:2.3Ghz, RAM 8 Go, 64 bits avec Windows 10 qui fonctionne super bien avec Red Pitaya 14 bits (dans la version W10).

2/ Les mômes m'ont offert pour la fête des grand pères!!!! Hulk! Un Raspberry que j'ai pas installé! mais je doute que cela suffise! Va t'il falloir que je double mon Dell? (j'ai un vx portable avec 4 Go de RAM qui me sert à programmer des µP, mais il n'est pas suffisant pour passer en Linux!)

3/ J'ai essayé le double Boot, (W10 + Linux), je le déconseille fortement! Il va se créer des mélanges, et ensuite il faut tout effacer, et recommencer à installer un système, sans compter tout ce que l'on perd!

Alors que faire? Ecouter les avis avisés, et voir ensuite.

4/ Marc est-il judicieux de passer au Red Pitaya 16 bits, étant donné que l'on va s'orienter (avec le temps qu'il faudra, vers la réalisation d’ Angelia qui semble tout au moins être aussi performant!

 

 

Bonjour,

1 : Pour ma part, W10 fonctionne assez mal avec PowerSDR edition C25. On y arrive mais ... il faut démarrer/arrêter X fois... Et je n'ai pas encore compris pourquoi.

Pour info : J'ai dans cette config un DELL Precision (donc, pas une daube de supermarché) équipé de disques SSD rapides, de 12 Go de RAM et d'un processeur multi-coeur Xeon 

J'ai sur cette machine Ubuntu 14LTS, W10 16 Bits et W10 32 Bits (sur trois disques SSD distincs)

PowerSDR fonctionne en revanche parfaitement sur Windows 7 16 bits sur des machines bien moins capées : Un portable avec un Core I5 et un Dell Optiplex équipé d'un Q6700 !!

PS : Attention ! PowerSDR C25 est un soft 16 bits

2 : Oui, il y a beaucoup de choses à faire avec cette petite machine, mais attention à ne pas trop lui en demander, je pense au GUI (interface utilisateur) qui peut consommer beaucoup de ressources.

3/ Vous prenez pas la tête avec des solutions merdiques, installez vos OS sur des disques indépendants, vous n'aurez aucun problème.

4/ La question ne m'est pas destinée, mais je répond quand même. Oui ! Vous gagnerez en dynamique même si à l'oreille vous ne ferez pas immédiatement de différence... sauf peut être dans  certains cas.

Vous recyclerez votre 14 Bits en TRX WSPR ou autre, il y a tellement à faire... mais je pense que c'est votre budget qui en décidera, à un certain niveau, pour gagner des "pouillemes" il faut investir bien plus....

En clair la 14 Bits est très suffisante, la qualité de réception enterre des TRX modernes comme mon petit FT-817, ou font "Jeu égal" (*quoi que ...) avec mon Ex IC-7000 réputé....

C'est ma réponse de Normand.

* : effet placebo ? peut être, je suis "à fond" dans le SDR, le confort à l'utilisation est aussi un élément qui me fait pencher en faveur du SDR - Quoi que la RedPitaya 16Bits se défend admirablement bien à la résistance aux signaux forts, mais c'est du ressenti, on parle de pouillemes... sans avoir réalisé de mesures sérieuses...

Edited by F4HJH

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F5MI

Si je comprends bien, votre machine a 3 disques durs internes et vous bootez indépendamment sur l'un des 3... C'est une astuce intéressante, si il y a la place de le faire sur le mien.

Merci je vais voir chez Dell.

N'est pas normand qui veut! HI! Les Vikings ne sont pas descendus jusqu'à l'Adour. Les Basques oui...lol!

JP

 

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F6ITU

bonjour

je n'ai fait que regarder très distraitement le fT8 de Pavel... manque de temps avec les bidouilles hard. Je ne savais même pas qu'il existait une console linux distante.. c'est dire. Il faudra que tu m'en dises plus... coller un outil de prévision de propagation m'amuserait un moment je pense.

Coté noyaux, il est plus que recommandé de ne pas utiliser de multiboot. Quand disque dur pas content, les deux système toujours trépasser. 

On peut effectivement utiliser un disque par système... au prix des gamelles d'aujourd'hui, ce n'est pas un luxe dispendieux

Un autre solution, si l'on possède un gros processeur et de la mémoire à foison, c'est de monter des VM. Le fin du fin étant, pour de l'expérimentation pure, d'installer un serveur de VM "bare metal" et d'y stocker des machines Windows et Linux.

Pour ma part, je possède une machine linux "uniquement radio" (un antique toshiba portable sous mint) une autre sous Windows 10 server avec plusieurs VM sous Linux.  D'autres préfèrent la branche VMware par rapport à Hyper-V, c'est surtout une question de compétence et d'habitude. L'avantage d'une VM, c'est qu'une fois une configuration définie, il est très facile de stocker une copie de la vm sur un NAS histoire d'avoir une roue de secours en cas de crash, et tout de qui explose dans une vm reste dans la vm (à de très rares exceptions près). 

Avec un Dell bourré de Xeon, l'aventure VM peut se tenter... après tout, ça ne coûte pas un centime de plus sous Windows 10. 

il n'y a pas de "meilleur" système en matière de SDR. Certains soft Windows sont très lourds à gérer dès que l'on sort des sentiers battus (amuses toi à gérer 4 configs différentes de PowerSDR sans risquer la dépression nerveuse). Et Linux est également parsemé de pièges, notamment en matière de gestion des flux avec Pulse Audio par exemple. Et je ne parle pas des conflits de bibliothèques au moment ou tu compiles un soft... Windows demeure cependant la plateforme qui compte le plus de logiciels dans le domaine qui nous intéresse. 

Sur la 16 bits Red Pitaya... ce sera sans moi. Je suis le premier à reconnaître que le tandem fpga/processeur ARM est plus qu'intéressant, mais cela fait bientôt 2 ans que je suis parti sur une Angelia.. je reste collé à mon objectif. Le temps que j'achève ce projet, je pense soit que l'on pourra commencer à jouer avec Hermes V2 (depuis le temps qu'on en parle) ou que Phil Harman aura sorti un schéma plus abouti de Minerva (il ne restera "plus qu'à" pondre un pcb 6 couches open hardware, car je ne me fait aucune illusion, Abhi ne vendra jamais les cuivres) 

@4HJH j'ai comme l'impression que Stemlab / C25 est à éviter pour la génération RP 16 bits, si j'en juge par les déboires des premiers utilisateurs. Le firmware Pavel semble poser nettement moins de soucis. De toute manière, c'est la voie la plus orthodoxe, elle ne nécessite pas de patch sauvages d'un soft client en particulier. 

je suis à la recherche d'une paire de LTC2165CUK#PBF ... rupture de stock mondiale. Impossible de savoir si c'est une véritable rupture ou si c'est un abandon de production, certains distributeurs annonçant cet ADC comme "plus fabriqué", d'autres se contentant d'annoncer un "long délais d'approvisionnement, et silence total du coté d'Analog Device. grumble grumble

Je retourne à mon fer à souder en écoutant mes voisins hurler "céquioutaisteu" sur 40 m. Si j'ai bien compris, c'est un concours de splatters. Le gagnant et celui qui parviendra à battre la largeur de bande de Radio Chine International

 

Marc 

 

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F4HJH
Posted (edited)
Il y a 1 heure, F5MI a dit :

Si je comprends bien, votre machine a 3 disques durs internes et vous bootez indépendamment sur l'un des 3...

@F5MI Jean Pierre : Oui ! Au prix du Go aujourd'hui, cela ne vaut pas la peine "de se priver " comme dirais "Cyrob".

Il y au aussi la solution de machines virtuelles conseillées par @F6ITU Marc, mais je n'ai pas de retour d’expérience. Sous Linux, je privilégie Docker.

Pour ma part, je fais des images Acronis que je sauvegarde sur un disque pour le "PC Station" : En marge de mes tests et bricolages, je conserve une config qui fonctionne.

 

il y a 28 minutes, F6ITU a dit :

@4HJH j'ai comme l'impression que Stemlab / C25 est à éviter pour la génération RP 16 bits, si j'en juge par les déboires des premiers utilisateurs. Le firmware Pavel semble poser nettement moins de soucis. De toute manière, c'est la voie la plus orthodoxe, elle ne nécessite pas de patch sauvages d'un soft client en particulier. 

@F6ITU Oui et Non 😋 Marc, je pense que cette version 16 bits est à éviter pour les gens qui souhaitent du "plug en play", en effet l'OS Stemlabs est une farce ! (en tout cas au moment ou j'écris ces lignes), il ne permet même pas le fonctionnement avec l’écosystème Chary25 (Hard + Soft)

Mais je ne regrette pas mon achat, la 14 Bits est "Ready to use" si j'ai envie d’écoute et d'un échange sur 80M, et cela fonctionne très bien, la 16 Bits me fais rentrer dans le sujet sur la compréhension intrinsèque.

La 14 Bits me servira aussi pour tester une nouvelle balise WSPR et d'autres choses comme des TP de mesure au radio club.

Hum, je ne vous cache pas la fierté que j'ai de dire que "mes conditions de trafic" lorsque l'on me demande sont une "carte DSP qui fait oscilloscope et LCR metre" (ah ah ah) avec un PA équipé d'un tube de radar Russe de quelques € sur eBay 😅

Blague à part, la version 16 bits me sert pour expérimenter et progresser dans le monde du SDR et fonctionne parfaitement sur Alpine (OS utilisé par Pavel Denim) + PowerSDR mRX !

Me reste à contourner le problème du pilotage du PA + LPF en I2C, et tout le reste : nouvelle chaîne d'amplification, de filtrage, ... 

Le tout est de ne pas trop se disperser pour progresser...

73'S

Edited by F4HJH

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F6ITU

oui oui, on est bien d'accord pour ce qui concerne la 16 bits 🙂 

>Me reste à contourner le problème du pilotage du PA + LPF en I2C, et tout le reste : nouvelle chaîne d'amplification, de filtrage, ...

personnellement, j'ai choisi la solution de facilité. Les filtres internes qrp (jusqu'à 150W) sont pilotés par le bus spi Alex.C'est sacrément plus simple puisque les soft OpenHPSDR se chargent des lpf indépendamment des HPF. 

il est également possible d'utiliser la sortie I2C pour piloter l'équivalent de la sortie "open collector" de la famille hermes/anan avec un PCA9555 suivi d'un ou deux ULN2803... Pavel a prévu au moins 3 adresses I2C d'ailleurs (de mémoire, je raconte peut-être des bêtises) ce qui fait pas mal de possibilités de contrôle externe pour le lpf de l'ampli

Un étage de puissance fait partie ici des choses qui sont "prévues mais encore dans les limbes". J'ai une alim, une palette (sans transistor) deux ou trois cartes de contrôle (Mentor, Telemaque, et une W6PQL qui traîne qq part), mais je n'ai toujours pas décidé quel type de filtre j'allais fabriquer. L'élégance voudrait que je mise sur un duplexeur puisque j'ai un stock de charges 50 Ohms RF Florida. Mais ça prend une place folle

en revanche, entre le sdr et l'ampli, il va y avoir de la filasse... les sorties OC, les retours d'information ROS, puissance directe, intensité, tension.. C'est effectivement assez cornélien. 

Docker me tente beaucoup. C'est sacrément pratique pour le provisionning. Je suis toujours en train de bouger mes applis radio, et une mise en boite de conserve  "neutre et indépendante de l'environnement" me fait rêver. mais les journées n'ont que 48 heures :- ) 

73'

Marc

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F6ITU

merci

Je préfère attendre 14 semaines... 86 euros chez doigts-clef, seul distributeur qui n'impose pas de MoQ monstrueuse. Mais il faut faire transiter ça par une adresse US. 

Marc

 

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F5MI

Quel avantage troues tu à un LTC 2165 par rapport à un LTC2208 ?

JP

 

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