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Guest

Les différents réseaux numériques

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Guest

Bonjour à tous,

Il y a peu, de retour dans le monde radioamateur, j'ai découvert qu'il avait été rajouté le mode numérique aux larges possibilités déjà offertes aux radioamateurs.

J'avais posé des questions sur ce même forum mais personne sauf 1 avait répondu à mes interrogations. Du coup, je me suis débrouillé tout seul en cherchant sur le net.

J'ai découvert 6 principaux réseaux :

Le RRF (Réseau des Répéteurs Français)

Le FON (French Open Network)

Le DMR : Je pense que c'est le plus compliqué de tous à mettre en oeuvre.

Le DSTAR : utilisé par ICOM et Kenwood

Le Wires X : utilisé par YAESU

Le FUSION : qui utilise le même mode de codage que Wires X le C4FM mais qui est paralèlle au réseau Wires X

Je ne vais pas rentrer dans le détail de fonctionnement et de paramétrage de ces différents systèmes mais je peux vous dire qu'en ce qui me concerne le plus simple à configurer est le système Wires X / Fusion en C4FM et le plus compliqué est le DMR.

Il y a beaucoup de tutoriels sur le net mais ils malgré tout pas assez pas à pas pour un novice. De plus, après l'excitation du départ et ensuite à cause de choix divergents, de nombreuses pages délaissées par leurs créateurs ne sont plus à jour.

J'ai découvert que ces différents réseaux étaient interconnectés entre eux à travers des relais terrestres à large couverture ou à travers des points relais mis en place par des OMs le tout interconnecté via Internet.

A partir de là, comme pour Echolink, on fait le tour du monde avec un pocket ou et là j'y suis franchement hostile à travers des applications via des téléphones portables ou des ordinateurs.

Je suis contre le fait que les bandes amateurs puissent être accessibles par n'importe qui à travers un téléphone portable ou un ordinateur. Pour moi, entre deux radioamateurs, il doit impérativement y avoir un émetteur-récepteur fonctionnant sur les bandes amateurs. Après que les relais soient interconnectés via Internet, pourquoi pas ?

Le numérique offre de multiples possibilités mais qui ne sont quasiment pas utilisées. Je m'interroge donc maintenant sur l'intérêt d'un tel système.

Je m'explique : tous ces systèmes sont comme je l'ai dit plus haut interconnectés entre eux et offrent la possibilité de partir dans toutes les directions grâce à des sous réseaux. Le problème, c'est que ces sous réseau n'aboutissent nul part.

Comme ces sous réseaux sont sans intérêts et donc inutilisés, personne n'y va.

Pour le réseau Wires X / Fusion en France, tout le monde se cantonne sur la room F1ZIT basée à Paris qui est elle interconnectée sur l'ensemble du territoire français et chez nos voisins canadiens.

En fait, ça fait comme les cibistes qui se retrouvent sur le 19 ou le 27 ! et bien souvent, les QSO sont de la même teneur.....

Le numérique permet de se retrouver sur des rooms qui permettent grâce à Internet de libérer "la fréquence d'appel"...... mais quasiment personne ne le fait.

En ce qui me concerne j'ai créé une room dédiée spécialement aux camping-caristes radioamateurs français et bien sur accessible au reste du monde. Sont numéro d'accès #86072.

Je pense qu'une multitude de rooms et de links ne servent à rien si elles n'ont pas de centre d'intérêts.

Les différents systèmes offrent la possibilités de se retrouver par région voir par ville, mais pour le DSTAR par exemple seul DSTAR France et Alpes du Sud ont un peu d'activités. Le reste de la journée, l'activité sur les différents réseaux est quasi nul et on y retrouve toujours les mêmes. Il y a de temps en temps des QSO techniques intéressants .... mais pas souvent.

J'ai aussi constaté que des F0 étaient présents sur les réseaux numériques et avaient créé des passerelles. C'est bien parce que ça démontrent qu'ils sont intéressés mais c'est mal parce que renseignement pris auprès de l'ANFR c'est complètement illégal !

En résumé, je pense que le numérique c'est bien mais en l'état actuel c'est un joyeux foutoir inutile. L'offre est supérieure à la demande, pas de centre d'intérêts pouvant réunir les OMS, prix élevé des équipements, pas étonnant qu'une fois qu'on a trouvé comment ça fonctionne on aille voir ailleurs s'il n'y as quelque chose de plus intéressant.

ATTENTION !!!!!!

Ceci est mon sentiment PERSONNEL . Je n'essaye de convaincre personne ni de soulever telle ou telle polémique concernant le numérique VS le radioamateurisme et son évolution dans le temps. Je donne juste mon avis de novice par rapport à ce mode de transmission que je viens juste de découvrir.

Après, à chacun de choisir par rapport à ses convictions de continuer ou d'abandonner.

Je n'ai certainement pas tout découvert de ce que ces différents modes numériques peuvent offrir et il est évident que tout commentaire CONSTRUCTIF sur CE sujet et en RESTANT dans le sujet sera grandement apprécié par le novice que je suis et d'autres qui se posent plein de question mais n'osent pas les poser.

Avec le confinement, nous allons tous avoir le temps de découvrir et redécouvrir les joies de la radio !

Il y a certainement quelques fautes d'orthographe, veuillez m'en excuser.

Bon confinement à tous.

Bernard

 

 

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DO1JML

C'est très bien d'avoir lancé ce sujet, mais il y a quelques précisions à faire.

D'abord: DMR, C4FM et D-Star sont des modes de modulation, pas des réseaux. Avec chacun de ces modes, on peut s'organiser en réseau. On a donc:

DMR: Brandmeister, DMR-Mark (seul le premier est important en Europe)

D-Star: D-Star (à ma connaissance, un seul réseau et il a le nom de la modulation)

C4FM / System Fusion: Wires (pas très clair, C4FM est la modulation pour le protocole données/voix "System fusion", si j'ai bien compris)

(FON utilise des répéteurs analogiques reliés par Echolink. Echolink est "numérique", dans le sens où il utilise Internet pour relier les répéteurs...)

 

Les 3 modes de modulation ont leurs avantages et inconvénients. Ils sont aussi liés à des fabricants particuliers.

DMR: à l'origine Motorola, avec le plus de fabricants aujourd'hui. Réseau prévu à l'origine pour les communications d'entreprises. Disponibilité de posts très bon marché (60-70€) d'origine chinoise. Deux communications en parallèle sur un canal. Standard ETSI. De loin le plus de répéteurs où je suis.

D-Star: Icom, Kenwood, Flexradio. Protocole développé au départ par les radio amateurs japonais. Un canal données parallèle au canal voix.

C4FM: Yaesu. Permet des relais mixtes FM / numérique.

 

L'organisation en réseau permet effectivement de parler à des utilisateurs sur un autre répéteur. Elle permet aussi à un utilisateur sans radio de participer au réseau par Internet. Normalement, un garde fou est prévu pour que chaque utilisateur ait une licence, puisqu'ils peuvent potentiellement émettre sur un répéteur.

L'utilisation en réseau n'est bien sûr pas obligée. Personnellement, je me sers des répéteurs DMR locaux pour des communications locales, comme les réunions du club dont je fais partie. Par rapport à un répéteur FM, on a moins d'utilisation de spectre et une meilleure qualité de signal à bas niveau.

Dans un prochain post, je peux faire un petit topo sur le DMR, s'il y a de l'intérêt. 

Edited by DO1JML
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F4HJT

Bonjour

il y a 40 minutes, DO1JML a dit :

D'abord: DMR, C4FM et D-Star sont des modes de modulation, pas des réseaux. Avec chacun de ces modes, on peut s'organiser en réseau. On a donc:

DMR: Brandmeister, DMR-Mark (seul le premier est important en Europe)

 

DMR-Mark est en effet quasi inexistant en Europe (hors Suisse); mais ne pas oublier  DMRPlus / IPSC2 (je ne sais plus du tout où en sont les guerres picrocholines entre les "troupes" de IPSC2 et de Brandmeister : en tous cas , ça a beaucoup aidé à la perte d'attractivité du DMR).

Edited by F4HJT
Précisions

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Guest

Merci à DO1JML qui maîtrise le sujet ce qui n'est pas mon cas. C'est grâce à ce genre de contribution constructive que je vais améliorer mes connaissances.

Pour ma part, je trouve DMR très compliqué et dépendant alors que le système C4FM est simplissime à paramétrer et à utiliser. Ce n'est peut-être pas le cas, mon ignorance sur le sujet me le faisant paraitre compliqué.

Si vous pouvez développer, je pense que nous serons nombreux à vous en remercier.

Je suis QRV DMR avec un hotspot3 de chez Shark mais je n'y vais jamais ne sachant pas naviguer sur le réseau DMR. Je suis resté bloqué sur DMR France

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F4HJT
il y a 45 minutes, (ancien membre) a dit :

Merci à DO1JML qui maîtrise le sujet ce qui n'est pas mon cas. C'est grâce à ce genre de contribution constructive que je vais améliorer mes connaissances.

Pour ma part, je trouve DMR très compliqué et dépendant alors que le système C4FM est simplissime à paramétrer et à utiliser. Ce n'est peut-être pas le cas, mon ignorance sur le sujet me le faisant paraitre compliqué.

Je ne connais pas C4FM dans les détails mais paramétrer un transceiver DMR n'a absolument rien de compliqué.

Une fois assimilé quelques  concepts importants mais simple (l'identifiant CCS7 de terminal, la notion de "Talk group" et comprendre ce que sont le "Slot" et le "Color Code") on se retrouve pour le reste en terrain familier avec des fréquences, des shits, etc .....

Réaliser un relais numérique est un peu plus complexe : nous en avons fait un dans mon RC grâce à deux OM qui se sont investit sur le sujet avec deux TX Motorola pro acheté 50€ sur eBay (les TX sont  "transparent', ils ne sont pas DMR), une carte d'interface, un R-Pi et un filtre duplexeur Maintenant le relais opère aussi en C4FM (le premier qui rentre dessus conditionne le mode d'opération).

Quand le relais a été fait, nous avons organisé deux conf. au RC, et tous les OM (dont un certain nombre d'âge ... certain) ont su après paramétrer leur TYT MD380

Le gros plus du DMR c'est que le matériel coûte très peu cher, et qu'on peut bricoler des relais maison, alors que c'est  justement le point noir du système D-Star : le coût du matériel et le fait que c'est une architecture propriétaire.

Le RRF est un autre sujet : c'est un lien numérique entre relais analogiques, qui peut, peut être, donner un "second souffle" à la perte de fréquentation des relais VHF/UHF (et dans tous les cas, il la masque 😃 )

Edited by F4HJT

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DO1JML

Je ne suis pas au courant des différents réseaux, je n'utilise pas le DMR pour avoir des communications par Internet, ni même vraiment pour faire des QSOs (à part les réunions virtuelles de ma section locale, covid oblige...). Ce qui m'intéresse, c'est le principe technique que je peux expliquer. Une fois la technique comprise, le fonctionnement du réseau Brandmeister (ou autre) est plus facile à suivre.

 
A la base le DMR utilise une modulation 4FSK sur un canal de 12,5 kHz (=canal NFM). La modulation est à 4800 bauds avec 4 symboles, donc 9600bits/s. La modulation 4FSK ne joue pas sur l'amplitude, elle permet donc d'utiliser des amplis peu linéaires (pas chers). Le nombre de symboles (4) est choisi pour permettre une démodulation avec un niveau de signal comparable à une mauvaise réception FM et donc d'avoir la même portée environ.
 
Dans ce canal, nous avons un signal TDMA avec deux slots de 30ms, qui se partagent les 9600bits/s, reste 4800. Après correction d'erreur, protocole, etc... reste 2450 bits/s pour les données utiles (la voix, le plus souvent...). L'usage d'un mode TDMA permet deux conversations indépendantes sur le même canal de 12,5kHz. On obtient une occupation virtuelle en fréquence de 6,25kHz, mais avec un matériel moins cher (filtres, amplis). On a également une meilleure autonomie, l'émetteur ne fonctionnant que la moitié du temps. Les radios de synchronisent sur le répéteur (qui émet donc régulièrement des tops de synchro, même sans traffic). Certaines supportent aussi un mode où elles se synchronisent entre elles.
 
Il existe plusieurs variantes de la norme, par exemple "Tier 1, 2, 3", qui n'ont pas d'importance pratique pour les radio-amateurs. Il existe également un standard non TDMA, le dPMR, qui ne nous intéresse pas ici. La voix est comprimée avec un codec AMBE+2, choisi parce qu'il existe sous forme de composant standard. Le codec donne de bons résultats en environnement bruyant (chantiers, par exemple).
 
Il y a souvent "pas cher" dans les paragraphes précédents. La raison est que le DMR est développé pour un usage grand public professionnel: vigiles, flottes de véhicules, etc... Réaliser cela est important pour comprendre ce qui va suivre.
 
Dans notre canal virtuel TDMA, chaque émetteur va rajouter trois numéros à chaque paquet d'information: un "code couleur" (0-15), un numéro d'identification de la radio qui émet (id) et un numéro d'appel. Ces deux derniers numéros ont 7 chiffres.
 
Le code couleur est juste là pour régler les problèmes qui peuvent se poser si deux entreprises de vigiles (ou autre) ont la même fréquence. Pour nous radio-amateurs ce sera toujours 1.
 
Les autres numéros sont conçus pour être utilisés de la façon suivante:
-chaque utilisateur (chaque radio) en reçoit un: le numéro id. En entreprise on aura par exemple: Bob=1/id, Max=2/id, Ben=3/id, Relais=31416/id. Le relais est aussi une radio, il a aussi son numéro. On peut choisir les numéros comme on veut, ici on a laissé la place pour 31415 employés avec des numéros continus.
-les numéros d'appel sont de deux sortes: id et groupe. Si j'appelle un id, seulement cette radio là va réagir. Si j'appelle 2/id, seule la radio de Max réagit.
 
Maintenant le concept de "groupe", qui est le plus souvent source d'erreur. En entreprise, on veut pouvoir appeler tout un groupe d'employés. Par exemple "vigiles", "expédition", "infirmerie", etc... Pour cela on a un deuxième lot de numéros à 7 chiffres, qui sont faciles à confondre avec les précédents...
Par exemple: Vigiles=1/g, Expédition=2/g, Infirmerie=99/g (pour changer un peu...).
 
Chaque radio (chaque canal en fait) est associée à une liste de groupes. Par exemple, Bob est vigile et infirmier, il va écouter 1/g et 99/g (en plus de 1/id). Ben est à l'expédition, il a juste 2/g (en plus de 3/id).
Cela permet d'appeler tous les vigiles d'un coup, ou juste un vigile. On peut aussi définir plusieurs groupes de vigiles, et un groupe qui les contient tous, etc.
 
Dans un autre message, j'expliquerai comment le réseau Brandmeister utilise ces concepts pour essayer de répondre aux besoins des radio amateurs (qui ont des besoins différents des vigiles...).
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F4CQH

Vraiment très intéressant ce sujet. Et avec des intervenants très pédagogues.

Un grand merci

73 F4CQH

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F4HSQ

Hello,

Je découvre peu à peu les modes numériques (DMR , DMR+ , DMR zyz , D-STAR , C4FM  P25 ...  et j'en passe )

(Le réseau RRF n'est pas un réseau numériques ; ce sont des relais ou point d'accés analogiques interconnectés entre-eux)

Je me rends compte que sur les nouveaux modes numériques , c'est pas la foule , ça part même en décrépitude .... pour trouver un QSO , faut chercher , d'autant plus que les OM Francais sont en majorité des grands SWL..🥵

Il y a plus de réseaux , de sous-réseaux , de rooms , de passerelles .... que d'O.M..   😀😀😀

Sans parler des clans techniques qui se sont constituées , et qui se fusillent régulièrement.

Pour communiquer , tout le monde utilise un Talkie-Walkie connecté à son "HotSpot personnel" situé à quelques mètres , pour se donner l'illusion de faire de la radio , le tout avec bien souvent des voix de canard.😁

Je fais des efforts pour intégrer ces systèmes , mais je souffre !

Et vous ?

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Guest
il y a 6 minutes, F4HSQ a dit :

Hello,

Je découvre peu à peu les modes numériques (DMR , DMR+ , DMR zyz , D-STAR , C4FM  P25 ...  et j'en passe )

(Le réseau RRF n'est pas un réseau numériques ; ce sont des relais ou point d'accés analogiques interconnectés entre-eux)

Je me rends compte que sur les nouveaux modes numériques , c'est pas la foule , ça part même en décrépitude .... pour trouver un QSO , faut chercher , d'autant plus que les OM Francais sont en majorité des grands SWL..🥵

Il y a plus de réseaux , de sous-réseaux , de rooms , de passerelles .... que d'O.M..   😀😀😀

Sans parler des clans techniques qui se sont constituées , et qui se fusillent régulièrement.

Pour communiquer , tout le monde utilise un Talkie-Walkie connecté à son "HotSpot personnel" situé à quelques mètres , pour se donner l'illusion de faire de la radio , le tout avec bien souvent des voix de canard.😁

Je fais des efforts pour intégrer ces systèmes , mais je souffre !

Et vous ?

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F4HSQ

@mon voisin F4CQH (Narbonne)

Le défaut des modes numériques est que l'on ne peut faire de porteuse ou de QRM sans être immédiatement nominativement identifié.

Mais la traditionnelle "chasse au renard" est sympa , surtout lorsqu'on trouve le gibier .😁

Bonne journée à tous :!

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Guest

Concernant le C4FM c'est simple : tu rentres ton indicatif lors de la première mise en service de ton TRX Yaesu et c'est parti ! Après, en fonction de la ou on veut aller, il suffit d'aller sur le site de Yaesu et aller chercher sur https://wires-x.yaesu.com/wires-x/en/id/active_room

Pour trouver la room qui t'intéresse. Une fois la room choisi, il suffit de se connecter sur le réseau Wires X à l'aide de la touche X et de taper #....... le numéro de la room dans la recherche et le tour est joué. !! On peut difficilement faire plus simple.

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DO1JML
49 minutes ago, F4HSQ said:

Je me rends compte que sur les nouveaux modes numériques , c'est pas la foule , ça part même en décrépitude .... pour trouver un QSO , faut chercher 

Ce problème touche aussi les relais analogiques. Il y a simplement désaffection des relais VHF/UHF. Je pense qu'il y a simplement de moins en moins de personnes en recherche de "QSO". Ce n'est d'ailleurs pas ma motivation.

 

49 minutes ago, F4HSQ said:

Pour communiquer , tout le monde utilise un Talkie-Walkie connecté à son "HotSpot personnel" situé à quelques mètres , pour se donner l'illusion de faire de la radio , le tout avec bien souvent des voix de canard.

La voix est un peu déformée par le codec AMBE+2. Le hotspot peut dépanner quelqu'un qui n'a pas de relais à proximité, mais tout le monde ne l'utilise pas. Personnellement, ça ne m'intéresse pas.

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DO1JML
44 minutes ago, F4HSQ said:

Le défaut des modes numériques est que l'on ne peut faire de porteuse ou de QRM sans être immédiatement nominativement identifié.

Votre voisin est un incompétent. Mais, chut! on ne va pas lui expliquer. 😷

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F4CQH

Là quelque chose m'échappe...

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DO1JML

En relisant le post de F4HSQ, je ne suis plus sûr qui ne savait pas faire de QRM, lui ou son voisin. Mais peu importe, je ne vais pas expliquer.

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F4HSQ

C'était un message subliminal , avec un filtre étroit pour le recevoir correctement ... 😁      Explication :

Le "voisin" et/ou son "voisinage" sont de grands pratiquants de porteuses en tout genre sur les réseaux analogiques de la région , notamment le RRF qui semble leur donner de l'urticaire .

Bonne occasion de faire une chasse au renard , et qui a été fructueuse : 2 d'entre eux ont été identifiés de façon certaine.

Ce genre de lâcheté n'est pas possible avec les modes numériques purs.

Est-ce clair ?

73's

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DO1JML

Oui, c'est clair. Personnellement, je ne vois pas l'intérêt de brouiller un relais public, mais je sais que cela existe. Et vous avez une certaine chance que la compétence technique des "renards" soit limitée, il est évidemment possible de brouiller les modes numériques.

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F6ITU

Bonsoir

Histoire de rendre cette purée de pois encore un peu plus opaque, l'on pourrait citer l'existence du réseau hblink ainsi que la naissance d'une nouvelle infra, M17, utilisant le seul codec "ouvert" (codec2, que les OM connaissent déjà grâce à FreeDV

Disons que ce qui rend difficile la compréhension de ces modes dépend de plusieurs facteurs (avis personnel) 

- l'usage abusif de termes anglais sans chercher à vulgariser l'idée avec des équivalents en Français (un hotspot est une passerelle, i, "codeplug" est un simple fichier de configuration du poste émetteur, un "code couleur" est plus ou moins l'équivalent d'un signal dtmf ou du 1750Hz  servant à déclencher un relais etc etc) . Sans vulgarisation, sans trahisons de ces termes, les modes numériques resteront sérieusement jargonnant. Ca en avantage certains, qui rêvent d'imposer leur mainmise sur la communauté "transmissions numériques" (diable, qui oserait ??)

- la propension de certains clubs, asso, personnes privées qui se "dévouent" et configurent en série des installations amateurs à l'attention de personnes ne souhaitant pas RTFM. C'est le même phénomène que l'on a constaté avec l'arrivée de FT8 et autre système de transmission numériques. Ce qui crée une classe de consommateurs de communication à peine capables de saisir les tenants et les aboutissants de ces réseaux. Ces gens là (les "serial installers" ) font plus de mal que de bien. Aider à configurer, oui, mâcher et digérer le travail pour que l'effort du bénéficiaire soit proche de l'inverse de l'infini, non. Car le résultat se soldera par une paupérisation des échanges radio. Lorsque l'on n'a rien d'autre à raconter sur l'air qu'une suite de références yaesu, icom ou Motorola, il ne reste plus que les conversations de café du commerce ou l'illusion d'une chasse au DX sous prétexte que l'on a "fait un japonais et deux guatémaltèques dans la matinée". Quel progrès par rapport à Skype!

- la conscience - ou pas- de la mainmise de quelques marchands de soupe qui tentent d'imposer (et y parviennent) des protocoles totalement fermés afin de mieux pigeonner les radioamateurs en les enfermant dans des non-standards, non publiés, et ne fonctionnant que sur un quarteron de talky-walky de telle ou telle marque. Pour ma part, cette tentative visant à accaparer l'activité radioamateur à seule fin mercantiliste me donne des boutons. Il n'existe que deux standards publiés, DMR et M17. Dmr est un standard ETSI (à chacun de l'implémenter à sa sauce, Motorola n'est que l'un des adoptants), et M17 est un développement 100% radioamateur. Le reste est une voie sans la moindre espérance d'ouverture destinés à des consommateurs de communication.

- la confusion entretenue entre la connexion à un réseau d'opérateur et le type de modulation/infrastructure de communication. Comme le fait fort justement remarquer DO1JML, le raccordement à un réseau d'opérateur n'est pas inévitable. Le réseau DMR autour de Grenoble est, si je ne me trompe pas, assuré par un maillage Ethernet sans fil sur 5 GHz, exploitant uniquement des moyens amateurs et reposant uniquement sur des réseaux radio. Mais dans ces conditions, l'étendue du réseau dépendra toujours de la bonne volonté des personnes prêtes à s'investir et à investir dans des équipements d'infra (on en revient à la fameuse nécessité d'un réseau hamnet national maillé sur 5 GHz... c'est un serpent de mer qui ne finit pas de se noyer) 

J'ai trop souvent entendu des radioamateurs réclamant la possibilité de se "connecter au réseau internet" sous prétexte de modernitude... cela fait des décennies que les radioamateurs sont sur Internet, dans le cadre de leur classe 44.x.x.x. Cette confusion entre les termes "réseau internet" et "réseau d'opérateur" est d'autant plus exaspérante qu'elle est commise par des personne supposées connaitre ces différences... c'est au programme de l'examen. Il en va de même pour les transmissions numériques. Le recours aux hot spot relié à des réseaux d'opérateurs devrait imho exister "à la marge" pour que les nouveaux venus comprennent les rouages de ces nouveaux modes, et puissent ensuite passer plus librement à des choses toutes aussi intéressantes, à savoir la mise en place d'une véritable infra amateur, résiliente et autonome. 

Ce sera bien entendu plus difficile pour ceux qui habitent en zone de montagne... 

(ces arguments ironiques sont à prendre à la rigolade, bien entendu

73'

Marc

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Guest

Totalement solidaire du message de F6ITU.

Maintenant, c'est en place et il faut essayer de faire avec et de le faire vivre.

Nous savons tous que ce n'est vraiment pas simple, le but de mon post étant de partager notre savoir et notre expérience sur le paramétrage et l'utilisation des différents.

Moi je veux bien parler de Wires X et de Fusion, aucun mérite ils sont les plus simples.

J'ai réussi à me balader sur le réseau DSTAR mais vraiment basic.

En ce qui me concerne, j'aimerai que des utilisateurs du DSTAR et du DMR vient nous expliquer "simplement" les possibilités de ces réseaux, comment y accéder et comment les utiliser.

Je suis aussi tout à fait d'accord qu'il faut que l'OM intéressé fasse de son côté les recherches nécessaires pour comprendre et avancer tout seul dans la découverte du système. autrement ou est l'intérêt du truc ?

J'ai un hotspot qui me permet d'être à l'écoute. En clair j'utilise mon FT3DR pour attaquer le Hotspot qui se charge du travail pour m'amener sur le DSTAR. Je me sers du dashboard DSTAR France http://xlx933.dstar-france.fr/index.php

pour avoir en réel l'activité France. Je suppose qu'avec mon FT3DR je n'ai pas les mêmes possibilités que si j'utilisais un ICOM ou un Kenwood.

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F1QM
Il y a 4 heures, F6ITU a dit :

à savoir la mise en place d'une véritable infra amateur, résiliente et autonome

J'aime bien le global du post de F6ITU et sa conclusion relative a une infra amateur.... il y a eu pas mal d'infra analogigue inter relais Y inclus ATV et aussi l'époque packet Radio .... on était mieux que les opérateurs  Radio inexistants à cette époque.. a part RadioCom 2000.

Maintenant Chacun s'amuse comme il peut. DMR.C4FM FT8 et autres dizaines de modes on ne va pas leur reprocher vu que l'ennui naquit de l'uniformité.

Perso je pense aussi qu'il est préférable de bâtir un réseau Maillé IP 5.7 Ghz  et 2.4 Ghz sur tous nos sites relais  et y faire du Multiplex IPTV en autres data  que de se replier sur les skype. You tube et autres vecteurs d'opérateurs.

Un réseau radio amateur ne peut être tributaire des opérateurs ... voyez l' ADRASEC destiné a les remplacer au cas ou ......Bon on peut se servir  des réseaux IP mondiaux, après tout comme le fait le RRF avec une qualité audio autrement supérieure que les modes  Numériques précités avec toutefois un bémol pour le C4FM lequel avec un niveau micro bien réglé est le moins mauvais de tous.

Perso je kiffe mieux la qualité de  l'audio des SSB décamétriques voire la FM des Anglais sur 5.403,50  Khz dont la qualité  est bien au dessus des voix  canards du DMR (ou  MDR ?)  Chacun son trip

Quand a la chasse au renard  faite ces derniers mois dans le 11, pas que pour des brouillages !  mais pour aussi des insultes et des menaces; dans le 11 le 66 et le 34 elle est active amusante et productive et l'un des 3 coutumiers du fait a été filmé enregistré a eu sa voiture  "arrangée" et est rentré chez lui  dans le 59 avec  un dossier complet assortit d'une main courante a la gendarmerie et d'un dépôt de plainte dossiers envoyés a l'ANFR.

Les  2 autres identifiés localisé  ( il y en a encore 3) comme lui bénéficieront aussi  d'un dossier complet,  aidés que nous sommes par le véhicule et le système de radio Repérage des  "services" de ......

L'un deux, le plus marrant  des trois, est réglé comme du papier a musique... vers les 17H45 ll rentre du pro et des 18Heures +- epsilon le voila qui se met a pédaler des DTMF et autres gargouillis uniquement dans le but  de couper des QSO en cours sur le relais local en le faisant changer de salon.. en fait il se confronte a un firmware Robot qui remet les choses en place dans la foulée l'obligeant à pédaler plus vite et  plus souvent ce qui nous a permis de le localiser plus rapidement..

Il va sûrement nous dire que c'est son gamin qui s'amuse avec ses radio en rentrant de l'école, il est vrai que parfois on a entendu moduler des voix jeunes mais au contenu  insane et ce en l'écoutant  depuis le parking situé au dessus de son antenne.

Dans cette même veine nous avons reçu des e-mails insultants et orduriers d'un OM anti RRF . Mails publiés dans deux RC aux OM abonnés au échanges de ces RC.. Nous avons prodigué une réponse aimable et  apitoyée vers ce pauvre OM égaré dans ses syndromes ..Si requis  a l'aune des nouveaux brouillages, nous nous ferons un plaisir de publier  cette prose dans son intégralité ( déjà publique) et  de la faire parvenir aux curieux qui aimeraient  savoir qui est qui...

73 F1QM

Edited by F1QM
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DO1JML
5 hours ago, F6ITU said:

Bonsoir

Histoire de rendre cette purée de pois encore un peu plus opaque, l'on pourrait citer l'existence du réseau hblink ainsi que la naissance d'une nouvelle infra, M17, utilisant le seul codec "ouvert" (codec2, que les OM connaissent déjà grâce à FreeDV

Il y a effectivement d’autres protocoles de modulation numérique que j’ai oublié dans ma liste: NXDN, dPMR, P25, Tetra, Tetrapol et M17 qui est, comme indiqué ci-dessus, totalement libre.

10 hours ago, DO1JML said:

(...)Dans un autre message, j'expliquerai comment le réseau Brandmeister utilise ces concepts pour essayer de répondre aux besoins des radio amateurs (qui ont des besoins différents des vigiles...).

Voici la suite des explications sur le protocole DMR, le seul que je connais bien.

On peut se servir de DMR sans relais, pour des communications simplex. C’est intéressant (surtout pour étudier le protocole TDMA dans ce type d’usage, et on peut aussi avoir deux communications indépendantes, ce qui permet un mode duplex réel…), mais c’est assez peu employé sur les bandes RA. On peut aussi avoir un relais sans accès internet, on peut même mettre les voies montante et descendante sur la même fréquence en utilisant les deux slots, mais peu de portables supportent ce mode.

L’usage le plus courant est avec relais classique, voie montante et descendante sur deux fréquences différentes. Je ne vous ferai pas l’injure d’expliquer comment programmer cette partie là, c’est comme en FM.

 

A partir d’ici, j’explique le réseau Brandmeister, le plus commun (et celui que j’utilise).

Sur un relais, j’ai deux slots: 1 et 2. Il est classique d’utiliser 1 pour les communications vers les autres relais (par Internet) et 2 pour les communications locales (donc pour faire un QSO avec un voisin ou une réunion de club local).

Ensuite nous avons vu qu’il y a deux sortes de numéros: identification (id) et groupe (g). Chaque numéro a 7 chiffres (en décimal). C’est prévu au départ pour une entreprise qui associe des numéros à des employés. Pour un réseau mondial de radio-amateurs, il faut se mettre d’accord au niveau mondial sur comment affecter les numéros. Chaque OM a besoin d’un numéro id.

 

La solution a été d’affecter les trois premiers chiffres par pays. La France a 208. La Belgique a 206. Les Pays-Bas 204. Ainsi 2080554 est un OM français. Il y a vite des limites, donc certains pays débordent sur les numéros suivants. L’Allemagne a 262, 263, 264 et 265. Mon id est 2620811. Avant d’utiliser le réseau, demandez un id ici: https://register.ham-digital.org

Ces numéros “id” sont un peu comme un numéro de téléphone et permettent d’appeler un OM individuellement (pour autant que sa radio soit à portée d’un répéteur). Ils permettent aussi de faire des tests, beaucoup de répéteurs ont des numéros réservés pour des fonctions comme “perroquet” (renvoi d’appel), par exemple. Mais la radio doit aussi permettre d’appeler un groupe de personnes, une pièce de discussion. Pour ça, il y a les numéros “groupes” (ceux qui permettent aux entreprises d’appeler l’ensemble des vigiles ou les infirmiers).

 

Les numéros “groupe” sont choisis selon les principes suivants:

-le groupe 9 sert pour les communications locales sur le slot 2 (donc comme sur un répéteur FM). Parfois aussi le groupe 8 pour un groupe de répéteurs locaux.

-les groupes généraux commencent par 9.  Géographie: 91 (monde), 92 (Europe) ou langue: 913 (Anglais), 937 (Français) ou thème: 973 (Sota), etc…

-les groupes nationaux commencent par les 3 chiffres du pays. Pour la France 208 (France), 2081 (Ile de France), 2085 (Sud-Ouest) ou départements 20883 (Var), etc…

Il y a beaucoup de groupes. Vous pouvez créer le votre si ça ne vous suffit pas (c’est bien pour un club, par exemple). La liste se trouve ici: https://brandmeister.network/?page=talkgroups

Il vous faut ajouter les groupes que vous voulez recevoir à la liste sur laquelle votre appareil va déclencher la réception et sur le bon répéteur et le bon slot. Ce fichier de configuration s’appelle un “code plug”. C’est idiot, mais ce n’est pas moi qui ait choisi ce mot.

 

Après, l’appel se passe de la façon suivante:

-vous pouvez appeler une personne, par exemple 2083141 un choisissant un appel “id”. Le réseau va transmettre l’appel au dernier répéteur qui a vu cet id. La radio se déclenche, si en portée.

-vous pouvez appeler un groupe, par exemple 208 en choisissant un appel “groupe”. Tous les répéteurs portant ce groupe vont transmettre votre appel (donc en France). Toutes les radios en portée de ces répéteurs et écoutant ce groupe vont recevoir l’appel.

Si, par exemple, vous êtes à Paris et vous appelez le groupe 20883 (département du Var), les répéteurs du Var vont s’activer. Votre répéteur de Paris va rajouter 20883 à sa liste de groupe pour 15min pour que vous puissiez entendre la réponse. Votre voisin qui écoute le même répéteur mais qui se fout du Var et n’a pas mis ce groupe dans sa liste ne reçoit rien.

 

Voilà en gros un résumé des principes de base de Brandmeister. Après, il y a des fonctions un peu rusées comme des groupes qui sont font miroir d’autres réseaux (comme Dstar ou Fusion).

Je n’ai pas parlé de toutes les possibilités (comme la fonction SMS, activée dans Brandmeister) ou des fonctions DMR non utilisées par les radio amateurs (encryption, appels d’urgence, etc…).

 

 

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F6ITU

Merci Jérome pour ces précisions et cette clarté

Quelques méchancetés matutinales :

- Le découpage par logique de géolocalisation des identifiants est strictement équivalent à celui utilisé par notre classe IP. Rien ne nous aurait interdit de créer des identifiants CCS7 dérivés d'IP : 44 pour le monde, 151 pour la france, 15175 ou 151075 pour Paris, 15175028 pour l'indicatif FxZZZ, 15175128 pour le groupe des radioamateurs philatélistes ou que sais-je encore. Cela aurait eu le mérite d'une certaine cohérence et nous aurait évité certaines guerre des wanabe gourous du numérique. (des adaptations auraient été nécessaires, mais rien n'est insurmontable).

- Le jargon "codeplug", "color code" etc aurait très bien pu (et peut encore ) être adapté, soit totalement francisé, soit associé à des terminologies "réseau informatique" globalement acceptées. Rien, en matière de termes techniques, n'est gravé dans le marbre. On a beau brocarder la Commission d'enrichissement de la langue française, tout le monde comprend les termes "ordinateur", "système d'exploitation", "masque de sous-réseau", "logiciel", "mémoire vive", "passerelle", "pont-routeur" (et c'est presque la même chose en Allemagne, pays qui, lui aussi, a préféré user du Betriebssystem et du Speicher). 

- Un récent twitt de Phil Karn KA9Q, père du premier protocole IP radioamateur, gourou de la compression audio, ex CTO de Qualcomm (qui a priori sait de quoi il parle), un récent twitt de Phil Karn donc affirmait que les communications radioamateur en mode "stream" étaient en train de vivre leurs dernières années, et que si le mouvement devait survivre, il faudrait tôt ou tard que nous adoptions des systèmes orientés "paquet". C'est en train de s'opérer peu à peu, ça va faire râler quelques vieilles barbes, c'est certain. Mais l'on ne doit pas perdre de vue que cette mutation que j'estime inévitable ne doit pas se faire au profit d'entreprises privées prônant des protocoles fermés. A mon avis, la question est moins de savoir si "les transmissions numériques sont de la véritable émission d'amateur ou non", que si "moi, radioamateur, je suis encore capable de construire moi-même mon transceiver". Quand bien même 90% de mes confrères préfèreraient acheter "sur étagère", ce qui est leur droit le plus stricte, je souhaite vivement que mon "machin numérique" ne soit pas verrouillé par un codec propriétaire, un protocole fermé, des composants n'existants que chez tartempion ou schmoldu, et que le jour ou mon truc tombe en panne, je puisse y coller mon fer à souder sans même envisager l'option "déchetterie". 

Les choix d'aujourd'hui en matière de transmission (et de transition) numérique risquent fort soit de porter le coup de grâce à notre mouvement qui n'est déjà pas vaillant, soit de le rajeunir radicalement. Nous ne devons pas nous tromper, nous ne devons pas capituler face à la facilité de certaines offres du commerce. De toute manière, la pizza surgelée, c'est mauvais pour la ligne. 

Et hop, je retourne à mon kicad

Bonne journée à tous

Marc

 

 

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DO1JML

Je ne suis pas sûr que le problème soit si préoccupant que cela. Les radio-amateurs ont toujours eu du mal à réaliser des appareils portables et détourné à leur usage des appareils conçus pour d'autres. Il y a un peu moins d'un siècle, les radio-amateurs détournaient du matériel militaire que les anglophones appelaient "Walkie Talkie", aujourd'hui on détourne des postes DMR prévus pour un autre marché. Au sujet de la langue française, le mot anglais "Walkie Talkie" a été francisé en "Talkie Walkie", j'espère que l'ironie de la chose vous amusera. 😇

Je ne vois pas non plus trop de risque que la possibilité de réaliser sa propre radio (quel laid anglicisme que "transceiver"... 😉) disparaisse. Au contraire, avec les développements des systèmes SDR et, à l'avenir, des FPGA, je pense que le contraire va se passer. Mais nous verrons bien.

Je suis désolé pour les anglicismes SDR et FPGA. J'essaie normalement d'utiliser les traductions françaises, mais là je n'en connais pas.

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F6ITU

En pratique, l'on devrait dire "radio logicielle" pour SDR (terme agréé par notre commission) et fpga "réseau de porte  programmable". Le premier est assez usité, le second nettement moins. Pour un journaliste, le fait d'avoir à sa disposition un terme Anglais, un autre Français, voir quelque autres synonymes, facilite la rédaction d'un papier et évite des répétitions. A condition toutefois que la première occurrence du terme soit la plus académique. 

On avait, à une époque (au sein de la rédaction d'Electronique Actualité) , tenté de suggérer "circuit précaractérisé logiciel" pour les fpga, et "circuit précaractérisés matériel" pour les ASICs (dans les années 80) mais ça n'a pas franchement marché. l'appellation était kilométrique et le sigle portait à confusion. Plus tard, la commission a suggéré "mémoire électriques vives" et "mémoires électriques mortes" pour RAM et ROM... en précisant que l'on pouvait prononcer "mev" et "mem". Ce fut un fiasco, car la proposition est arrivée des décennies après les premières apparitions de ces composants. Si localisation il doit y avoir, c'est dans l'année de naissance du mot. Le vocabulaire technique atteint très vite sa majorité et s'émancipe puis, bien souvent, meurt bien avant qu'un pépé vert du Quai de Conti n'ait vent de son existence. 

Bien entendu, cette question de la "francisation" est un épiphénomène. Disons que ça handicape pas mal de nouveaux venus 🙂 

Marc

 

 

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DO1JML

Je reviens sur la partie technique. Je suis un peu surpris que personne n'ait remarqué ce que moi j'ai perçu au départ comme un problème: le standard DMR est surtout prévu pour ne pas écouter. Si n'importe lequel des 3 numéros ne correspond pas, la radio reste muette. Cela fait un sens pour un usage professionnel dans lesquels une seule fréquence va être partagée entre plusieurs groupes qui ne doivent pas se gêner. En usage radio-amateur, je veux bien savoir où sont les groupes actifs, s'il y a de l'activité en local et si le canal est occupé avant de l'utiliser.

Le problème du canal libre est réglé (les professionnels l'ont aussi) par des fonctions qui vont bloquer la touche PTT si le relais est occupé. Elles ont des jolis noms comme "impolite retries", etc... C'est à vérifier lorsqu'on programme sa radio.

La possibilité d'écoute sans vérification des numéros existe sur certains appareils (pas tous) sous des noms comme "promiscuous mode" ou "monitor". Vérifiez avant achat.

Le site https://brandmeister.network peut être également utilisé à cet effet avec une carte des relais (soyez patients, l'affichage est très lent), une page par relais et par utilisateur et un site associé "hoseline" qui indique l'activité sur chaque groupe. Malheureusement cette dernière page est hors fonction depuis 3 semaines, mais je suppose qu'elle va être réparée un jour.

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